John Sugar est de retour, avec son costume impeccable et son flegme à toute épreuve. On retrouve le charme singulier de la série, avec toujours ce côté vintage, ses références aux films noirs et au cinéma noir et blanc de Hollywood, ce ton mélancolique qui accompagne les enquête d’un détective pivé opiniâtre. Il se lance dans une nouvelle enquête, à la recherche du frère d'un boxeur en pleine ascension, une enquête qui va le confronter à un complot d'une ampleur insoupçonnée.
Évidemment, on n’a plus l'énorme effet de surprise du génial twist aux deux-tiers de la saison 1. Je vais m’efforcer de limiter ici au maximum les risques de spoiler… mais disons simplement qu’à la fin de la saison 1, nous connaissons la véritable identité de John Sugar. Et ce n’est pas du tout celle qu’on pouvait penser. D’ailleurs, en regardant la saison 2, on peut avoir un petite frustration en ayant l’impression que cette dimension du récit n’est pas vraiment développée… mais en même temps, c’est aussi une originalité de la série que de considérer cette identité cachée comme un aspect presque secondaire de l'intrigue, pour se centrer sur la personnalité solitaire, en quête d’elle-même, de Sugar, qui se voit au fil de cette deuxième saison devenir de plus en plus humain (et ça n’est pas forcément une qualité en l'occurrence).
Mais c’est sans compter avec le dernier épisode de la saison, qui rebat les cartes de manière inattendue et jette une lumière nouvelle sur l’histoire qui nous a été racontée, tout en ouvrant des perspectives assez excitantes pour la saison 3 d’une série qui n’a pas fini de nous surprendre.
Sugar est vraiment une série attachante, par son caractère inclassable, son ton singulier, les surprises qu’elle nous réserve, et le personnage central incarné de manière parfaite par Colin Farrell.
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