lundi 25 mai 2026

Rooster : La série feel-good au coeur tendre

 

Greg Russo est un écrivain à succès de romans d’aventure, surnommé Rooster, du nom du héros de ses romans. Il est engagé pour un semestre par une université pour y enseigner l’écriture, université dans laquelle sa propre fille enseigne, et qui vient d’être quittée par son mari (lui aussi professeur) pour une étudiante… 

Rooster, la nouvelle série feel-good de Bill Lawrence (cette fois avec Matt Tarses) s’est terminée récemment sur HBO max. Il faut avouer qu’il est un maître actuel du genre, après Ted Lasso et Shrinking (les deux sur Apple TV). On y retrouve cet optimisme toutefois teinté de mélancolie qui caractérise ces séries… ça peut paraître contradictoire, et pourtant c’est vraiment l’effet que produit ces séries douces-amères et pourtant bienfaisantes. 

Au cœur de l’intrigue, il y a la relation, un peu compliquée mais forte, entre un père (divorcé) et sa fille (qui vient de se séparer de son mari). Ca peut paraître, comme ça, un peu déprimant mais il n’en est rien. En réalité, c’est surtout un prétexte pour explorer avec facétie les relations père-fille, celle avec des ex, les relations amoureuses compliquées, la crise de la cinquantaine, etc. Et ça fonctionne à merveille, grâce à une écriture ciselée des dialogues et des personnages tout de suite attachants. 

L’atout majeur de la série, c’est Steve Carell. Avec Rooster, on retrouve tout ce qu’on aime chez l’acteur de The Office, dans un personnage drôle et attendrissant, à la fois vif et fragile. Charly Clive, que je ne connaissais pas, est pour moi une révélation dans le rôle de Katie, la fille de Greg. Son duo avec Steve Carell fonctionne à merveille.

Par ailleurs, il faut ajouter qu’il s’agit d’une série chorale, avec de nombreux personnages… en général tout à fait savoureux. Mes préférés sont peut-être Walter, le président un peu barré de l’université et grand amateur de sauna, joué par un hilarant John C. McGinley, et Donnie, le flic un peu lunaire, complètement à côté de ses pompes (et qui perd toujours son arme de service…), incarné par Rory Scovel. Mais il y en a plein d’autres. Et on se réjouit de pouvoir les retrouver dans une prochaine saison 2, d’ores et déjà annoncée par HBO !

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Rooster, une série créée par Bill Lawrence et Matt Tarses
avec Steve Carell, Chatly Clive, Phil Dunster
Disponible sur HBO max

The Boys (saison 5) : La série trash finit par faire pschitt

 

Pour son ultime saison, la série continue de faire dans le trash et le politiquement incorrect. Il y a toujours autant de violence et d’outrances, toujours autant d’hémoglobines et autres fluides, toujours autant d’humour noir et caustique, toujours autant de contenu ouvertement politique et cynique. Si vous ne pouvez pas faire la part des choses et prendre du recul, passez votre chemin !

D’autant que, comme c’est une saison finale, la série lâche toute la sauce ! Le délire messianique de Homelander, qui atteint son paroxysme dans cette saison finale, ne peut pas être sans écho avec une certaine actualité en Amérique… Le mélange délétère de la politique et de la religion atteint un sommet, avec la création de The Democratic Church of America. Sans doute la meilleure idée scénaristique de la saison. 

Pour autant, je ne peux pas cacher ma déception. On a quand même l’impression de tourner un peu en rond, jusqu’à un épisode final qui peine à convaincre, avec un dénouement que j'ai trouvé bâclé. Les espoirs d’un renouveau éventuel grâce à l’intégration de personnages issus du spin-off Gen V sont déçus : Marie Moreau et ses amis n’apparaissent presque pas dans l’histoire, et sans véritable incidence sur l’intrigue... Dommage.

The Boys, qui avait fait sensation pour sa première saison, et confirmé avec sa saison 2, n’a pas tenu la distance, selon moi. 

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The Boys (saison 5), une série créée par Eric Kripke
avec Karl Urban, Jack Quaid, Antony Starr
Disponibles sur Amazon Prime Video

dimanche 3 mai 2026

Monarch - Legacy of Monsters : Un divertissement monstre

 

Monarch : Legacy of Monsters fait partie du "Monsterverse", initié par quelques films de qualité très inégale, sortis au cinéma (à partir de l’excellent Godzilla réalisé par Gareth Edwards en 2014). La série, qui en est à sa saison 2, est elle aussi inégale. Le scénario souffre d’approximations et de rebondissements capillotractés, les différents personnages ne sont pas tous aussi intéressants… mais il y a les monstres. Et moi j’aime bien les films (et les séries) de monstres. A côté des iconiques Kong et Godzilla, on a droit à quelques bestioles réjouissantes de monstruosité. 

Et puis il y a Kurt Russel, qu’on retrouve toujours avec plaisir, dans un rôle qui lui va comme un gant. A noter aussi la bonne idée de casting d’avoir choisi son fils, Wyatt Russell, pour incarner le même personnage jeune, puisque la série continue de tirer plusieurs films narratifs, à deux périodes différentes (des fils qui d’ailleurs s’entremêlent au cours de la saison). 

Il faut prendre la série comme elle est, une série d’aventure tout à fait divertissante, à grand renfort de monstres réjouissants. Rien de plus… mais rien de moins non plus. En tout cas, s’il y a une saison 3, je la regarderai avec plaisir (compte tenu de l’image finale de la saison, et du monstre qu’on y découvre, elle pourrait s’avérer assez sympathique…). 

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Monarch : Legacy of Monsters, une série créée par Chris Black et Matt Fraction
avec Kurt Russell, Anna Sawai,  Kiersey Clemons
Disponible sur Apple TV

vendredi 17 avril 2026

The Pitt (saison 2) : Passionnant, haletant, humain... incontournable.

 

La saison 2 de The Pitt vient tout juste de se terminer, et c’est toujours la meilleure série médicale du moment, et de loin !

On retrouve avec le plus grand plaisir toute la galerie de personnages quittés à la fin de la saison 1 de cette série chorale en immersion dans le service d’urgence d’un hôpital de Pittsburgh, des personnages auxquels on s’était déjà bien attaché. Nous sommes quelques mois plus tard, on découvre ou on devine le chemin parcouru par les uns et les autres, et on accueille aussi quelques nouveaux. 

La série obéit toujours avec brio au même principe : 15 épisodes, chacun correspondant à une heure de garde au service des urgences. La série se vit donc en temps réel, et elle est toujours aussi réaliste. On a par exemple droit, dès le premier épisode, à une opération à cœur ouvert, et dans le dernier épisode, une césarienne d’urgence ! Et je vous passe tous les rebondissements d’une saison qui se déroule un 4 juillet, jour de la fête nationale américaine ! 

La force de la série est aussi d’être toujours aussi humaine, explorant les failles, la fragilité, les détresses humaines… mais aussi ses étincelles d’espoir et ses lumières inattendues, qui peuvent jaillir dans les situations les plus extrêmes. Les membres du personnel soignant des urgences ne sont pas des super-héros. Ils ont eux-mêmes leurs faiblesses, leurs fêlures, leurs interrogations… et leurs côtés agaçants ou pénibles ! Ce qui ne les empêche pas d’être, d’une certaine façon, des héros, en sauvant des vies et en faisant preuve d’abnégation impressionnante.

Par ailleurs, la série se veut toujours en prise avec l’actualité. Pour preuve, dans l’épisode 11, une descente de deux agents de ICE dans le service des urgences, provoquant la peur panique, tant parmi les patients que certains membres du personnel. On ne peut pas coller mieux à l’actualité sociale des USA. 

La série se termine avec plein de questions en suspens, des destins individuels incertains, des interrogations et des espoirs… ce qui crée déjà une impatience de retrouver la série pour une saison 3 déjà commandée. 

The Pitt est vraiment une série passionnante, haletante, souvent bouleversante, bref incontournable. 

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The Pitt (saison 2), une série créée par R. Scott Gemmill et John Wells
avec Noah Wyle, Patrick Ball, Katherine LaNasa
disponible sur HBO max

jeudi 9 avril 2026

Shrinking : L’exemple parfait d’une série feel-good réussie

 

Shrinking est l’exemple parfait de ce que peut être une série feel-good réussie. Pour rappel, Bill Lawrence, le créateur de la série, est aussi celui de Ted Lasso (et aussi de Rooster, sa nouvelle série en cours). 

Il s'agit d'une série chorale autour de trois personnages principaux, qui partagent le même cabinet de psychothérapie : Jimmy qui a perdu sa femme, Tia, dans un accident de voiture, Gaby qui était la meilleure amie de Tia et Paul, leur mentor, qui est par ailleurs atteint de la maladie de Parkinson. A cela vient s’ajouter toute une galerie de personnages, souvent hauts en couleur, qui gravitent autour d’eux. 

L’optique de la série, qui fait toute sa saveur, est d’aborder des sujets graves avec légèreté. Il est en effet question de deuil, de maladie, de reconstruction, de pardon, de solitude, mais aussi d’amour et d’amitié, d’engagement, de fidélité, de parentalité… le tout en tenant compte de toutes les formes modernes de couples et de famille. 

Il y a, par ailleurs, beaucoup d’humour, grâce à des dialogues très bien écrits. Et le récit intègre plusieurs touches d’émotion, pleinement assumée… c’est évidemment le cas du dernier épisode de cette saison 3, devant lequel on peut difficilement retenir une petite larme. 

Et puis le casting est parfait. Avec un excellent Jason Siegel dans le rôle de Jimmy, et Harrison Ford dans un rôle en or, celui du bougon Paul. Le reste du casting, avec des acteurs plus ou moins connus, est au diapason. A noter, pour cette saison 3, les quelques apparitions très touchantes et drôles de Michael J. Fox, lui-même atteint de Parkinson comme on le sait. 

Le message se veut définitivement positif. Dans une série feel-good, tout, ou presque, finit par s’arranger. Et alors ? C’est le propre du genre. Et c’est pour cela que ça fait du bien ! Ça ne veut pas dire pour autant que les sujets sérieux voire graves ne sont pas traités avec justesse. En tout cas, je trouve que Shrinking y parvient vraiment bien. 

Et puis, à force, on s’attache à ces personnages. A l’origine, la série était prévue pour durer trois saisons. Et c’est vrai que le final clôt bien des arcs narratifs… mais il laisse aussi des portes ouvertes sur des suites possibles. Et j’avoue ne pas être mécontent qu’une quatrième saison est déjà prévue !

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Shrinking (saison 3), une série créée par Jason Segel, Bill Lawrence, Brett Goldstein (II)
avec Jason Segel, Harrison Ford, Jessica Williams (II)
Disponible sur Apple TV+