lundi 19 janvier 2026

A Thousand Blows (saison 2) : Retour sur le ring réussi pour la série historique qui cogne

 

A Thousand Blows, la série historique qui cogne, créée par Steven Knight, créateur de Peaky Blinders, est de retour pour une deuxième saison très attendue (en tout cas par moi) sur Disney+. 

Tout comme dans la saison 1, l’intrigue entrecroise toujours le destin, dans le Londres de la fin du XIXe siècle, de trois personnages ayant réellement existé mais dans une fiction qui prend des libertés avec l’histoire. On retrouve toutefois nos héros plutôt mal en point au début de la saison. Hezekiah Moscow, rongé par ses envies de vengeance, n’est plus que l’ombre de lui-même. Sugar Goodson, roi déchu du combat à main nue, se noie dans l’alcool. Quant à Mary Carr, elle compte bien redevenir la reine des Forty Elephants, mais elle est bridée dans ses ambitions. 

Toujours passionnante par sa reconstitution de la ville de Londres dans les années 1880, la série nous tient sans peine en haleine tout au long de ses 6 épisodes, dans un mélange des genres toujours efficace, entre série de boxe et de braquage, récits de rédemption et de vengeance, sur fond de violences, de racisme et de sexisme. 

Sans oublier son solide casting, et une bande originale toujours aussi réjouissante. La fin de la saison laisse ouverte la possibilité d’une saison 3, pas encore confirmée pour l’instant. On croise les doigts… 

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A Thousand Blows (saison 2), une série créée par Steven Knight
avec Malachi Kirby, Erin Doherty, Stephen Graham
Disponible sur Disney+

vendredi 2 janvier 2026

Mon bilan séries 2025

Il y a peut-être une difficulté spécifique à faire un top pour les séries, dans la mesure où il y a des mini-séries, des séries qui démarrent, des séries en cours, d'autres qui se terminent... mais je me suis quand même attelé à la tâche. Voici donc mon top 10, plus une douzaine de recommandations supplémentaires... sans oublier une mention spéciale ! 

1. Pluribus

A partir d’une hypothèse saugrenue (et si tout le monde devenait soudain gentil et serviable, que se passerait-il ?) la série décrit une étonnante dystopie à l’apparente bienveillance, mais très inquiétante… et pleine d’ironie à la fois. Tout est original et passionnant dans Pluribus, d’une maîtrise totale dans la narration, si souvent étonnante… Génial. 


2. Adolescence

Une mini-série britannique magistrale. Quatre épisodes de 50-60 minutes et c’est tout. Quatre quatre plans séquences d’une maîtrise impressionnante et d’une intensité rare. Quatre fragments d’une tragédie familiale terrible. (sur Netflix)
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3. Severance (saison 2)

L’une des séries les plus originales, les plus étranges et les plus fascinantes de ces dernières années ! Elle réserve sans cesse des surprises et des rebondissements, créant parfois un certain malaise, dans une intrigue complexe qui brouille les pistes. (sur Apple TV)
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4. The Studio

Une satire féroce et hilarante du petit monde d'Hollywood. (sur Apple TV)

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5. The Pitt

Immersion haletante dans un service d'urgences. (sur HBO max)

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6. Des vivants

Pour surmonter les traumatismes, l’amitié et la solidarité. (sur France.tv)

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7. Los años nuevos

L'histoire d'un couple, une série intimiste et virtuose. (sur Arte.tv)

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8. Andor (saison 2)

La meilleure série dans l’univers Star Wars. Et de très loin. (sur Disney+)

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9. Slow Horses

La meilleure série d’espionnage du moment fidèle à elle-même.

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10. The Bear (Saison 4)

Une (dernière ?) saison profondément émouvante. (sur Disney+)

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Mention spéciale : Mr. Scorsese

Un portrait passionnant d’un cinéaste de génie. (sur Apple TV)

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  • Querer : Quand les violences conjugales ne se voient pas... Ma critique
  • The Last of Us (saison 2) : Un récit de survie et de vengeance, au risque de perdre son humanité. Ma critique
  • La Diplomate (saison 3) : Une série qui se bonifie d’une saison à l’autre. Ma critique
  • Le sens des choses : Une sérié très spirituelle, dans tous les sens du terme. Ma critique
  • Platonic (saison 2) : Joies et tribulations d’une amitié en pleine crise de la quarantaine. Ma critique
  • Bref.2 : Bref. C’est un retour réussi ! Ma critique
  • The Chair Company : Un OVNI comique et bizarre, loufoque et paranoïaque. Ma critique
  • Asura : Un petit bijou de délicatesse et de finesse à ne pas manquer. Ma critique
  • Parlement (saison 4) : Toujours satirique et très drôle... mais avec une pointe d’inquiétude. Ma critique
  • Inside No. 9 : Clap de fin pour la série britannique à l'humour noir ravageur. Ma critique
  • House of Guinness : Saga familiale et fresque historique sous pression. Ma critique
  • Stranger Things (saison 5) : Malgré une ultime saison frustrante... Ma critique

jeudi 1 janvier 2026

Stranger Things (saison 5) : Une saison finale frustrante...

 

Stranger Things, la série phénomène, vient de se terminer. Elle aura, par son impact, marqué l’histoire des séries modernes mais il faut bien admettre qu’elle aura fini par perdre de sa magie et de son charme, et je ressors frustré de cette saison finale. 

Mise en ligne en trois temps, la saison dans sa première partie (épisodes 1-4) démarre en douceur mais propose une belle montée en puissance, avec les ingrédients habituels : monstres et nostalgie à gogo, jusqu’à un final très spectaculaire qui se termine sur un twist très réussi (même s’il n’était pas vraiment une surprise). Cet épisode 4 est clairement le meilleur de la saison, et sans doute un des meilleurs de la série. Et on se met à espérer une conclusion vraiment réussie. 

Malheureusement, la deuxième partie est plutôt décevante, même si les principaux mystères autour de l’upside down sont révélés… mais on n’aurait pas eu besoin de trois épisodes d’une heure pour cela. Ces trois épisodes souffrent d’un rythme assez poussif. 

Quant au final, avec un dernier épisode de plus de deux heures, il est aussi en demi-teinte. Il n’est, certes, pas complètement insatisfaisant, il y a même quelques bons moments, mais on ne peut s’empêcher d’en ressortir frustré. Je ne dévoilerai rien ici du sort des différents personnages mais on aurait vraiment espéré un final plus épique (on regrette l’épisode 4…). Enfin, dans un épisode final d’une série comme Stranger Things, qui a duré 5 saisons réparties sur 9 ans, il faut évidemment prendre un peu de temps pour dire au revoir aux personnages… Mais fallait-il vraiment prévoir un épilogue aussi long (40 minutes !) et aussi lacrymal ? 

Oui, Stranger Things restera une série marquante, qui nous aura fait passer des heures heureuses devant le petit écran… mais qui n’aura pas su (comme plusieurs autres, il faut bien le dire) se terminer de façon pleinement convaincante. 

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Stranger Things (saison 5), une série créée par Matt et Ross Duffer
avec Millie Bobby Brown, Finn Wolfhard, Noah Schnapp
Disponible sur Netflix

vendredi 26 décembre 2025

Pluribus : Le bonheur !


Un mystérieux virus d’origine extraterrestre se propage sur toute la surface de la terre. Désormais, toute l’humanité est mystérieusement contrôlée, ayant perdu toute individualité : l’ensemble des êtres humains réagissent comme une ruche, une unique entité. Toute l’humanité sauf 13 personnes… dont la plupart, d’ailleurs, semblent s'accommoder très bien de la situation. Mais ce n’est pas le cas de Carol Sturka, autrice cynique de romans d’amour à succès. Râleuse, aigrie, opiniâtre, malheureuse… sera-t-elle la seule à pouvoir sauver l’humanité ? 

Vince Gilligan, le créateur de Breaking Bad et Better Call Saul, deux références modernes, crée la sensation avec sa nouvelle série. Pluribus est moins une série de science-fiction, malgré son pitch, qu’un thriller psychologique et existentiel, d’une singularité et d’une profondeur passionnantes.

La singularité est dans son sujet et la façon de le traiter. L’idée géniale de la série, c’est de partir de cette hypothèse saugrenue : et si tout le monde devenait soudain gentil et serviable, que se passerait-il ? La série décrit alors une étonnante dystopie à l’apparente bienveillance, mais en réalité très inquiétante… et pleine d’ironie à la fois. Alors certes, l’intrigue avance lentement. Mais c’est pleinement en adéquation avec l’histoire qui est racontée. Et ça ne veut pas dire qu’il ne se passe rien. Au contraire, il se passe plein de choses, mais qui ne s’offrent pas forcément à nous de façon évidente. Il faut discerner les petites évolutions. Et puis un des intérêts du format série, c’est d’avoir le temps. Et Vince Gilligan le prend, ce temps. C’est ce qui fait aussi l’intérêt d’une série pas comme les autres. 

La profondeur de la série est dans sa dimension philosophique et socio-politique. Elle parle de solitude et de communauté, d’appartenance et de conscience… Elle interroge ce que signifie être libre, être humain, être heureux. En réalité, la paix et l’harmonie contraintes, c’est l’apanage des sociétés totalitaires. Simplement, dans la série, ça ne se fait pas par la force. Et c’est ce qui la rend aussi troublante. La série fait écho aussi de façon assez caustique aux injonctions au bonheur et au bien-être qui pullulent dans notre société occidentale et qui apparaissent, ici poussées à l’extrême, comme de véritables prisons. 

Précisons encore que la série a été écrite pour Rhea Seehorn, qu’on avait découverte dans Better Call Saul et qui interprète le rôle principal de Carol. Elle est de tous les plans, et elle est tout simplement géniale. 

Tout est original et passionnant dans Pluribus, d’une maîtrise totale dans la narration, si souvent étonnante… jusqu’au cliffhanger qui termine le dernier épisode, très prometteur pour une saison 2 d’ores et déjà prévue. Pour moi, c’est la série de l’année. Sans hésitation. 

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Pluribus, une série créée par Vince Gilligan
avec Rhea Seehorn, Karolina Wydra, Carlos Manuel Vesga
Disponible sur Aple TV

jeudi 11 décembre 2025

Seul face au bébé : Un conte de Noël, façon Mr Bean

Trevor se retrouve seul à Noël, qui plus est avec un bébé sur les bras, abandonné dans la crèche vivante de l’école où il était concierge. Alors qu’il essaye en vain de confier ce bébé aux services sociaux, il se retrouve à devoir assurer la garde d’un luxueux penthouse à Londres en l’absence de ses propriétaires.

Après son face-à-face avec une abeille (Seul face à l’abeille, déjà sur Netflix), Trevor Bingley est de retour… cette fois avec un bébé ! Et ça ne va pas être plus simple pour cet alter-ego de Mr Bean, le célèbre personnage créé par Rowan Atkinson. 

Amusant et tendre, Seul face au bébé (Man vs Baby en vo) est un véritable conte de Noël. On s’amuse de toutes les galères qui s’accumulent pour Trevor, et de sa façon bien à lui d’y faire face, avec plein de bonne volonté mais une bonne dose de maladresse. Et comme c’est un conte de Noël, tout se termine dans la générosité et le partage. Enfin, presque… 

En quatre petits épisodes de 30 minutes, voilà un petit bonbon sucré, parfait pour une soirée au coin du sapin en cette période de fêtes ! 

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Seul face au bébé, une mini-série de Rowan Atkinson et Will Davies 
avec Rowan Atkinson, Alanah Bloor, Joseph Balderrama
Disponible sur Netflix