jeudi 2 juillet 2026

The Bear (saison 5) : Champagne !

 

The Bear, la série culinaire devenue phénomène s'offre une cinquième et ultime saison, après une saison 4 un peu différente des précédentes, passant moins de temps en cuisine. J’avais bien aimé la façon dont la saison 4 se terminait, je trouvais que ça pouvait faire une fin convaincante de la série. Mais je n’ai pas craché dans la soupe quand une saison 5 a été annoncée. 

Quel plaisir, en effet, de retrouver toute l’équipe du restaurant une dernière fois ! A nouveau, l’essentiel de l’action se déroule en cuisine, comme une sorte de retour aux sources pour terminer la série sur un feu d’artifice. Cette ultime saison compte 8 épisodes et les 7 premiers se déroulent presque en temps réel. 

On reprend l’intrigue immédiatement après la fin de la saison 4. Le compte à rebours de l’horloge est à zéro, l'avenir du restaurant n'est toujours pas assuré mais l'équipe s’offre une dernière chance avec une dernière journée… qui se révélera cauchemardesque. Tout semble s’acharner contre Carmen, Sydney et toute l’équipe du restaurant, avec un véritable déluge à l’extérieur, des livraisons qui n’arrivent pas, des appareils qui tombent en panne et toute la maison qui prend l’eau (dans tous les sens du terme). Les nerfs et la cohésion de l’équipe sont mises à rude épreuve. 

Après six premiers épisodes courts et nerveux, l’épisode 7, avant-dernier de la saison, est un véritable petit chef d'œuvre de tension et d’émotion. Un concentré de l’esprit de la série en moins d’une heure. Champagne ! 

La série se termine alors avec un dernier épisode doudou, plein d’émotion, pour dire au revoir à toute la famille The Bear. On passe un peu plus de temps avec Carmy, Syd et Richie, évidemment, mais ils sont tous là ! Certes, c’est sans doute un petit peu trop sucré… mais il faut bien ça pour laisser partir cette grande famille, un peu dysfonctionnelle mais terriblement attachante, et clore une larme à l'œil une série qui exalte la force du collectif et l’importance de savoir offrir et saisir les secondes chances. 

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The Bear (saison 5), une série créée par Christopher Storer
avec Jeremy Allen White, Ayo Edebiri, Ebon Moss-Bachrach
Disponible sur Disney+

vendredi 19 juin 2026

Widow's Bay : Un petit délice comico-horrifique

Tom Loftis est le maire de Widow’s Bay, une petite ville située sur une île loin de tout. Pas de wifi, un réseau téléphonique défectueux… et des habitants qui sont persuadés que leur île est maudite. Mais Tom rêve de faire de l’île une destination touristique. Alors qu’il semble y parvenir, les premiers touristes arrivant sur l’île, d’étranges phénomènes commencent à se produire, laissant à penser que les vieilles histoires n’étaient peut-être pas des légendes. 

Si vous voulez vous amuser à vous faire peur, cette série est faite pour vous ! Car elle est très drôle, pleine d’humour (de l’humoir noir, évidemment), et s’amuse avec les codes des films d’épouvante avec un talent certain, parvenant à proposer au passage quelques scènes bien flippantes, comme on les aime. 

La série multiplie les références à de grands classiques du genre, de John Carpenter à Stephen King, des Dents de la mer à Shining. Et même si l’intrigue est peut-être un peu décousue, elle entretient le mystère et ménage de nombreux rebondissements. Une saison 2 est déjà annoncée, et elle sera nécessaire parce que l’histoire n’est pas terminée. 

Il faut aussi mentionner le casting excellent, incarnant à merveille une galerie de personnages un peu étranges ou excentriques, d’attachants bras cassés plein de failles et de défauts, emmenés par Matthew Rhys et Stephen Root, mais aussi l’excellente Kate O’Flynn. 

Ecriture, réalisation, interprétation, tout est réussi dans cette série comico-horrifique à ne pas rater. Un vrai petit délice du genre. Widow’s Bay est un nouvel exemple assez brillant du catalogue très qualitatif proposé par Apple TV. 

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Widow's Bay, une série créée par Katie Dippold
avec Matthew Rhys, Kate O'Flynn, Stephen Root
disponible sur Apple TV

lundi 8 juin 2026

Spider-Noir : Spiderman ambiance film noir

Dans le New York des années 1930, Ben Reilly est un détective privé vieillissant qui ne croule pas sous les affaires. Mais il est aussi, en secret, l’Araignée… enfin il l’était jusqu’au décès tragique de Ruby, l’amour de sa vie. Depuis, il a pris sa retraite de super-héros. 

Spider-Noir, c’est Spiderman transposé dans l’univers d’un film noir, avec tous les codes du genre, le détective privé, les gangsters, les flics véreux, le club de jazz, la femme fatale… 

Avouons qu’il y a quand même quelques petits coups de mou tout au long des huit épisodes de la série et de son intrigue finalement très classique (un voire deux épisodes de moins aurait sans doute été préférable). Mais incontestablement, la série fonctionne quand même très bien, grâce à son univers visuel et son ambiance très réussis. On prend un vrai plaisir à plonger dans ce vrai faux film noir sous forme de mini-série, aux côtés d'un spiderman en trench-coat et chapeau Fedora, avec quelques références aussi aux films d’horreur des années 1930, comme Freaks de Tod Browning ou L’île de Docteur Moreau d’Erle C. Kenton. Et dans le rôle de l’Araignée, Nicolas Cage s’amuse et nous régale…

A noter que la série est proposée en deux format : couleur ou noir et blanc. Evidemment, il faut absolument la regarder en noir et blanc ! 

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Spider Noir, une série créée par Oren Uziel
avec Nicolas Cage, Lamorne Morris, Li Jun Li

samedi 30 mai 2026

For All Mankind (saison 5) : Vers Mars et au-delà


Pour sa cinquième, et avant-dernière saison, le récit uchronique de For All Mankind se rapproche de plus en plus de notre époque. Nous sommes désormais en 2012 et Happy Valley, la colonie terrienne sur Mars, s’est considérablement développée, grâce notamment à l’astéroïde capturé en orbite autour de Mars lors de la saison précédente. Mais les enjeux économiques et commerciaux créent des tensions, alors que les habitants de Mars aspirent de leur côté à leur indépendance par rapport à la Terre. 

La série poursuit donc son récit aux enjeux géopolitiques nombreux, qui font écho à l’histoire telle que nous la connaissons. En l'occurence ceux des enjeux économiques liées à certaines ressources, et aux conflits qui leurs sont liés, ceux des politiques d'ingérences et des aspirations d'indépendance. 

En parallèle, la série poursuit aussi son versant scientifique, avec la poursuite de l’exploration du système solaire et la recherche de vie sur une autre planète que la terre. La série garde une foi intacte en la science, perçue comme vecteur de paix et source d’espoir pour l’humanité… 

Avouons-le, For All Mankind a quand même un peu perdu de son aura. C'est peut-être aussi lié au fait que la plupart des personnages de la première saison ont disparu. Il reste encore Margo, en prison, et Ed Baldwin sur Mars, âgé et malade… mais certainement pas résigné ! Sans trop spoiler, disons que cette saison va lui offrir une belle fin, très émouvante, une sortie réussie pour un des personnages essentiels de la série. Et il ne sera pas le seul à mourir dans cette saison… 

Il n’en demeure pas moins qu'il s'agit encore de l'une des meilleures séries SF actuelles, avec une uchronie ambitieuse, qui continue à se développer à l’échelon de l’humanité entière, jusqu’à Mars et au-delà. Ce n’est pas rien !

La sixième saison sera la dernière. Ce qui n’est pas étonnant puisque nous arriverons, la dernière image de la saison 5 le confirme, dans les années 2020. L’uchronie nous aura alors pratiquement rejoint et il sera temps de dire au revoir à une série qui aura fait date. 

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For All Mankind (saison 5), une série créée par Ronald D. Moore, Ben Nedivi et Matt Wolpert
avec Toby Kebbell, Joel Kinnaman, Mireille Enos
Disponible sur Apple TV

jeudi 28 mai 2026

The Testaments : La dystopie patriarcale sous un autre angle

Plusieurs années après la fin des événements racontés dans The Handmaid’s Tale, The Testaments nous propose une nouvelle immersion à Gilead. Hannah, la fille de June Osborne, a grandi et se nomme désormais Agnès. Elle ne sait rien de ses origines. Elle a rejoint la prestigeuse école de Tante Lydia, qui forme des jeunes filles pour qu’elles deviennent des épouses modèles, c’est-à-dire totalement dévouées à leur mari (qu’on choisira pour elles). On va lui confier une jeune fille nouvellement arrivée dans l’école et prénommée Daisy. Cette dernière est en réalité une jeune fille infiltrée pour le compte de Mayday, l’organisation qui lutte en secret contre Gilead. 

J’ai commencé à regarder la série avec un peu de méfiance. The Handmaid’s Tale, dont la nouvelle série est un spin-off, avait démarré avec une première saison passionnante, mais avait eu du mal au fil des saisons à tenir la route, finissant un peu par tourner en rond. La dernière saison avait toutefois réussi à remonter la barre et offrir une conclusion satisfaisante à la série. 

The Testaments est finalement une bonne surprise. Le changement de point de vue renouvelle la perception de cette société dystopique terrifiante, d’autant plus inquiétante qu’elle n’est pas sans écho avec certaines réalités qui émergent aujourd’hui. 

On découvre cette glaçante société ultra-patriarcale de l’intérieur, aux côtés de jeunes filles qui n’ont connu que celan endoctrinées et formatées pour devenir des épouses soumises. Le personnage principal est Agnès. Mais le récit s’articule aussi autour de deux autres personnages. Daisy, qui découvre Gilead d'un oeil exétérieur, mais aussi, dans une moindre mesure, tante Lydia, qu’on apprend à connaître sous un autre jour. Elle est le seul personnage qui revient après The Handmaid’s Tale (à part quelques courtes, mais importantes, apparitions de June Osborn). 

The Testaments est au final un teen-drama réussi, un récit d’apprentissage mâtiné d’espionnage qui tient en haleine, avec une esthétique très travaillée. Le final permet d’envisager une suite plutôt prometteuse.

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The Testaments, une série créée par Bruce Miller (II)
avec Chase Infiniti, Lucy Halliday, Mabel Li

Margo a des problèmes d'argent : Une dramédie bien de son époque

 

Margo, étudiante brillante, se retrouve enceinte à la suite d’une relation avec son professeur de littérature, par ailleurs marié. Désormais jeune mère célibataire, elle est incapable de faire face aux factures qui s’accumulent. Elle découvre alors un moyen facile de gagner un peu d’argent : OnlyFans. Petit à petit, elle va mettre sa créativité au service de vidéos sexy kitsch qui rencontrent un certain succès… 

Au premier abord, le pitch de la série pourrait faire craindre une histoire un peu scabreuse. En réalité, c’est bien plus fin que cela. Bien sûr, la série est piquante, un peu provocatrice, en tout cas décalée et surprenante, avec ses personnages atypiques. Car autour de Margo, il y a sa colocataire fan de cosplay, sa mère immature, sur le point de se remarier avec un homme bien sous tout rapport, et un père ex-catcheur au cœur tendre. Le tout avec un casting XXL puisque Margo est incarnée par une épatante Elle Fanning, sa mère par Michelle Pfeiffer et son père par Nick Offerman. Sans oublier Nicole Kidman en surprenante avocate, elle aussi ex-catcheuse. 

La série est souvent sur le fil du rasoir, refusant de porter un jugement moral sur les choix de son héroïne, sans pour autant tomber dans un angélisme béat. C’est une dramédie bien de son époque, à l’humour incisif et au regard plein d’empathie sur ses héros qui font comme ils peuvent pour s’en sortir, des personnages finalement assez complexes. C’est un récit qui aborde des questions comme la parentalité, sous plusieurs angles, la précarité de la jeunesse et la débrouille, au risque de jouer avec les limites, le rapport au corps et à l’intimité, les réseaux sociaux et la monétisation des contenus… 

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Margo a des problèmes d'argent, une série créée par David E. Kelley
avec Elle Fanning, Nick Offerman, Michelle Pfeiffer
disponible sur Apple TV

lundi 25 mai 2026

Rooster : La série feel-good au coeur tendre

 

Greg Russo est un écrivain à succès de romans d’aventure, surnommé Rooster, du nom du héros de ses romans. Il est engagé pour un semestre par une université pour y enseigner l’écriture, université dans laquelle sa propre fille enseigne, et qui vient d’être quittée par son mari (lui aussi professeur) pour une étudiante… 

Rooster, la nouvelle série feel-good de Bill Lawrence (cette fois avec Matt Tarses) s’est terminée récemment sur HBO max. Il faut avouer qu’il est un maître actuel du genre, après Ted Lasso et Shrinking (les deux sur Apple TV). On y retrouve cet optimisme toutefois teinté de mélancolie qui caractérise ces séries… ça peut paraître contradictoire, et pourtant c’est vraiment l’effet que produit ces séries douces-amères et pourtant bienfaisantes. 

Au cœur de l’intrigue, il y a la relation, un peu compliquée mais forte, entre un père (divorcé) et sa fille (qui vient de se séparer de son mari). Ca peut paraître, comme ça, un peu déprimant mais il n’en est rien. En réalité, c’est surtout un prétexte pour explorer avec facétie les relations père-fille, celle avec des ex, les relations amoureuses compliquées, la crise de la cinquantaine, etc. Et ça fonctionne à merveille, grâce à une écriture ciselée des dialogues et des personnages tout de suite attachants. 

L’atout majeur de la série, c’est Steve Carell. Avec Rooster, on retrouve tout ce qu’on aime chez l’acteur de The Office, dans un personnage drôle et attendrissant, à la fois vif et fragile. Charly Clive, que je ne connaissais pas, est pour moi une révélation dans le rôle de Katie, la fille de Greg. Son duo avec Steve Carell fonctionne à merveille.

Par ailleurs, il faut ajouter qu’il s’agit d’une série chorale, avec de nombreux personnages… en général tout à fait savoureux. Mes préférés sont peut-être Walter, le président un peu barré de l’université et grand amateur de sauna, joué par un hilarant John C. McGinley, et Donnie, le flic un peu lunaire, complètement à côté de ses pompes (et qui perd toujours son arme de service…), incarné par Rory Scovel. Mais il y en a plein d’autres. Et on se réjouit de pouvoir les retrouver dans une prochaine saison 2, d’ores et déjà annoncée par HBO !

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Rooster, une série créée par Bill Lawrence et Matt Tarses
avec Steve Carell, Chatly Clive, Phil Dunster
Disponible sur HBO max

The Boys (saison 5) : La série trash finit par faire pschitt

 

Pour son ultime saison, la série continue de faire dans le trash et le politiquement incorrect. Il y a toujours autant de violence et d’outrances, toujours autant d’hémoglobines et autres fluides, toujours autant d’humour noir et caustique, toujours autant de contenu ouvertement politique et cynique. Si vous ne pouvez pas faire la part des choses et prendre du recul, passez votre chemin !

D’autant que, comme c’est une saison finale, la série lâche toute la sauce ! Le délire messianique de Homelander, qui atteint son paroxysme dans cette saison finale, ne peut pas être sans écho avec une certaine actualité en Amérique… Le mélange délétère de la politique et de la religion atteint un sommet, avec la création de The Democratic Church of America. Sans doute la meilleure idée scénaristique de la saison. 

Pour autant, je ne peux pas cacher ma déception. On a quand même l’impression de tourner un peu en rond, jusqu’à un épisode final qui peine à convaincre, avec un dénouement que j'ai trouvé bâclé. Les espoirs d’un renouveau éventuel grâce à l’intégration de personnages issus du spin-off Gen V sont déçus : Marie Moreau et ses amis n’apparaissent presque pas dans l’histoire, et sans véritable incidence sur l’intrigue... Dommage.

The Boys, qui avait fait sensation pour sa première saison, et confirmé avec sa saison 2, n’a pas tenu la distance, selon moi. 

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The Boys (saison 5), une série créée par Eric Kripke
avec Karl Urban, Jack Quaid, Antony Starr
Disponibles sur Amazon Prime Video

dimanche 3 mai 2026

Monarch - Legacy of Monsters : Un divertissement monstre

 

Monarch : Legacy of Monsters fait partie du "Monsterverse", initié par quelques films de qualité très inégale, sortis au cinéma (à partir de l’excellent Godzilla réalisé par Gareth Edwards en 2014). La série, qui en est à sa saison 2, est elle aussi inégale. Le scénario souffre d’approximations et de rebondissements capillotractés, les différents personnages ne sont pas tous aussi intéressants… mais il y a les monstres. Et moi j’aime bien les films (et les séries) de monstres. A côté des iconiques Kong et Godzilla, on a droit à quelques bestioles réjouissantes de monstruosité. 

Et puis il y a Kurt Russel, qu’on retrouve toujours avec plaisir, dans un rôle qui lui va comme un gant. A noter aussi la bonne idée de casting d’avoir choisi son fils, Wyatt Russell, pour incarner le même personnage jeune, puisque la série continue de tirer plusieurs films narratifs, à deux périodes différentes (des fils qui d’ailleurs s’entremêlent au cours de la saison). 

Il faut prendre la série comme elle est, une série d’aventure tout à fait divertissante, à grand renfort de monstres réjouissants. Rien de plus… mais rien de moins non plus. En tout cas, s’il y a une saison 3, je la regarderai avec plaisir (compte tenu de l’image finale de la saison, et du monstre qu’on y découvre, elle pourrait s’avérer assez sympathique…). 

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Monarch : Legacy of Monsters, une série créée par Chris Black et Matt Fraction
avec Kurt Russell, Anna Sawai,  Kiersey Clemons
Disponible sur Apple TV

vendredi 17 avril 2026

The Pitt (saison 2) : Passionnant, haletant, humain... incontournable.

 

La saison 2 de The Pitt vient tout juste de se terminer, et c’est toujours la meilleure série médicale du moment, et de loin !

On retrouve avec le plus grand plaisir toute la galerie de personnages quittés à la fin de la saison 1 de cette série chorale en immersion dans le service d’urgence d’un hôpital de Pittsburgh, des personnages auxquels on s’était déjà bien attaché. Nous sommes quelques mois plus tard, on découvre ou on devine le chemin parcouru par les uns et les autres, et on accueille aussi quelques nouveaux. 

La série obéit toujours avec brio au même principe : 15 épisodes, chacun correspondant à une heure de garde au service des urgences. La série se vit donc en temps réel, et elle est toujours aussi réaliste. On a par exemple droit, dès le premier épisode, à une opération à cœur ouvert, et dans le dernier épisode, une césarienne d’urgence ! Et je vous passe tous les rebondissements d’une saison qui se déroule un 4 juillet, jour de la fête nationale américaine ! 

La force de la série est aussi d’être toujours aussi humaine, explorant les failles, la fragilité, les détresses humaines… mais aussi ses étincelles d’espoir et ses lumières inattendues, qui peuvent jaillir dans les situations les plus extrêmes. Les membres du personnel soignant des urgences ne sont pas des super-héros. Ils ont eux-mêmes leurs faiblesses, leurs fêlures, leurs interrogations… et leurs côtés agaçants ou pénibles ! Ce qui ne les empêche pas d’être, d’une certaine façon, des héros, en sauvant des vies et en faisant preuve d’abnégation impressionnante.

Par ailleurs, la série se veut toujours en prise avec l’actualité. Pour preuve, dans l’épisode 11, une descente de deux agents de ICE dans le service des urgences, provoquant la peur panique, tant parmi les patients que certains membres du personnel. On ne peut pas coller mieux à l’actualité sociale des USA. 

La série se termine avec plein de questions en suspens, des destins individuels incertains, des interrogations et des espoirs… ce qui crée déjà une impatience de retrouver la série pour une saison 3 déjà commandée. 

The Pitt est vraiment une série passionnante, haletante, souvent bouleversante, bref incontournable. 

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The Pitt (saison 2), une série créée par R. Scott Gemmill et John Wells
avec Noah Wyle, Patrick Ball, Katherine LaNasa
disponible sur HBO max

jeudi 9 avril 2026

Shrinking : L’exemple parfait d’une série feel-good réussie

 

Shrinking est l’exemple parfait de ce que peut être une série feel-good réussie. Pour rappel, Bill Lawrence, le créateur de la série, est aussi celui de Ted Lasso (et aussi de Rooster, sa nouvelle série en cours). 

Il s'agit d'une série chorale autour de trois personnages principaux, qui partagent le même cabinet de psychothérapie : Jimmy qui a perdu sa femme, Tia, dans un accident de voiture, Gaby qui était la meilleure amie de Tia et Paul, leur mentor, qui est par ailleurs atteint de la maladie de Parkinson. A cela vient s’ajouter toute une galerie de personnages, souvent hauts en couleur, qui gravitent autour d’eux. 

L’optique de la série, qui fait toute sa saveur, est d’aborder des sujets graves avec légèreté. Il est en effet question de deuil, de maladie, de reconstruction, de pardon, de solitude, mais aussi d’amour et d’amitié, d’engagement, de fidélité, de parentalité… le tout en tenant compte de toutes les formes modernes de couples et de famille. 

Il y a, par ailleurs, beaucoup d’humour, grâce à des dialogues très bien écrits. Et le récit intègre plusieurs touches d’émotion, pleinement assumée… c’est évidemment le cas du dernier épisode de cette saison 3, devant lequel on peut difficilement retenir une petite larme. 

Et puis le casting est parfait. Avec un excellent Jason Siegel dans le rôle de Jimmy, et Harrison Ford dans un rôle en or, celui du bougon Paul. Le reste du casting, avec des acteurs plus ou moins connus, est au diapason. A noter, pour cette saison 3, les quelques apparitions très touchantes et drôles de Michael J. Fox, lui-même atteint de Parkinson comme on le sait. 

Le message se veut définitivement positif. Dans une série feel-good, tout, ou presque, finit par s’arranger. Et alors ? C’est le propre du genre. Et c’est pour cela que ça fait du bien ! Ça ne veut pas dire pour autant que les sujets sérieux voire graves ne sont pas traités avec justesse. En tout cas, je trouve que Shrinking y parvient vraiment bien. 

Et puis, à force, on s’attache à ces personnages. A l’origine, la série était prévue pour durer trois saisons. Et c’est vrai que le final clôt bien des arcs narratifs… mais il laisse aussi des portes ouvertes sur des suites possibles. Et j’avoue ne pas être mécontent qu’une quatrième saison est déjà prévue !

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Shrinking (saison 3), une série créée par Jason Segel, Bill Lawrence, Brett Goldstein (II)
avec Jason Segel, Harrison Ford, Jessica Williams (II)
Disponible sur Apple TV+


jeudi 19 mars 2026

Young Sherlock : Sherlock avant Sherlock Holmes

 

Sherlock Holmes, âgé de 19 ans, est envoyé à l'université d'Oxford par son frère Mycroft, pour se racheter après avoir été emprisonné quelques mois pour vol. Malgré ses origines nobles, il y est engagé comme simple valet. C'est alors qu'un meurtre survient et le jeune homme se retrouve embarqué dans la résolution de sa première énigme... 

Guy Ritchie avait réalisé deux films sur Sherlock Holmes (en 2009 et 2011) avec Robert Downey Jr dans le rôle du célèbre détective. Le voilà de retour, en producteur délégué et réalisateur de quelques épisodes, mais il marque de son empreinte la série, dans une histoire qui évoque Sherlock Holmes bien avant qu’il soit celui qu’on connaît, alors qu’il a à peine 19 ans. 

On y découvre la famille de Sherlock, et notamment son père, avec qui il a une relation… compliquée, mais aussi sa mère internée dans un asile, son frère aîné bien sous tout rapport, et le traumatisme de sa jeune sœur disparue. Qui plus est, il rencontre James Moriarty, qui deviendra son ennemi juré mais qui est ici son ami, et ils s’entraînent l’un l’autre dans leurs aventures. Par quelques touches, on devine un peu comment leurs chemins vont se séparer, et comment ils vont devenir l’un et l’autre ce que l’on sait mais pour l’instant ils travaillent ensemble, à déjouer un complot à dimension internationale. 

L’intrigue à tiroir est plutôt sympathique, même si ce n’est pas forcément le point le plus réussi de la série (il a quand même quelques approximations et facilités de scénario). Toutefois, l’ambition de la série est avant tout de divertir. Et elle le fait plutôt bien, avec un récit enlevé, des dialogues qui font mouche, beaucoup d’humour et des scènes de baston très sympa. On est bien dans l'esprit de Guy Ritchie. Et ça fait plaisir ! 

Hero Fiennes Tiffin (neveu de Joseph Fiennes… qui joue son père dans la série) ne démérite pas en jeune Sherlock Holmes mais c’est Dónal Finn qui emporte la mise en James Moriarty. 

Quoi qu'il en soit, on le comprend clairement à la fin, on n’a pas envie d’en rester là et on peut espérer au moins une saison 2... 

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Young Sherlock, une série créée par Matthew Parkhill
avec Hero Fiennes Tiffin, Dónal Finn, Joseph Fiennes
Disponible sur Amazon Prime Video
 

lundi 23 février 2026

A Knight of Seven Kingdoms : Un pas de côté rafraîchissant dans l'univers de Game Of Thrones

 

Nous sommes environ un siècle avant les événements de Game of Thrones. Ser Duncan (Dunk) est un jeune chevalier errant, un peu naïf mais noble de coeur et courageux. Il est accompagné d’un jeune écuyer turbulent et indiscipliné, Egg, qu’il a récupéré dans une auberge. Ensemble, ils se rendent à un tournoi de chevaliers. Mais Dunk n’a encore jamais effectué le moindre duel… 

A Knight of Seven Kingdom est une série spin off qui opère un pas de côté dans le monde de Game of Thrones. L’univers est bien le même mais le ton est assez différent. Le récit commence de façon décalée et légère (voire parfois graveleuse), un ton plutôt étonnant pour l’univers de Game of Thrones. Mais le récit évolue, se densifie tout en restant attaché à ses deux anti-héros, dans un récit à leur hauteur, qui réserve toutefois son lot de révélations qui placent l’histoire dans le cadre plus global de l’univers du Trône de Fer. 

La série propose des épisodes courts (une trentaine de minutes), six seulement pour l’ensemble de la saison. Pratiquement toute l’intrigue, à part quelques flashbacks, se déroule au cours du tournoi mais permet tout de même d’entrevoir les liens de ses personnages avec la grande histoire du monde de Game of Thrones

Évidemment, la série aura aussi son lot de sang et de violence. A cet égard, l’épisode 5 en constitue sans contexte le climax impressionnant, presque tout entier consacré à un combat sanglant, extrêmement violent, vécu de façon immersive. Jusqu’à un dénouement ultime de l’épisode… à la manière de GOT. 

Le dernier épisode clôt le chapitre pour préparer la suite, le récit se terminant de façon assez touchante, tout en ouvrant des perspectives pour une saison 2 qui est déjà en cours de production (et le projet est d’en avoir de nombreuses encore).

D’ambition plus modeste que Game of Thrones et son autre spin off, House of the Dragon, A Knight of Seven Kingdom n’en est pas moins une jolie réussite, rafraîchissante et attachante, dont on se réjouit de connaître la suite. 

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A Knight of Seven Kingdoms, une série créée par Ira Parker et George R.R. Martin
avec Peter Claffey, Dexter Sol Ansell, Daniel Ings
Disponible sur HBO max

jeudi 5 février 2026

Fallout (saison 2) : replongée réjouissante en terre post-apocalyptique

 

Adaptée d’une célèbre franchise de jeux vidéo, Fallout se déroule dans un futur post-apocalyptique. 200 ans après une guerre atomique mondiale, des privilégiés qui avaient pu se réfugier dans des abris anti-atomiques y vivent toujours. Dans la saison 1, Lucy, une jeune femme, a quitté l’Abri 33 et s’est aventurée à la surface, à la recherche de son père, découvrant au passage un monde dévasté et violent. La saison 2 vient de se terminer sur Prime Video, et je ne suis pas loin de penser qu’elle est peut-être encore meilleure que la saison 1… 

Je ne connais pas les jeux vidéo mais j’ai compris que l’option de la série est de proposer une histoire inédite, avec des personnages nouveaux, qui se déroule dans l’univers des jeux vidéo. Or, ce qui est réjouissant dans Fallout, c’est bien son univers post-apocalyptique assez fou, qui mélange uchronie et rétro-futurisme, avec un bestiaire monstrueux de créatures mutantes, et des factions diverses, plus ou moins kitsch, plus ou moins belliqueuses, sans oublier l'humour et les clins d'oeil politiques. Tout cela est rendu de façon très convaincante à l’écran. 

Au niveau de l’intrigue, dans cette saison 2, l’histoire des différents personnages principaux s’approfondit, des liens entre eux apparaissent ou se précisent, notamment avec des flashbacks d’avant la catastrophe nucléaire. Même si ce n’est pas d’une originalité folle, ça fonctionne bien, avec ce qu’il faut de rebondissements et de révélations. Et le final de la saison, qui plus est avec sa scène post-générique, annonce une saison 3 explosive. 

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Fallout (saison 2), une série créée par Lisa Joy et Jonathan Nolan
avec Ella Purnell, Aaron Moten, Walton Goggins

lundi 19 janvier 2026

A Thousand Blows (saison 2) : Retour sur le ring réussi pour la série historique qui cogne

 

A Thousand Blows, la série historique qui cogne, créée par Steven Knight, créateur de Peaky Blinders, est de retour pour une deuxième saison très attendue (en tout cas par moi) sur Disney+. 

Tout comme dans la saison 1, l’intrigue entrecroise toujours le destin, dans le Londres de la fin du XIXe siècle, de trois personnages ayant réellement existé mais dans une fiction qui prend des libertés avec l’histoire. On retrouve toutefois nos héros plutôt mal en point au début de la saison. Hezekiah Moscow, rongé par ses envies de vengeance, n’est plus que l’ombre de lui-même. Sugar Goodson, roi déchu du combat à main nue, se noie dans l’alcool. Quant à Mary Carr, elle compte bien redevenir la reine des Forty Elephants, mais elle est bridée dans ses ambitions. 

Toujours passionnante par sa reconstitution de la ville de Londres dans les années 1880, la série nous tient sans peine en haleine tout au long de ses 6 épisodes, dans un mélange des genres toujours efficace, entre série de boxe et de braquage, récits de rédemption et de vengeance, sur fond de violences, de racisme et de sexisme. 

Sans oublier son solide casting, et une bande originale toujours aussi réjouissante. La fin de la saison laisse ouverte la possibilité d’une saison 3, pas encore confirmée pour l’instant. On croise les doigts… 

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A Thousand Blows (saison 2), une série créée par Steven Knight
avec Malachi Kirby, Erin Doherty, Stephen Graham
Disponible sur Disney+

vendredi 2 janvier 2026

Mon bilan séries 2025

Il y a peut-être une difficulté spécifique à faire un top pour les séries, dans la mesure où il y a des mini-séries, des séries qui démarrent, des séries en cours, d'autres qui se terminent... mais je me suis quand même attelé à la tâche. Voici donc mon top 10, plus une douzaine de recommandations supplémentaires... sans oublier une mention spéciale ! 

1. Pluribus

A partir d’une hypothèse saugrenue (et si tout le monde devenait soudain gentil et serviable, que se passerait-il ?) la série décrit une étonnante dystopie à l’apparente bienveillance, mais très inquiétante… et pleine d’ironie à la fois. Tout est original et passionnant dans Pluribus, d’une maîtrise totale dans la narration, si souvent étonnante… Génial. 


2. Adolescence

Une mini-série britannique magistrale. Quatre épisodes de 50-60 minutes et c’est tout. Quatre quatre plans séquences d’une maîtrise impressionnante et d’une intensité rare. Quatre fragments d’une tragédie familiale terrible. (sur Netflix)
Ma critique complète


3. Severance (saison 2)

L’une des séries les plus originales, les plus étranges et les plus fascinantes de ces dernières années ! Elle réserve sans cesse des surprises et des rebondissements, créant parfois un certain malaise, dans une intrigue complexe qui brouille les pistes. (sur Apple TV)
Ma critique complète



4. The Studio

Une satire féroce et hilarante du petit monde d'Hollywood. (sur Apple TV)

Ma critique complète





5. The Pitt

Immersion haletante dans un service d'urgences. (sur HBO max)

Ma critique complète



6. Des vivants

Pour surmonter les traumatismes, l’amitié et la solidarité. (sur France.tv)

Ma critique complète





7. Los años nuevos

L'histoire d'un couple, une série intimiste et virtuose. (sur Arte.tv)

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8. Andor (saison 2)

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Une (dernière ?) saison profondément émouvante. (sur Disney+)

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Un portrait passionnant d’un cinéaste de génie. (sur Apple TV)

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jeudi 1 janvier 2026

Stranger Things (saison 5) : Une saison finale frustrante...

 

Stranger Things, la série phénomène, vient de se terminer. Elle aura, par son impact, marqué l’histoire des séries modernes mais il faut bien admettre qu’elle aura fini par perdre de sa magie et de son charme, et je ressors frustré de cette saison finale. 

Mise en ligne en trois temps, la saison dans sa première partie (épisodes 1-4) démarre en douceur mais propose une belle montée en puissance, avec les ingrédients habituels : monstres et nostalgie à gogo, jusqu’à un final très spectaculaire qui se termine sur un twist très réussi (même s’il n’était pas vraiment une surprise). Cet épisode 4 est clairement le meilleur de la saison, et sans doute un des meilleurs de la série. Et on se met à espérer une conclusion vraiment réussie. 

Malheureusement, la deuxième partie est plutôt décevante, même si les principaux mystères autour de l’upside down sont révélés… mais on n’aurait pas eu besoin de trois épisodes d’une heure pour cela. Ces trois épisodes souffrent d’un rythme assez poussif. 

Quant au final, avec un dernier épisode de plus de deux heures, il est aussi en demi-teinte. Il n’est, certes, pas complètement insatisfaisant, il y a même quelques bons moments, mais on ne peut s’empêcher d’en ressortir frustré. Je ne dévoilerai rien ici du sort des différents personnages mais on aurait vraiment espéré un final plus épique (on regrette l’épisode 4…). Enfin, dans un épisode final d’une série comme Stranger Things, qui a duré 5 saisons réparties sur 9 ans, il faut évidemment prendre un peu de temps pour dire au revoir aux personnages… Mais fallait-il vraiment prévoir un épilogue aussi long (40 minutes !) et aussi lacrymal ? 

Oui, Stranger Things restera une série marquante, qui nous aura fait passer des heures heureuses devant le petit écran… mais qui n’aura pas su (comme plusieurs autres, il faut bien le dire) se terminer de façon pleinement convaincante. 

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Stranger Things (saison 5), une série créée par Matt et Ross Duffer
avec Millie Bobby Brown, Finn Wolfhard, Noah Schnapp
Disponible sur Netflix