jeudi 2 juillet 2026

The Bear (saison 5) : Champagne !

 

The Bear, la série culinaire devenue phénomène s'offre une cinquième et ultime saison, après une saison 4 un peu différente des précédentes, passant moins de temps en cuisine. J’avais bien aimé la façon dont la saison 4 se terminait, je trouvais que ça pouvait faire une fin convaincante de la série. Mais je n’ai pas craché dans la soupe quand une saison 5 a été annoncée. 

Quel plaisir, en effet, de retrouver toute l’équipe du restaurant une dernière fois ! A nouveau, l’essentiel de l’action se déroule en cuisine, comme une sorte de retour aux sources pour terminer la série sur un feu d’artifice. Cette ultime saison compte 8 épisodes et les 7 premiers se déroulent presque en temps réel. 

On reprend l’intrigue immédiatement après la fin de la saison 4. Le compte à rebours de l’horloge est à zéro, l'avenir du restaurant n'est toujours pas assuré mais l'équipe s’offre une dernière chance avec une dernière journée… qui se révélera cauchemardesque. Tout semble s’acharner contre Carmen, Sydney et toute l’équipe du restaurant, avec un véritable déluge à l’extérieur, des livraisons qui n’arrivent pas, des appareils qui tombent en panne et toute la maison qui prend l’eau (dans tous les sens du terme). Les nerfs et la cohésion de l’équipe sont mises à rude épreuve. 

Après six premiers épisodes courts et nerveux, l’épisode 7, avant-dernier de la saison, est un véritable petit chef d'œuvre de tension et d’émotion. Un concentré de l’esprit de la série en moins d’une heure. Champagne ! 

La série se termine alors avec un dernier épisode doudou, plein d’émotion, pour dire au revoir à toute la famille The Bear. On passe un peu plus de temps avec Carmy, Syd et Richie, évidemment, mais ils sont tous là ! Certes, c’est sans doute un petit peu trop sucré… mais il faut bien ça pour laisser partir cette grande famille, un peu dysfonctionnelle mais terriblement attachante, et clore une larme à l'œil une série qui exalte la force du collectif et l’importance de savoir offrir et saisir les secondes chances. 

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The Bear (saison 5), une série créée par Christopher Storer
avec Jeremy Allen White, Ayo Edebiri, Ebon Moss-Bachrach
Disponible sur Disney+

vendredi 19 juin 2026

Widow's Bay : Un petit délice comico-horrifique

Tom Loftis est le maire de Widow’s Bay, une petite ville située sur une île loin de tout. Pas de wifi, un réseau téléphonique défectueux… et des habitants qui sont persuadés que leur île est maudite. Mais Tom rêve de faire de l’île une destination touristique. Alors qu’il semble y parvenir, les premiers touristes arrivant sur l’île, d’étranges phénomènes commencent à se produire, laissant à penser que les vieilles histoires n’étaient peut-être pas des légendes. 

Si vous voulez vous amuser à vous faire peur, cette série est faite pour vous ! Car elle est très drôle, pleine d’humour (de l’humoir noir, évidemment), et s’amuse avec les codes des films d’épouvante avec un talent certain, parvenant à proposer au passage quelques scènes bien flippantes, comme on les aime. 

La série multiplie les références à de grands classiques du genre, de John Carpenter à Stephen King, des Dents de la mer à Shining. Et même si l’intrigue est peut-être un peu décousue, elle entretient le mystère et ménage de nombreux rebondissements. Une saison 2 est déjà annoncée, et elle sera nécessaire parce que l’histoire n’est pas terminée. 

Il faut aussi mentionner le casting excellent, incarnant à merveille une galerie de personnages un peu étranges ou excentriques, d’attachants bras cassés plein de failles et de défauts, emmenés par Matthew Rhys et Stephen Root, mais aussi l’excellente Kate O’Flynn. 

Ecriture, réalisation, interprétation, tout est réussi dans cette série comico-horrifique à ne pas rater. Un vrai petit délice du genre. Widow’s Bay est un nouvel exemple assez brillant du catalogue très qualitatif proposé par Apple TV. 

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Widow's Bay, une série créée par Katie Dippold
avec Matthew Rhys, Kate O'Flynn, Stephen Root
disponible sur Apple TV

lundi 8 juin 2026

Spider-Noir : Spiderman ambiance film noir

Dans le New York des années 1930, Ben Reilly est un détective privé vieillissant qui ne croule pas sous les affaires. Mais il est aussi, en secret, l’Araignée… enfin il l’était jusqu’au décès tragique de Ruby, l’amour de sa vie. Depuis, il a pris sa retraite de super-héros. 

Spider-Noir, c’est Spiderman transposé dans l’univers d’un film noir, avec tous les codes du genre, le détective privé, les gangsters, les flics véreux, le club de jazz, la femme fatale… 

Avouons qu’il y a quand même quelques petits coups de mou tout au long des huit épisodes de la série et de son intrigue finalement très classique (un voire deux épisodes de moins aurait sans doute été préférable). Mais incontestablement, la série fonctionne quand même très bien, grâce à son univers visuel et son ambiance très réussis. On prend un vrai plaisir à plonger dans ce vrai faux film noir sous forme de mini-série, aux côtés d'un spiderman en trench-coat et chapeau Fedora, avec quelques références aussi aux films d’horreur des années 1930, comme Freaks de Tod Browning ou L’île de Docteur Moreau d’Erle C. Kenton. Et dans le rôle de l’Araignée, Nicolas Cage s’amuse et nous régale…

A noter que la série est proposée en deux format : couleur ou noir et blanc. Evidemment, il faut absolument la regarder en noir et blanc ! 

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Spider Noir, une série créée par Oren Uziel
avec Nicolas Cage, Lamorne Morris, Li Jun Li

samedi 30 mai 2026

For All Mankind (saison 5) : Vers Mars et au-delà


Pour sa cinquième, et avant-dernière saison, le récit uchronique de For All Mankind se rapproche de plus en plus de notre époque. Nous sommes désormais en 2012 et Happy Valley, la colonie terrienne sur Mars, s’est considérablement développée, grâce notamment à l’astéroïde capturé en orbite autour de Mars lors de la saison précédente. Mais les enjeux économiques et commerciaux créent des tensions, alors que les habitants de Mars aspirent de leur côté à leur indépendance par rapport à la Terre. 

La série poursuit donc son récit aux enjeux géopolitiques nombreux, qui font écho à l’histoire telle que nous la connaissons. En l'occurence ceux des enjeux économiques liées à certaines ressources, et aux conflits qui leurs sont liés, ceux des politiques d'ingérences et des aspirations d'indépendance. 

En parallèle, la série poursuit aussi son versant scientifique, avec la poursuite de l’exploration du système solaire et la recherche de vie sur une autre planète que la terre. La série garde une foi intacte en la science, perçue comme vecteur de paix et source d’espoir pour l’humanité… 

Avouons-le, For All Mankind a quand même un peu perdu de son aura. C'est peut-être aussi lié au fait que la plupart des personnages de la première saison ont disparu. Il reste encore Margo, en prison, et Ed Baldwin sur Mars, âgé et malade… mais certainement pas résigné ! Sans trop spoiler, disons que cette saison va lui offrir une belle fin, très émouvante, une sortie réussie pour un des personnages essentiels de la série. Et il ne sera pas le seul à mourir dans cette saison… 

Il n’en demeure pas moins qu'il s'agit encore de l'une des meilleures séries SF actuelles, avec une uchronie ambitieuse, qui continue à se développer à l’échelon de l’humanité entière, jusqu’à Mars et au-delà. Ce n’est pas rien !

La sixième saison sera la dernière. Ce qui n’est pas étonnant puisque nous arriverons, la dernière image de la saison 5 le confirme, dans les années 2020. L’uchronie nous aura alors pratiquement rejoint et il sera temps de dire au revoir à une série qui aura fait date. 

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For All Mankind (saison 5), une série créée par Ronald D. Moore, Ben Nedivi et Matt Wolpert
avec Toby Kebbell, Joel Kinnaman, Mireille Enos
Disponible sur Apple TV

jeudi 28 mai 2026

The Testaments : La dystopie patriarcale sous un autre angle

Plusieurs années après la fin des événements racontés dans The Handmaid’s Tale, The Testaments nous propose une nouvelle immersion à Gilead. Hannah, la fille de June Osborne, a grandi et se nomme désormais Agnès. Elle ne sait rien de ses origines. Elle a rejoint la prestigeuse école de Tante Lydia, qui forme des jeunes filles pour qu’elles deviennent des épouses modèles, c’est-à-dire totalement dévouées à leur mari (qu’on choisira pour elles). On va lui confier une jeune fille nouvellement arrivée dans l’école et prénommée Daisy. Cette dernière est en réalité une jeune fille infiltrée pour le compte de Mayday, l’organisation qui lutte en secret contre Gilead. 

J’ai commencé à regarder la série avec un peu de méfiance. The Handmaid’s Tale, dont la nouvelle série est un spin-off, avait démarré avec une première saison passionnante, mais avait eu du mal au fil des saisons à tenir la route, finissant un peu par tourner en rond. La dernière saison avait toutefois réussi à remonter la barre et offrir une conclusion satisfaisante à la série. 

The Testaments est finalement une bonne surprise. Le changement de point de vue renouvelle la perception de cette société dystopique terrifiante, d’autant plus inquiétante qu’elle n’est pas sans écho avec certaines réalités qui émergent aujourd’hui. 

On découvre cette glaçante société ultra-patriarcale de l’intérieur, aux côtés de jeunes filles qui n’ont connu que celan endoctrinées et formatées pour devenir des épouses soumises. Le personnage principal est Agnès. Mais le récit s’articule aussi autour de deux autres personnages. Daisy, qui découvre Gilead d'un oeil exétérieur, mais aussi, dans une moindre mesure, tante Lydia, qu’on apprend à connaître sous un autre jour. Elle est le seul personnage qui revient après The Handmaid’s Tale (à part quelques courtes, mais importantes, apparitions de June Osborn). 

The Testaments est au final un teen-drama réussi, un récit d’apprentissage mâtiné d’espionnage qui tient en haleine, avec une esthétique très travaillée. Le final permet d’envisager une suite plutôt prometteuse.

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The Testaments, une série créée par Bruce Miller (II)
avec Chase Infiniti, Lucy Halliday, Mabel Li