Depuis la nomination de Kate Wyler ambassadrice des USA à Londres, en pleine crise diplomatique, au début de la saison 1, de l’eau a coulé sous les ponts… emportant avec elle bon nombre de péripéties à l’impact géopolitique majeur.
La nouvelle saison s’inscrit dans la même dynamique, haletante, avec des rebondissements incessants, et une tension qui va crescendo. Série de politique fiction, elle fait écho à notre réalité mais de façon habile et indirecte, avec notamment une présidente américaine imprévisible et hors de contrôle.
Il y a un aspect assez jouissif à cet enchaînement d’incidents diplomatiques, de jeux de dupes, de mensonges et de trahisons. Le tout fait planer un danger géopolitique redoutable : cette saison encore, les dilemmes diplomatiques et politiques rencontrés risquent de causer rien moins qu’une troisième guerre mondiale.
Le propre de la série est de mêler les récits politiques et les récits intimes, entre l’ambassadrice et son vice-président de mari, entre la présidente et son mari, entre deux agents au service de l’ambassade américaine. Ce va-et-vient constant entre le public et le privé, et la façon dont l’un et l’autre interagissent, est la signature de la série, toujours aussi remarquablement dialoguée. Il y a une longue scène mémorable, au septième épisode, qui illustre cela à merveille. Elle se déroule à table avec le couple présidentiel et le couple formé par le vice-président et l’ambassadrice. La scène est d’une précision et d’une tension incroyables, jusqu’au cliffhanger de la dernière image qui tombe comme un couperet.
Le tout est porté par des acteurs au meilleur de leur forme, notamment le quatuor formé par Keri Russell, Rufus Sewell, Bradley Whitford et la géniale Allison Janney dans le rôle de la présidente américaine.
L’ultime épisode de la saison, paroxystique, a cette fois une dimension politique quasi explicite, qui nous laisse sur un nouveau cliffhanger… mais heureusement, dès le générique de fin, on annonce la saison suivante, qui arrive prochainement.




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