Hugh, un simple vendeur dans un magasin d'électronique, voit sa fiancée se faire accidentellement tuer devant lui par A-Train, l'homme le plus rapide du monde. Ce dernier est membre des Sept, un célèbre groupe de super-héros. Encore sous le choc, il est approché par Billy Butcher, un homme bourru et violent qui lui révèle que Vought International, l'agence qui défend les Sept, cache à tout le monde les crimes commis par les héros. Car ces derniers sont loin d'être des modèles de vertu... Au même moment, les Sept accueillent une jeune nouvelle recrue, Starlight, qui va découvrir la véritable nature des membres du groupe, de l'intérieur.
The Boys, sortie il y a déjà plusieurs mois sur Amazon Prime, est une série de super-héros politiquement incorrecte. Ici, les super-héros ne sont pas simplement faillibles ou tourmentés, comme on peut le voir dans certains comics. Ce sont de véritables ordures ! Imbus d'eux-mêmes, hypocrites, intéressés exclusivement par leur image et leur cote de popularité, ils sont capables du pire. Bref, comme le dit l'affiche de la série : ne rencontrez jamais vos héros !
La série est un reflet grinçant de l'Amérique d'aujourd'hui (mais le monde occidental en général en prend pour son grade...). Tout y passe : réseaux sociaux, télé réalité, magouilles politiques, religion (presque tout un épisode se déroule lors d'un grand festival chrétien... et c'est assez caustique !) On y évoque la recherche du buzz à tout prix, la mise en scène de la vie privée, l'hypocrisie, les discours lénifiants mais aussi le harcèlement sexuel, le sexisme... Bref, une richesse thématique assez impressionnante !
Très bien produit et réalisé, c'est vif et enlevé, parfois trash et violent (donc pas forcément tout public), c'est aussi plein d'humour, souvent noir et irrévérencieux, qui ne plaira sans doute pas à tout le monde... mais qui moi me ravit ! Et le casting est aussi excellent, à commencer par Antony Starr, génial dans le rôle de Homelander (un vrai salaud derrière ses airs de gendre idéal), ou Karl Urban dans celui de Butcher (hargneux et provocateur).
Le tournage de la saison 2 est déjà terminé... je n'attendrai pas aussi longtemps pour regarder la suite !
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dimanche 9 février 2020
lundi 28 mars 2016
Batman v Superman : sombre, lyrique, parfois grandiloquent mais très spectaculaire
Craignant que Superman n'abuse de sa toute-puissance, Batman décide de l'affronter. Qui sortira vainqueur de cette lutte entre le dieu venu de Krypton et le justicier masqué humain ?
Descendu en flammes par beaucoup de critiques, tant aux Etats-Unis qu'en France, le film mérite-t-il autant d'acharnement ? A mon avis, non ! Ce n'est pas le film de l'année, il est certes grandiloquent et le scénario n'est pas sans faille. Mais le film est spectaculaire, et pas dénué de profondeur.
Le prologue est vraiment réussi. D'abord, en quelques images, il y a l'évocation du traumatisme de Bruce Wayne enfant, avec le meurtre de ses parents devant ses yeux. Ensuite, surtout, il y a l'évocation de la fin épique du film Man of Steel mais du point de vue de Bruce Wayne comme spectateur. Vraiment une bonne idée.
Ensuite, la façon dont le film évoque la rivalité entre les deux superhéros est plutôt bien menée. Avec, en fond, leurs tourments existentielles. Ceux de Superman avec sa difficulté à trouver sa place dans un monde qui n'est pas le sien et dans lequel il est perçu comme un dieu. Ceux d'un Bruce Wayne / Batman, désormais grisonnant, mais toujours hanté par ses traumatismes d'enfant.
Il y a, c'est vrai, quelques failles dans le scénario. Par exemple, les scènes de cauchemars de Bruce Wayne ne sont pas très utiles et, surtout, trop longues. Ou la résolution du duel entre Batman et Superman est un peu bancale (la façon dont Batman renonce à tuer Superman...). Mais le film est très spectaculaire et propose des scènes d'action trépidantes, jusqu'au combat final, titanesque.
La mise en image est très snyderienne, avec une photo désaturée, sans aucune couleur éclatante, l'usage de nombreux ralentis, des gros plans dans les scènes de combat. C'est sombre, lyrique, parfois grandiloquent mais très spectaculaire.
Il y a, bien-sûr, les dimensions symboliques et spirituelles présentes dans le film. Celle de la lutte entre l'homme et Dieu. Celle de la destinée, de la justice. Et la fin du film (que je ne vous dévoilerai pas) achève de faire de Superman une figure christique...
Bien-sûr, au-delà de l'affrontement de nos deux superhéros, le film est une préparation à la Ligue de justice. Wonderwoman est déjà intégrée à l'histoire, de façon assez réussie (notamment dans le combat final) et d'autres méta-humains sont rapidement évoqués. Mais je n'ai pas trouvé que cela nuisait à l'histoire. Au contraire, ça donne plutôt envie de voir cette nouvelle équipe de superhéros travailler ensemble !
Au niveau du casting, on retrouve un Henry Cavill très classe en Superman, le costume de Batman va très bien à Ben Affleck, comme celui de Wonderwoman à Gal Gadot ! Jesse Eisenberg en fait peut-être un petit peu trop avec son Lex Luthor psychopathe...
Le tout est baigné dans la musique martiale d'un Hans Zimmer qui ne fait pas dans la dentelle mais qui propose une partition efficace.
Loin de mériter les critiques négatives si nombreuses à son égard, Batman v Superman est vraiment un bon film de superhéros, certes sombre, mais qui, malgré ses défauts, propose 2 h 30 de spectacle où on ne s'ennuie pas une seconde.
Descendu en flammes par beaucoup de critiques, tant aux Etats-Unis qu'en France, le film mérite-t-il autant d'acharnement ? A mon avis, non ! Ce n'est pas le film de l'année, il est certes grandiloquent et le scénario n'est pas sans faille. Mais le film est spectaculaire, et pas dénué de profondeur.
Le prologue est vraiment réussi. D'abord, en quelques images, il y a l'évocation du traumatisme de Bruce Wayne enfant, avec le meurtre de ses parents devant ses yeux. Ensuite, surtout, il y a l'évocation de la fin épique du film Man of Steel mais du point de vue de Bruce Wayne comme spectateur. Vraiment une bonne idée.
Ensuite, la façon dont le film évoque la rivalité entre les deux superhéros est plutôt bien menée. Avec, en fond, leurs tourments existentielles. Ceux de Superman avec sa difficulté à trouver sa place dans un monde qui n'est pas le sien et dans lequel il est perçu comme un dieu. Ceux d'un Bruce Wayne / Batman, désormais grisonnant, mais toujours hanté par ses traumatismes d'enfant.
Il y a, c'est vrai, quelques failles dans le scénario. Par exemple, les scènes de cauchemars de Bruce Wayne ne sont pas très utiles et, surtout, trop longues. Ou la résolution du duel entre Batman et Superman est un peu bancale (la façon dont Batman renonce à tuer Superman...). Mais le film est très spectaculaire et propose des scènes d'action trépidantes, jusqu'au combat final, titanesque.
La mise en image est très snyderienne, avec une photo désaturée, sans aucune couleur éclatante, l'usage de nombreux ralentis, des gros plans dans les scènes de combat. C'est sombre, lyrique, parfois grandiloquent mais très spectaculaire.
Il y a, bien-sûr, les dimensions symboliques et spirituelles présentes dans le film. Celle de la lutte entre l'homme et Dieu. Celle de la destinée, de la justice. Et la fin du film (que je ne vous dévoilerai pas) achève de faire de Superman une figure christique...
Bien-sûr, au-delà de l'affrontement de nos deux superhéros, le film est une préparation à la Ligue de justice. Wonderwoman est déjà intégrée à l'histoire, de façon assez réussie (notamment dans le combat final) et d'autres méta-humains sont rapidement évoqués. Mais je n'ai pas trouvé que cela nuisait à l'histoire. Au contraire, ça donne plutôt envie de voir cette nouvelle équipe de superhéros travailler ensemble !
Au niveau du casting, on retrouve un Henry Cavill très classe en Superman, le costume de Batman va très bien à Ben Affleck, comme celui de Wonderwoman à Gal Gadot ! Jesse Eisenberg en fait peut-être un petit peu trop avec son Lex Luthor psychopathe...
Le tout est baigné dans la musique martiale d'un Hans Zimmer qui ne fait pas dans la dentelle mais qui propose une partition efficace.
Loin de mériter les critiques négatives si nombreuses à son égard, Batman v Superman est vraiment un bon film de superhéros, certes sombre, mais qui, malgré ses défauts, propose 2 h 30 de spectacle où on ne s'ennuie pas une seconde.
mercredi 19 juin 2013
Man of Steel : un sacré coup de jeune à Superman !
Pari réussi pour le duo Zach Snyder / Christopher Nolan : Man of Steel donne un sacré coup de jeune à Superman ! C'est à la fois film de super-héros revisité et excellent film de science-fiction.
Le prologue du film se déroule sur Krypton, avant même la naissance du futur Superman. L'immersion dans ce monde sur le point de disparaître est bien réussie. On y fait la connaissance des parents de Kal-El (le futur superman) et du méchant, le général Zod.
Ensuite, par plusieurs flashbacks successifs, on découvre Clark Kent / Superman en quête d'identité, incompris et isolé de ses camarades mais protégé par ses parents adoptifs.
Les choses commencent à s'animer avec l'arrivée sur terre du général Zod, jusqu'au long final épique extrêmement spectaculaire. Ca va dans tous les sens, on en prend plein les yeux et les effets spéciaux sont vraiment bluffants. On est scotché dans son fauteuil jusqu'au duel final !
La fin est aussi très bien amenée, avec l'émergence de la couverture de Superman en Clark Kent en tant que reporter au Daily Planet... mais avec, à la toute fin du film, une variante non négligeable par rapport au Superman que l'on connaissait.
On perçoit bien la patte de Christopher Nolan,qui produit le film, avec ce Superman plus sombre et tourmenté qu'à l'accoutumée. Une impression accentuée avec la musique efficace de Hans Zimmer, compositeur attitré de Nolan.
On le sait, Superman est probablement le super-héros le plus "christique". Evidemment, un enfant envoyé par son père sur terre pour sauver l'humanité... ça rappelle quelqu'un ! Et Man of Steel utilise la symbolique très largement. Il est incompris, rejeté par les hommes ; il y a un plan évident au début du final où Superman se tient, dans l'espace, les bras en croix, avant d'aller sauver l'humanité ; et, cerise sur le gâteau, au moment où il se révèle en tant que Superman, il a 33 ans !
Henry Cavill est tout à fait convaincant en Superman. Le personnage de Loïs Lane est beaucoup plus intéressant que l'image un peu nunuche que j'en avais. Le général Zod est un vrai méchant digne de ce nom (on adore le détester !). A noter aussi, la très belle prestation de Kevin Costner dans le rôle du père adoptif de Superman.
Enfin, en arrière-plan, on peut noter un argument écolo (sur la surexploitation de la planète), quelques thèmes de société (eugénisme, colonisation) et quelques thèmes psychologiques (paternité et maternité adoptive, recherche d'identité, peur de la différence). C'est donc loin d'être un simple film d'action spectaculaire mais creux...
Bref, Man of Steel est une très belle réussite. Un vrai film de super-héros mais revisité, un très bon film de science-fiction spectaculaire, épique, et pas bête du tout. C'est tout simplement, à ce jour, LE blockbuster de l'année !
Le prologue du film se déroule sur Krypton, avant même la naissance du futur Superman. L'immersion dans ce monde sur le point de disparaître est bien réussie. On y fait la connaissance des parents de Kal-El (le futur superman) et du méchant, le général Zod.
Ensuite, par plusieurs flashbacks successifs, on découvre Clark Kent / Superman en quête d'identité, incompris et isolé de ses camarades mais protégé par ses parents adoptifs.
Les choses commencent à s'animer avec l'arrivée sur terre du général Zod, jusqu'au long final épique extrêmement spectaculaire. Ca va dans tous les sens, on en prend plein les yeux et les effets spéciaux sont vraiment bluffants. On est scotché dans son fauteuil jusqu'au duel final !
La fin est aussi très bien amenée, avec l'émergence de la couverture de Superman en Clark Kent en tant que reporter au Daily Planet... mais avec, à la toute fin du film, une variante non négligeable par rapport au Superman que l'on connaissait.
On perçoit bien la patte de Christopher Nolan,qui produit le film, avec ce Superman plus sombre et tourmenté qu'à l'accoutumée. Une impression accentuée avec la musique efficace de Hans Zimmer, compositeur attitré de Nolan.
On le sait, Superman est probablement le super-héros le plus "christique". Evidemment, un enfant envoyé par son père sur terre pour sauver l'humanité... ça rappelle quelqu'un ! Et Man of Steel utilise la symbolique très largement. Il est incompris, rejeté par les hommes ; il y a un plan évident au début du final où Superman se tient, dans l'espace, les bras en croix, avant d'aller sauver l'humanité ; et, cerise sur le gâteau, au moment où il se révèle en tant que Superman, il a 33 ans !
Henry Cavill est tout à fait convaincant en Superman. Le personnage de Loïs Lane est beaucoup plus intéressant que l'image un peu nunuche que j'en avais. Le général Zod est un vrai méchant digne de ce nom (on adore le détester !). A noter aussi, la très belle prestation de Kevin Costner dans le rôle du père adoptif de Superman.
Enfin, en arrière-plan, on peut noter un argument écolo (sur la surexploitation de la planète), quelques thèmes de société (eugénisme, colonisation) et quelques thèmes psychologiques (paternité et maternité adoptive, recherche d'identité, peur de la différence). C'est donc loin d'être un simple film d'action spectaculaire mais creux...
Bref, Man of Steel est une très belle réussite. Un vrai film de super-héros mais revisité, un très bon film de science-fiction spectaculaire, épique, et pas bête du tout. C'est tout simplement, à ce jour, LE blockbuster de l'année !
mardi 31 juillet 2012
The Dark Knight Rises : fin d'une trilogie qui fera date
Encore un film très attendu ! Après les deux premiers Batman de Christopher Nolan (et après son génial Inception), il ne pouvait en être autrement...
La scène d'ouverture, abracadabrantesque, est réussie et donne le ton. S'ensuit une première partie qui nous permet de faire connaissance avec les nouveaux personnages, et faire le lien avec l'opus précédent : l'action se déroule 8 ans après The Dark Knight. Tout au long du film, quelques flashbacks permettent de faire le lien avec les deux premiers opus, ce qui fait des trois films une vraie trilogie cohérente. Ensuite, le film devient sombre, très sombre, avec le chaos semé par Bane à Gotham. Les scènes d'action s'enchaînent, spectaculaires, et le film est maîtrisé d'une main de maître par Christopher Nolan, jusqu'à une fin plutôt habile.
Bane est quand même un bon méchant, même s'il n'atteint pas le génie du Joker de Heath Ledger. Christian Bale est toujours convaincant en Bruce Wayne / Batman, notamment au début du film, dans un Bruce Wayne au fond du trou. Et il y a des seconds rôles intéressants, auxquels le film parvient à donner une certaine épaisseur, avec une mention spéciale pour la Catwoman d'Anne Hathaway.
Bien-sûr, il y a des invraisemblances (la façon dont est guérie la colonne vertébrale de Bruce Wayne !) : mais bon, c'est un fim de super-héros ! On ne boudera pas notre plaisir !
Peu importe de savoir si le troisième film est meilleur ou moins bon que le précédent, le Batman de Nolan doit s'apprécier dans son ensemble. Car The Dark Knight Rises n'est pas seulement un troisième Batman mais l'ultime opus d'une trilogie qui fera date.
dimanche 29 avril 2012
Avengers : des super-héros pour de la super-action !
mardi 28 février 2012
Chronicle : des super-héros pas comme les autres pour un film pas comme les autres
Chronicle n'est pas vraiment un film de super-héros. Certes, les héros du film ont des super-pouvoirs. Mais ici, on est aux antipodes des super-héros en costumes ridicules de chez Marvel. Les héros sont des ados de base. Ils découvrent leurs pouvoir par hasard, et les utilisent pour faire des bêtises d'ados, jusqu'à ce que tout bascule et que se pose la question des limites à définir... ou pas.
Ce n'est pas la première fois qu'un film est tourné exclusivement en caméra subjective. Mais, contrairement à Cloverfield par exemple, où tout est filmé par le biais d'une seule caméra, ici, l'action est captée par plusieurs caméras : celle d'Andrew, un ado asocial dont la mère est en fin de vie et le père alcolique et violent, celle d'Ashley, un fille qui filme sa vie pour son blog, mais aussi des caméras de surveillance... Il manque donc quelques pièces au puzzle mais c'est volontaire et ça ne nuit pas du tout à la cohérence du scénario. Au contraire, cela crée un sentiment d'urgence, d'insécurité, de stress.
Même si les effets spéciaux sont très réussis et l'affrontement final très spectaculaire, c'est avant tout dans la façon d'aborder des thèmes comme l'amitié, le besoin de reconnaissance, l'omniprésence des images et le besoin de se mettre en scène, que le film est vraiment intéressant.
Pour un premier film d'un jeune réalisateur de 26 ans, Josh Trank, c'est une vraie réussite. Nul doute qu'on entendra encore parler de lui...
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