vendredi 17 avril 2026

The Pitt (saison 2) : Passionnant, haletant, humain... incontournable.

 

La saison 2 de The Pitt vient tout juste de se terminer, et c’est toujours la meilleure série médicale du moment, et de loin !

On retrouve avec le plus grand plaisir toute la galerie de personnages quittés à la fin de la saison 1 de cette série chorale en immersion dans le service d’urgence d’un hôpital de Pittsburgh, des personnages auxquels on s’était déjà bien attaché. Nous sommes quelques mois plus tard, on découvre ou on devine le chemin parcouru par les uns et les autres, et on accueille aussi quelques nouveaux. 

La série obéit toujours avec brio au même principe : 15 épisodes, chacun correspondant à une heure de garde au service des urgences. La série se vit donc en temps réel, et elle est toujours aussi réaliste. On a par exemple droit, dès le premier épisode, à une opération à cœur ouvert, et dans le dernier épisode, une césarienne d’urgence ! Et je vous passe tous les rebondissements d’une saison qui se déroule un 4 juillet, jour de la fête nationale américaine ! 

La force de la série est aussi d’être toujours aussi humaine, explorant les failles, la fragilité, les détresses humaines… mais aussi ses étincelles d’espoir et ses lumières inattendues, qui peuvent jaillir dans les situations les plus extrêmes. Les membres du personnel soignant des urgences ne sont pas des super-héros. Ils ont eux-mêmes leurs faiblesses, leurs fêlures, leurs interrogations… et leurs côtés agaçants ou pénibles ! Ce qui ne les empêche pas d’être, d’une certaine façon, des héros, en sauvant des vies et en faisant preuve d’abnégation impressionnante.

Par ailleurs, la série se veut toujours en prise avec l’actualité. Pour preuve, dans l’épisode 11, une descente de deux agents de ICE dans le service des urgences, provoquant la peur panique, tant parmi les patients que certains membres du personnel. On ne peut pas coller mieux à l’actualité sociale des USA. 

La série se termine avec plein de questions en suspens, des destins individuels incertains, des interrogations et des espoirs… ce qui crée déjà une impatience de retrouver la série pour une saison 3 déjà commandée. 

The Pitt est vraiment une série passionnante, haletante, souvent bouleversante, bref incontournable. 

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The Pitt (saison 2), une série créée par R. Scott Gemmill et John Wells
avec Noah Wyle, Patrick Ball, Katherine LaNasa
disponible sur HBO max

jeudi 9 avril 2026

Shrinking : L’exemple parfait d’une série feel-good réussie

 

Shrinking est l’exemple parfait de ce que peut être une série feel-good réussie. Pour rappel, Bill Lawrence, le créateur de la série, est aussi celui de Ted Lasso (et aussi de Rooster, sa nouvelle série en cours). 

Il s'agit d'une série chorale autour de trois personnages principaux, qui partagent le même cabinet de psychothérapie : Jimmy qui a perdu sa femme, Tia, dans un accident de voiture, Gaby qui était la meilleure amie de Tia et Paul, leur mentor, qui est par ailleurs atteint de la maladie de Parkinson. A cela vient s’ajouter toute une galerie de personnages, souvent hauts en couleur, qui gravitent autour d’eux. 

L’optique de la série, qui fait toute sa saveur, est d’aborder des sujets graves avec légèreté. Il est en effet question de deuil, de maladie, de reconstruction, de pardon, de solitude, mais aussi d’amour et d’amitié, d’engagement, de fidélité, de parentalité… le tout en tenant compte de toutes les formes modernes de couples et de famille. 

Il y a, par ailleurs, beaucoup d’humour, grâce à des dialogues très bien écrits. Et le récit intègre plusieurs touches d’émotion, pleinement assumée… c’est évidemment le cas du dernier épisode de cette saison 3, devant lequel on peut difficilement retenir une petite larme. 

Et puis le casting est parfait. Avec un excellent Jason Siegel dans le rôle de Jimmy, et Harrison Ford dans un rôle en or, celui du bougon Paul. Le reste du casting, avec des acteurs plus ou moins connus, est au diapason. A noter, pour cette saison 3, les quelques apparitions très touchantes et drôles de Michael J. Fox, lui-même atteint de Parkinson comme on le sait. 

Le message se veut définitivement positif. Dans une série feel-good, tout, ou presque, finit par s’arranger. Et alors ? C’est le propre du genre. Et c’est pour cela que ça fait du bien ! Ça ne veut pas dire pour autant que les sujets sérieux voire graves ne sont pas traités avec justesse. En tout cas, je trouve que Shrinking y parvient vraiment bien. 

Et puis, à force, on s’attache à ces personnages. A l’origine, la série était prévue pour durer trois saisons. Et c’est vrai que le final clôt bien des arcs narratifs… mais il laisse aussi des portes ouvertes sur des suites possibles. Et j’avoue ne pas être mécontent qu’une quatrième saison est déjà prévue !

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Shrinking (saison 3), une série créée par Jason Segel, Bill Lawrence, Brett Goldstein (II)
avec Jason Segel, Harrison Ford, Jessica Williams (II)
Disponible sur Apple TV+


jeudi 19 mars 2026

Young Sherlock : Sherlock avant Sherlock Holmes

 

Sherlock Holmes, âgé de 19 ans, est envoyé à l'université d'Oxford par son frère Mycroft, pour se racheter après avoir été emprisonné quelques mois pour vol. Malgré ses origines nobles, il y est engagé comme simple valet. C'est alors qu'un meurtre survient et le jeune homme se retrouve embarqué dans la résolution de sa première énigme... 

Guy Ritchie avait réalisé deux films sur Sherlock Holmes (en 2009 et 2011) avec Robert Downey Jr dans le rôle du célèbre détective. Le voilà de retour, en producteur délégué et réalisateur de quelques épisodes, mais il marque de son empreinte la série, dans une histoire qui évoque Sherlock Holmes bien avant qu’il soit celui qu’on connaît, alors qu’il a à peine 19 ans. 

On y découvre la famille de Sherlock, et notamment son père, avec qui il a une relation… compliquée, mais aussi sa mère internée dans un asile, son frère aîné bien sous tout rapport, et le traumatisme de sa jeune sœur disparue. Qui plus est, il rencontre James Moriarty, qui deviendra son ennemi juré mais qui est ici son ami, et ils s’entraînent l’un l’autre dans leurs aventures. Par quelques touches, on devine un peu comment leurs chemins vont se séparer, et comment ils vont devenir l’un et l’autre ce que l’on sait mais pour l’instant ils travaillent ensemble, à déjouer un complot à dimension internationale. 

L’intrigue à tiroir est plutôt sympathique, même si ce n’est pas forcément le point le plus réussi de la série (il a quand même quelques approximations et facilités de scénario). Toutefois, l’ambition de la série est avant tout de divertir. Et elle le fait plutôt bien, avec un récit enlevé, des dialogues qui font mouche, beaucoup d’humour et des scènes de baston très sympa. On est bien dans l'esprit de Guy Ritchie. Et ça fait plaisir ! 

Hero Fiennes Tiffin (neveu de Joseph Fiennes… qui joue son père dans la série) ne démérite pas en jeune Sherlock Holmes mais c’est Dónal Finn qui emporte la mise en James Moriarty. 

Quoi qu'il en soit, on le comprend clairement à la fin, on n’a pas envie d’en rester là et on peut espérer au moins une saison 2... 

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Young Sherlock, une série créée par Matthew Parkhill
avec Hero Fiennes Tiffin, Dónal Finn, Joseph Fiennes
Disponible sur Amazon Prime Video
 

lundi 23 février 2026

A Knight of Seven Kingdoms : Un pas de côté rafraîchissant dans l'univers de Game Of Thrones

 

Nous sommes environ un siècle avant les événements de Game of Thrones. Ser Duncan (Dunk) est un jeune chevalier errant, un peu naïf mais noble de coeur et courageux. Il est accompagné d’un jeune écuyer turbulent et indiscipliné, Egg, qu’il a récupéré dans une auberge. Ensemble, ils se rendent à un tournoi de chevaliers. Mais Dunk n’a encore jamais effectué le moindre duel… 

A Knight of Seven Kingdom est une série spin off qui opère un pas de côté dans le monde de Game of Thrones. L’univers est bien le même mais le ton est assez différent. Le récit commence de façon décalée et légère (voire parfois graveleuse), un ton plutôt étonnant pour l’univers de Game of Thrones. Mais le récit évolue, se densifie tout en restant attaché à ses deux anti-héros, dans un récit à leur hauteur, qui réserve toutefois son lot de révélations qui placent l’histoire dans le cadre plus global de l’univers du Trône de Fer. 

La série propose des épisodes courts (une trentaine de minutes), six seulement pour l’ensemble de la saison. Pratiquement toute l’intrigue, à part quelques flashbacks, se déroule au cours du tournoi mais permet tout de même d’entrevoir les liens de ses personnages avec la grande histoire du monde de Game of Thrones

Évidemment, la série aura aussi son lot de sang et de violence. A cet égard, l’épisode 5 en constitue sans contexte le climax impressionnant, presque tout entier consacré à un combat sanglant, extrêmement violent, vécu de façon immersive. Jusqu’à un dénouement ultime de l’épisode… à la manière de GOT. 

Le dernier épisode clôt le chapitre pour préparer la suite, le récit se terminant de façon assez touchante, tout en ouvrant des perspectives pour une saison 2 qui est déjà en cours de production (et le projet est d’en avoir de nombreuses encore).

D’ambition plus modeste que Game of Thrones et son autre spin off, House of the Dragon, A Knight of Seven Kingdom n’en est pas moins une jolie réussite, rafraîchissante et attachante, dont on se réjouit de connaître la suite. 

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A Knight of Seven Kingdoms, une série créée par Ira Parker et George R.R. Martin
avec Peter Claffey, Dexter Sol Ansell, Daniel Ings
Disponible sur HBO max

jeudi 5 février 2026

Fallout (saison 2) : replongée réjouissante en terre post-apocalyptique

 

Adaptée d’une célèbre franchise de jeux vidéo, Fallout se déroule dans un futur post-apocalyptique. 200 ans après une guerre atomique mondiale, des privilégiés qui avaient pu se réfugier dans des abris anti-atomiques y vivent toujours. Dans la saison 1, Lucy, une jeune femme, a quitté l’Abri 33 et s’est aventurée à la surface, à la recherche de son père, découvrant au passage un monde dévasté et violent. La saison 2 vient de se terminer sur Prime Video, et je ne suis pas loin de penser qu’elle est peut-être encore meilleure que la saison 1… 

Je ne connais pas les jeux vidéo mais j’ai compris que l’option de la série est de proposer une histoire inédite, avec des personnages nouveaux, qui se déroule dans l’univers des jeux vidéo. Or, ce qui est réjouissant dans Fallout, c’est bien son univers post-apocalyptique assez fou, qui mélange uchronie et rétro-futurisme, avec un bestiaire monstrueux de créatures mutantes, et des factions diverses, plus ou moins kitsch, plus ou moins belliqueuses, sans oublier l'humour et les clins d'oeil politiques. Tout cela est rendu de façon très convaincante à l’écran. 

Au niveau de l’intrigue, dans cette saison 2, l’histoire des différents personnages principaux s’approfondit, des liens entre eux apparaissent ou se précisent, notamment avec des flashbacks d’avant la catastrophe nucléaire. Même si ce n’est pas d’une originalité folle, ça fonctionne bien, avec ce qu’il faut de rebondissements et de révélations. Et le final de la saison, qui plus est avec sa scène post-générique, annonce une saison 3 explosive. 

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Fallout (saison 2), une série créée par Lisa Joy et Jonathan Nolan
avec Ella Purnell, Aaron Moten, Walton Goggins