Dans un monde fantastique où les humains coexistent avec des créatures mythologiques (des fées aux ailes bleutées, des centaures ou des pucks, sortes de créatures mi-humain mi-bouc), le détective Rycroft Philostrate mène l’enquête sur des meurtres mystérieux et violents commis à Carnival Row, le quartier populaire de la capitale. A cette occasion, il va renouer le contact avec Vignette Stonemoss, une jeune fée avec qui il avait entretenu une relation amoureuse pendant la guerre.
Carnival Row, c’est d’abord un univers steampunk et fantasy des plus réjouissants. Le mélange des deux genres fonctionne bien, avec sa mythologie propre, créant un monde original, qui permet d’aborder des thématiques liées au racisme, à l’immigration ou aux inégalités sociales. Visuellement, c’est assez somptueux : les décors, les costumes, les différentes créatures... et cette ville qui rappelle Londres à l’époque Victorienne. Une très belle réussite.
On peut regretter toutefois que l’intrigue, globalement, peine un peu à avancer, au moins pendant les deux tiers de la saison. Tout s’accélère, peut-être même un peu trop, dans le dernier épisode. Par contre, tout est en place à la fin pour une saison 2 qui peut être passionnante, si l’intrigue est mieux maîtrisée. En tout cas, la série a un potentiel indéniable !
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dimanche 23 février 2020
vendredi 5 juillet 2019
Stranger Things Saison 3 : Retour gagnant à Hawkins !
Voilà deux ans qu'on l'attendait ! La saison 3 de Stranger Things est sortie le 4 juillet sur Netflix. Il ne m'a fallu que deux jours pour la dévorer... et me régaler ! On retrouve tout le fun de la série (certes, peut-être un petit peu perdu lors de la saison 2) et la nostalgie des années 80 (j'avais pile l'âge des héros ados dans la période où se passe l'histoire... je suis donc évidemment dans le coeur de cible !), mais la série joue aussi toujours à nous faire peur (et ça fonctionne !) et va même nous émouvoir dans le final (mais je ne dévoilerai rien...)
En tout cas, quel plaisir de retrouver toute la bande d'ados (Mike, Will, Dustin, Lucas, avec Eleven et Max), avec tous les personnages qui tournent autour d'eux (des anciens, dont certains prennent de l'ampleur, et quelques nouveaux), et cet univers fantastique inquiétant peuplé de monstres terrifiants. Et en plus, cette fois, il y a les Russes (ce n'est pas un gros spoiler... on l'apprend dès la scène d'ouverture du premier épisode !).
La série reste gorgée de pop culture, avec notamment plusieurs références cinéma. On pense au clin d'oeil à une scène culte de Rencontres du 3e type de Steven Spielberg au début de la saison, à The Thing de John Carpenter, Retour vers le futur ou L'histoire sans fin... Du lourd ! Sans oublier la musique et les looks improbables des 80's... D'ailleurs, à propos de musique, la bande originale, composée par Kyle Dixon et Michael Stein, est toujours excellente !
Bref, les Duffer Brothers ont encore fait du bon boulot ! Et on peut raisonnablement penser que ce n'est pas fini. La scène post-générique (oui, ne la ratez pas !) laisse bien entendre qu'on n'en a pas encore fini avec Will et ses amis, et les créatures de l'Upside Down... on ne va pas s'en plaindre ! Espérons juste que nous ne devrons pas attendre deux ans pour connaître la suite.
----------
La bande annonce de la saison 3 : https://www.youtube.com/watch?v=m1wa-GG4v1k
En tout cas, quel plaisir de retrouver toute la bande d'ados (Mike, Will, Dustin, Lucas, avec Eleven et Max), avec tous les personnages qui tournent autour d'eux (des anciens, dont certains prennent de l'ampleur, et quelques nouveaux), et cet univers fantastique inquiétant peuplé de monstres terrifiants. Et en plus, cette fois, il y a les Russes (ce n'est pas un gros spoiler... on l'apprend dès la scène d'ouverture du premier épisode !).
La série reste gorgée de pop culture, avec notamment plusieurs références cinéma. On pense au clin d'oeil à une scène culte de Rencontres du 3e type de Steven Spielberg au début de la saison, à The Thing de John Carpenter, Retour vers le futur ou L'histoire sans fin... Du lourd ! Sans oublier la musique et les looks improbables des 80's... D'ailleurs, à propos de musique, la bande originale, composée par Kyle Dixon et Michael Stein, est toujours excellente !
Bref, les Duffer Brothers ont encore fait du bon boulot ! Et on peut raisonnablement penser que ce n'est pas fini. La scène post-générique (oui, ne la ratez pas !) laisse bien entendre qu'on n'en a pas encore fini avec Will et ses amis, et les créatures de l'Upside Down... on ne va pas s'en plaindre ! Espérons juste que nous ne devrons pas attendre deux ans pour connaître la suite.
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La bande annonce de la saison 3 : https://www.youtube.com/watch?v=m1wa-GG4v1k
samedi 11 juin 2016
L'océan au bout du chemin : un roman fantastique attachant
Auteur prolifique et excellent conteur, Neil Gaiman aime les histoires où le fantastique surgit dans le quotidien, où la réalité et l'imaginaire se mêlent sans cesse : Neverwhere (sans doute mon préféré) avec l'univers fantastique et onirique d'un Londres parallèle, American Gods, foisonnant récit mythologique contemporain, Stardust et sa relecture amusée des contes de fées, sans oublier ses recueils de nouvelles qui contiennent de jolies pépites et sa collaboration avec le regretté Terry Pratchett dans De bons présages, un roman biblique et parodique sur la fin du monde, vraiment très réjouissant. Et je ne parle même pas de ses nombreux romans pour la jeunesse (dont le célèbre Coraline) et de sa série romans graphique The Sandman (que je ne connais pas...).
L'océan au bout du chemin est un roman assez personnel, intime, teinté de mélancolie, où le talent de conteur de l'auteur s'exprime toujours aussi efficacement. C'est un roman sur l'enfance et l'âge adulte, sur les souvenirs, l'imaginaire et le temps, sur la famille et l'amitié. Voici le pitch : à l'occasion d'un enterrement familial, un homme est de retour dans son village natal. La maison où il a vécu son enfance a été remplacée par d'autres immeubles mais la vieille ferme des Hempstock est toujours là. Il se remémore alors les événements étranges survenus lorsqu'il avait sept ans, avec Lettie, cette jeune voisine qui prétendait que la mare, au bout du chemin, était en réalité un océan...
Comme l'auteur le laisse entendre dans ses remerciements à la fin de son ouvrage, l'histoire est construite sur certains matériaux autobiographiques, tirés de sa propre enfance. C'est ce qui fait sans doute de ce roman l'ouvrage le plus intime de l'auteur. On lit très vite, et avec plaisir, les 250 pages de l'ouvrage, au ton tour à tour mélancolique, onirique, fantastique, parfois même horrifique. Les événements, dont le narrateur se souvient, sont évoqués avec le regard d'un enfant de 7 ans pour lequel le quotidien se pare d'atours merveilleux. Un enfant à l'imagination fertile, qui avait peu d'amis et se réfugiait toujours dans les livres. Mais dans quelle mesure ses souvenirs traduisent-ils la réalité, ont-ils été déformés par le temps, ou le fruit de son imagination d'enfant donnant un reflet déformé d'une réalité pas toujours facile à affronter ? Que s'est-il réellement passé ? L'auteur refuse de trancher... et le lecteur a sans doute tout intérêt à faire de même. Car le livre est finalement une invitation à garder vivace son âme d'enfant...
L'océan au bout du chemin est un roman fantastique vraiment très attachant.
L'océan au bout du chemin est un roman assez personnel, intime, teinté de mélancolie, où le talent de conteur de l'auteur s'exprime toujours aussi efficacement. C'est un roman sur l'enfance et l'âge adulte, sur les souvenirs, l'imaginaire et le temps, sur la famille et l'amitié. Voici le pitch : à l'occasion d'un enterrement familial, un homme est de retour dans son village natal. La maison où il a vécu son enfance a été remplacée par d'autres immeubles mais la vieille ferme des Hempstock est toujours là. Il se remémore alors les événements étranges survenus lorsqu'il avait sept ans, avec Lettie, cette jeune voisine qui prétendait que la mare, au bout du chemin, était en réalité un océan...
Comme l'auteur le laisse entendre dans ses remerciements à la fin de son ouvrage, l'histoire est construite sur certains matériaux autobiographiques, tirés de sa propre enfance. C'est ce qui fait sans doute de ce roman l'ouvrage le plus intime de l'auteur. On lit très vite, et avec plaisir, les 250 pages de l'ouvrage, au ton tour à tour mélancolique, onirique, fantastique, parfois même horrifique. Les événements, dont le narrateur se souvient, sont évoqués avec le regard d'un enfant de 7 ans pour lequel le quotidien se pare d'atours merveilleux. Un enfant à l'imagination fertile, qui avait peu d'amis et se réfugiait toujours dans les livres. Mais dans quelle mesure ses souvenirs traduisent-ils la réalité, ont-ils été déformés par le temps, ou le fruit de son imagination d'enfant donnant un reflet déformé d'une réalité pas toujours facile à affronter ? Que s'est-il réellement passé ? L'auteur refuse de trancher... et le lecteur a sans doute tout intérêt à faire de même. Car le livre est finalement une invitation à garder vivace son âme d'enfant...
L'océan au bout du chemin est un roman fantastique vraiment très attachant.
lundi 6 juillet 2015
Tale of Tales : étonnant conte onirique et cruel
Dans Tale of Tales, trois récits s'entremêlent : une reine prête à tout pour avoir un enfant ; un roi libertin qui tombe amoureux d'une femme en l'entendant chanter, sans savoir qu'elle est vieille et laide ; un autre roi, fasciné par un étrange animal, au point de négliger sa fille unique qui se retrouvera mariée à un ogre.
Nous voilà bien dans un conte, avec des rois et des reines, des princes et des princesses, des monstres et des sorcières... avec, bien-sûr, des décors et des costumes baroques, de circonstance, mis en valeur par une belle photographie. Le tout est porté par la musique d'Alexandre Desplat, encore une fois excellente, qui ajoute encore à la dimension onirique du film, et mis en scène de façon élégante par Matteo Garrone
Pour pleinement apprécier le film, il faut se laisser porter, accepter les invraisemblances (on est dans un conte : tout est possible)... et la magie opère ! Mais comme souvent dans les contes, les histoires sont cruelles, parfois sombres. et tournent autour de grandes questions comme le désir d'enfants, la quête de l'éternelle jeunesse, le piège des apparences, les difficultés de la paternité... Ces questions sont abordées avec le langage symbolique du conte. A cet égard, j'ai particulièrement été touché par le très beau dénouement de l'histoire avec Salma Hayek.
Tale of Tales est vraiment un film étonnant, entre rêve et cauchemar, un triple conte assez fascinant.
Nous voilà bien dans un conte, avec des rois et des reines, des princes et des princesses, des monstres et des sorcières... avec, bien-sûr, des décors et des costumes baroques, de circonstance, mis en valeur par une belle photographie. Le tout est porté par la musique d'Alexandre Desplat, encore une fois excellente, qui ajoute encore à la dimension onirique du film, et mis en scène de façon élégante par Matteo Garrone
Pour pleinement apprécier le film, il faut se laisser porter, accepter les invraisemblances (on est dans un conte : tout est possible)... et la magie opère ! Mais comme souvent dans les contes, les histoires sont cruelles, parfois sombres. et tournent autour de grandes questions comme le désir d'enfants, la quête de l'éternelle jeunesse, le piège des apparences, les difficultés de la paternité... Ces questions sont abordées avec le langage symbolique du conte. A cet égard, j'ai particulièrement été touché par le très beau dénouement de l'histoire avec Salma Hayek.
Tale of Tales est vraiment un film étonnant, entre rêve et cauchemar, un triple conte assez fascinant.
mercredi 10 décembre 2014
Le Hobbit - La bataille des 5 armées : un bouquet final spectaculaire
Pour clore sa deuxième trilogie en Terre du Milieu, Peter Jackson nous offre un bouquet final spectaculaire et réjouissant. Une fois encore, le film s'écarte passablement du livre original, et c'est tant mieux. Rappelons-le, le Hobbit était un conte pour enfant. Peter Jackson propose une véritable préquelle au Seigneur des Anneaux. Il invente des épisodes, mais il puise aussi dans l'univers complexe et la mythologie créés par Tolkien. Le tout est donc forcément plus sombre que l'ouvrage pour enfants... Il faut bien s'écarter un peu de l'aventure de Bilbo pour préparer le retour de Sauron ! Ca permet d'ailleurs de nous proposer une des scènes les plus réussies du film, dans l'affrontement à couper le souffle entre Sauron et les neuf spectres d'un côté et Elrond, Saroumane et Galadriel de l'autre côté.
Dans un assez long prologue, tout à fait réussi et spectaculaire, on règle l'affaire de Smaug. Une fois le dragon vaincu apparaît le titre du film : la bataille des cinq armées. Car l'essentiel du film consistera dans cette fameuse bataille. Et Peter Jackson s'en donne à coeur joie. Ca crie, ça cogne, ça s'agite de tous les côtés. C'est épique, spectaculaire, souvent totalement invraisemblable, mais on s'en fiche. On s'éclate ! Visiblement, Peter Jackson a voulu offrir un feu d'artifice en guise d'adieu. Et c'est réussi ! Le film regorge de scènes de combat assez jouissives, de créatures exotiques et de machines de guerre incroyables.
Bien-sûr, il y a l'histoire d'amour assez ridicule entre l'elfe Tauriel et le nain Kili, ou les bons sentiments autour des discours assez larmoyants sur l'amour, genre "l'amour, ça fait mal !". Mouais... J'ai bien aimé par contre la façon d'évoquer la folie paranoïaque s'emparant petit à petit de Thorin lorsqu'il retrouve son trésor, l'orgueil et la fierté qui aveugle les peuples et les poussent à la guerre.
La trilogie du Hobbit restera en-deça de celle du Seigneur des Anneaux. Mais ce dernier opus, le feu d'artifice d'action qu'il propose, conclut de façon convaincante une double trilogie qui fera date, une belle réussite de cinéma à grand spectacle. Avec le retour, à la fin du film, dans la Comté, et notamment la dernière scène, la boucle est bouclée... et je dois dire que j'en ai presque eu la larme à l'oeil ! Le voyage en Terre du Milieu avec Peter Jackson, c'était quand même vraiment bien !
Dans un assez long prologue, tout à fait réussi et spectaculaire, on règle l'affaire de Smaug. Une fois le dragon vaincu apparaît le titre du film : la bataille des cinq armées. Car l'essentiel du film consistera dans cette fameuse bataille. Et Peter Jackson s'en donne à coeur joie. Ca crie, ça cogne, ça s'agite de tous les côtés. C'est épique, spectaculaire, souvent totalement invraisemblable, mais on s'en fiche. On s'éclate ! Visiblement, Peter Jackson a voulu offrir un feu d'artifice en guise d'adieu. Et c'est réussi ! Le film regorge de scènes de combat assez jouissives, de créatures exotiques et de machines de guerre incroyables.
Bien-sûr, il y a l'histoire d'amour assez ridicule entre l'elfe Tauriel et le nain Kili, ou les bons sentiments autour des discours assez larmoyants sur l'amour, genre "l'amour, ça fait mal !". Mouais... J'ai bien aimé par contre la façon d'évoquer la folie paranoïaque s'emparant petit à petit de Thorin lorsqu'il retrouve son trésor, l'orgueil et la fierté qui aveugle les peuples et les poussent à la guerre.
La trilogie du Hobbit restera en-deça de celle du Seigneur des Anneaux. Mais ce dernier opus, le feu d'artifice d'action qu'il propose, conclut de façon convaincante une double trilogie qui fera date, une belle réussite de cinéma à grand spectacle. Avec le retour, à la fin du film, dans la Comté, et notamment la dernière scène, la boucle est bouclée... et je dois dire que j'en ai presque eu la larme à l'oeil ! Le voyage en Terre du Milieu avec Peter Jackson, c'était quand même vraiment bien !
lundi 24 février 2014
Only Lovers Left Alive : crépusculaire et fascinant.
Adam et Eve s'aiment depuis des siècles. Il faut dire que ce sont des vampires... Ils sont inséparables, alors même qu'ils vivent à des miliers de kilomètres l'un de l'autre au début du film. Mais un lien invisible les unit. Lui vit à Détroit, c'est un musicien underground, suicidaire et taciturne. Elle vit à Tanger. Enigmatique et forte, elle est sa bouée de sauvetage, raison pour laquelle elle rejoint Adam à Détroit.
Le film se déroule lentement, au rythme d'une ballade rock sombre et envoûtante. La bande originale du film est d'ailleurs hallucinante ! L'action se déroule majoritairement à Détroit, ville quasi-fantôme qui offre un décor de désolation presque post-apocalyptique. Le film est sombre : tout se passe la nuit, forcément. Tout n'est pourtant pas sans humour, notamment avec l'évocation de grands génies de l'histoire des arts et des sciences... où l'on apprend que les vampires ne sont pas étrangers à leurs chefs-d'oeuvre !
La mise en scène est remarquable, inventive et esthétique, parfois vertigineuse. Tilda Swinton est exceptionnelle (son regard !) et le couple formé avec Tom Hiddleston est parfait (on se demande presque s'ils ne sont pas vampires dans la vraie vie...) : l'aspect fantomatique de leurs déambulations nocturnes, leurs yeux pleins de convoitise à la vue d'une goutte de sang. Car les vampires ont besoin de sang, indispensable pour leur permettre de vivre. Mais ils en ont besoin comme d'une drogue.
Au coeur du film, il y a l'histoire d'amour entre Adam et Eve. Un amour éternel, fusionnel. Mais un amour troublé par l'arrivée de la soeur d'Eve (Ava !), chien fou incontrôlable qui met en danger ceux qu'elle côtoie, vampires ou humains.
Mais le film pose aussi un regard désenchanté sur l'humanité. Les deux vampires apparaissent comme des témoins, à travers les siècles, d'une humanité qui s'autodétruit (ils appellent les humains des zombies !). Ça n'est d'ailleurs pas sans conséquence pour leur survie : désormais ils doivent faire attention quand ils se procurent du sang frais, car souvent aujourd'hui, le sang est contaminé (on pense forcément au SIDA...).
Only Lovers Left Alive est donc une fable fantastique sombre, à la fois mélancolique et cynique. Une histoire d'amour romantique en marge d'un monde mortifère. Les amoureux s'appellent Adam et Eve, lui est habillé en noir, elle en blanc. Mais que leur reste-t-il d'humain ? Leur vie éternelle est-elle enviable ? Agonisant, le vieux Marlowe, lui-même vampire, semble soulagé d'enfin mourir ! En tout cas, ils n'ont pas de solution à proposer à l'humanité. Ils luttent pour leur survie, qui passe forcément par le fait de se nourrir du sang des humains. La fin du film en témoigne de façon assez cynique...
L'amour, la vie, la mort. De grandes questions parcourent ce film fascinant. On n'est pas loin du chef d'oeuvre...
Le film se déroule lentement, au rythme d'une ballade rock sombre et envoûtante. La bande originale du film est d'ailleurs hallucinante ! L'action se déroule majoritairement à Détroit, ville quasi-fantôme qui offre un décor de désolation presque post-apocalyptique. Le film est sombre : tout se passe la nuit, forcément. Tout n'est pourtant pas sans humour, notamment avec l'évocation de grands génies de l'histoire des arts et des sciences... où l'on apprend que les vampires ne sont pas étrangers à leurs chefs-d'oeuvre !
La mise en scène est remarquable, inventive et esthétique, parfois vertigineuse. Tilda Swinton est exceptionnelle (son regard !) et le couple formé avec Tom Hiddleston est parfait (on se demande presque s'ils ne sont pas vampires dans la vraie vie...) : l'aspect fantomatique de leurs déambulations nocturnes, leurs yeux pleins de convoitise à la vue d'une goutte de sang. Car les vampires ont besoin de sang, indispensable pour leur permettre de vivre. Mais ils en ont besoin comme d'une drogue.
Au coeur du film, il y a l'histoire d'amour entre Adam et Eve. Un amour éternel, fusionnel. Mais un amour troublé par l'arrivée de la soeur d'Eve (Ava !), chien fou incontrôlable qui met en danger ceux qu'elle côtoie, vampires ou humains.
Mais le film pose aussi un regard désenchanté sur l'humanité. Les deux vampires apparaissent comme des témoins, à travers les siècles, d'une humanité qui s'autodétruit (ils appellent les humains des zombies !). Ça n'est d'ailleurs pas sans conséquence pour leur survie : désormais ils doivent faire attention quand ils se procurent du sang frais, car souvent aujourd'hui, le sang est contaminé (on pense forcément au SIDA...).
Only Lovers Left Alive est donc une fable fantastique sombre, à la fois mélancolique et cynique. Une histoire d'amour romantique en marge d'un monde mortifère. Les amoureux s'appellent Adam et Eve, lui est habillé en noir, elle en blanc. Mais que leur reste-t-il d'humain ? Leur vie éternelle est-elle enviable ? Agonisant, le vieux Marlowe, lui-même vampire, semble soulagé d'enfin mourir ! En tout cas, ils n'ont pas de solution à proposer à l'humanité. Ils luttent pour leur survie, qui passe forcément par le fait de se nourrir du sang des humains. La fin du film en témoigne de façon assez cynique...
L'amour, la vie, la mort. De grandes questions parcourent ce film fascinant. On n'est pas loin du chef d'oeuvre...
mercredi 11 décembre 2013
The Hobbit - La désolation de Smaug : Spectaculaire retour en Terre du Milieu
Du grand spectacle, évidemment ! De l'aventure, des images spectaculaires, de l'action, une galerie inventive de personnages et de monstres... on ne s’ennuie pas !
Bien-sûr, le film n'a plus grand chose à voir avec le conte pour enfants des origines. Encore moins qu'avec le premier volet. Mais on ne peut pas en vouloir à Peter Jackson. Sinon, il aurait dû faire un film pour enfants ! Son choix de faire de sa trilogie du Hobbit une préquelle du Seigneur de Anneaux a sa cohérence. D'autant que l'essentiel des ajouts sont quand même bien empruntés à la mythologie de la Terre du Milieu de Tolkien. A cet égard, l'émergence de Sauron est tout à fait réussie (la scène, avec Gandalf, où apparaît le fameux oeil unique est impressionnante !). Reste le personnage de Tauriel... Caution féminine d'un univers à la base très masculin, son rôle frise parfois le ridicule. On peut regretter aussi la piètre performance de Lee Pace dans le rôle de Thranduil. On n'y croit pas une seconde (on est très loin du Elrond de Hugo Weaving !).
Martin Freeman, lui, est parfait dans le rôle de Bilbo. La compagnie des nains toujours réussie. Les orques sont repoussants à souhait. Et puis il y a Smaug... LA grande réussite du film. C'est sans conteste le plus terrifiant et le plus extraodinaire dragon de l'histoire du cinéma. La technique de la motion capture permet des prouesses : il faut voir le film en VO pour en profiter pleinement et voir le dragon parler. C'est même un des personnages les plus intéressants du film, personnification du mal et de l'orgueil destructeur. Et sans dévoiler la fin du film (qui n'en est pas une d'ailleurs...), on n'en a pas fini avec lui, et c'est tant mieux !
Bien-sûr, comme dans les films précédents, il y a aussi les paysages et les décors qui font de cette nouvelle plongée dans la Terre du Milieu un régal pour les yeux. Grandiose et spectaculaire, accentué par la 3D et les 48 images par seconde !
Reste que le film est, forcément, moins profond que la trilogie du Seigneur des Anneaux. C'est essentiellement un film d'action et d'aventure, un divertissement de haut vol. On ne fait qu'effleurer des thèmes comme l'héritage du passé, la corruption du pouvoir ou la soif des richesses. Même le thème de la fraternité, pourtant cher à Tolkien, est peu mis en avant dans le film. Mais ne boudons pas notre plaisir et attendons avec impatience le dénouement de la trilogie, l'année prochaine.
Bien-sûr, le film n'a plus grand chose à voir avec le conte pour enfants des origines. Encore moins qu'avec le premier volet. Mais on ne peut pas en vouloir à Peter Jackson. Sinon, il aurait dû faire un film pour enfants ! Son choix de faire de sa trilogie du Hobbit une préquelle du Seigneur de Anneaux a sa cohérence. D'autant que l'essentiel des ajouts sont quand même bien empruntés à la mythologie de la Terre du Milieu de Tolkien. A cet égard, l'émergence de Sauron est tout à fait réussie (la scène, avec Gandalf, où apparaît le fameux oeil unique est impressionnante !). Reste le personnage de Tauriel... Caution féminine d'un univers à la base très masculin, son rôle frise parfois le ridicule. On peut regretter aussi la piètre performance de Lee Pace dans le rôle de Thranduil. On n'y croit pas une seconde (on est très loin du Elrond de Hugo Weaving !).
Martin Freeman, lui, est parfait dans le rôle de Bilbo. La compagnie des nains toujours réussie. Les orques sont repoussants à souhait. Et puis il y a Smaug... LA grande réussite du film. C'est sans conteste le plus terrifiant et le plus extraodinaire dragon de l'histoire du cinéma. La technique de la motion capture permet des prouesses : il faut voir le film en VO pour en profiter pleinement et voir le dragon parler. C'est même un des personnages les plus intéressants du film, personnification du mal et de l'orgueil destructeur. Et sans dévoiler la fin du film (qui n'en est pas une d'ailleurs...), on n'en a pas fini avec lui, et c'est tant mieux !
Bien-sûr, comme dans les films précédents, il y a aussi les paysages et les décors qui font de cette nouvelle plongée dans la Terre du Milieu un régal pour les yeux. Grandiose et spectaculaire, accentué par la 3D et les 48 images par seconde !
Reste que le film est, forcément, moins profond que la trilogie du Seigneur des Anneaux. C'est essentiellement un film d'action et d'aventure, un divertissement de haut vol. On ne fait qu'effleurer des thèmes comme l'héritage du passé, la corruption du pouvoir ou la soif des richesses. Même le thème de la fraternité, pourtant cher à Tolkien, est peu mis en avant dans le film. Mais ne boudons pas notre plaisir et attendons avec impatience le dénouement de la trilogie, l'année prochaine.
mercredi 19 juin 2013
Man of Steel : un sacré coup de jeune à Superman !
Pari réussi pour le duo Zach Snyder / Christopher Nolan : Man of Steel donne un sacré coup de jeune à Superman ! C'est à la fois film de super-héros revisité et excellent film de science-fiction.
Le prologue du film se déroule sur Krypton, avant même la naissance du futur Superman. L'immersion dans ce monde sur le point de disparaître est bien réussie. On y fait la connaissance des parents de Kal-El (le futur superman) et du méchant, le général Zod.
Ensuite, par plusieurs flashbacks successifs, on découvre Clark Kent / Superman en quête d'identité, incompris et isolé de ses camarades mais protégé par ses parents adoptifs.
Les choses commencent à s'animer avec l'arrivée sur terre du général Zod, jusqu'au long final épique extrêmement spectaculaire. Ca va dans tous les sens, on en prend plein les yeux et les effets spéciaux sont vraiment bluffants. On est scotché dans son fauteuil jusqu'au duel final !
La fin est aussi très bien amenée, avec l'émergence de la couverture de Superman en Clark Kent en tant que reporter au Daily Planet... mais avec, à la toute fin du film, une variante non négligeable par rapport au Superman que l'on connaissait.
On perçoit bien la patte de Christopher Nolan,qui produit le film, avec ce Superman plus sombre et tourmenté qu'à l'accoutumée. Une impression accentuée avec la musique efficace de Hans Zimmer, compositeur attitré de Nolan.
On le sait, Superman est probablement le super-héros le plus "christique". Evidemment, un enfant envoyé par son père sur terre pour sauver l'humanité... ça rappelle quelqu'un ! Et Man of Steel utilise la symbolique très largement. Il est incompris, rejeté par les hommes ; il y a un plan évident au début du final où Superman se tient, dans l'espace, les bras en croix, avant d'aller sauver l'humanité ; et, cerise sur le gâteau, au moment où il se révèle en tant que Superman, il a 33 ans !
Henry Cavill est tout à fait convaincant en Superman. Le personnage de Loïs Lane est beaucoup plus intéressant que l'image un peu nunuche que j'en avais. Le général Zod est un vrai méchant digne de ce nom (on adore le détester !). A noter aussi, la très belle prestation de Kevin Costner dans le rôle du père adoptif de Superman.
Enfin, en arrière-plan, on peut noter un argument écolo (sur la surexploitation de la planète), quelques thèmes de société (eugénisme, colonisation) et quelques thèmes psychologiques (paternité et maternité adoptive, recherche d'identité, peur de la différence). C'est donc loin d'être un simple film d'action spectaculaire mais creux...
Bref, Man of Steel est une très belle réussite. Un vrai film de super-héros mais revisité, un très bon film de science-fiction spectaculaire, épique, et pas bête du tout. C'est tout simplement, à ce jour, LE blockbuster de l'année !
Le prologue du film se déroule sur Krypton, avant même la naissance du futur Superman. L'immersion dans ce monde sur le point de disparaître est bien réussie. On y fait la connaissance des parents de Kal-El (le futur superman) et du méchant, le général Zod.
Ensuite, par plusieurs flashbacks successifs, on découvre Clark Kent / Superman en quête d'identité, incompris et isolé de ses camarades mais protégé par ses parents adoptifs.
Les choses commencent à s'animer avec l'arrivée sur terre du général Zod, jusqu'au long final épique extrêmement spectaculaire. Ca va dans tous les sens, on en prend plein les yeux et les effets spéciaux sont vraiment bluffants. On est scotché dans son fauteuil jusqu'au duel final !
La fin est aussi très bien amenée, avec l'émergence de la couverture de Superman en Clark Kent en tant que reporter au Daily Planet... mais avec, à la toute fin du film, une variante non négligeable par rapport au Superman que l'on connaissait.
On perçoit bien la patte de Christopher Nolan,qui produit le film, avec ce Superman plus sombre et tourmenté qu'à l'accoutumée. Une impression accentuée avec la musique efficace de Hans Zimmer, compositeur attitré de Nolan.
On le sait, Superman est probablement le super-héros le plus "christique". Evidemment, un enfant envoyé par son père sur terre pour sauver l'humanité... ça rappelle quelqu'un ! Et Man of Steel utilise la symbolique très largement. Il est incompris, rejeté par les hommes ; il y a un plan évident au début du final où Superman se tient, dans l'espace, les bras en croix, avant d'aller sauver l'humanité ; et, cerise sur le gâteau, au moment où il se révèle en tant que Superman, il a 33 ans !
Henry Cavill est tout à fait convaincant en Superman. Le personnage de Loïs Lane est beaucoup plus intéressant que l'image un peu nunuche que j'en avais. Le général Zod est un vrai méchant digne de ce nom (on adore le détester !). A noter aussi, la très belle prestation de Kevin Costner dans le rôle du père adoptif de Superman.
Enfin, en arrière-plan, on peut noter un argument écolo (sur la surexploitation de la planète), quelques thèmes de société (eugénisme, colonisation) et quelques thèmes psychologiques (paternité et maternité adoptive, recherche d'identité, peur de la différence). C'est donc loin d'être un simple film d'action spectaculaire mais creux...
Bref, Man of Steel est une très belle réussite. Un vrai film de super-héros mais revisité, un très bon film de science-fiction spectaculaire, épique, et pas bête du tout. C'est tout simplement, à ce jour, LE blockbuster de l'année !
dimanche 16 décembre 2012
Le Hobbit : retour réussi dans les Terres du milieu !
On peut dire qu'il était attendu celui-là ! Et c'est du grand spectacle !!! Ce qui frappe en premier lieu, c'est la qualité de l'image, filmée en 48 images par seconde, avec une 3D finalement assez réussie. Tout cela donne des plans vertigineux et des morceaux de bravoure très réjouissants (les géants de pierre, la course poursuite dans l'antre des gobelins...).
Au niveau de l'intensité de l'histoire et du scénario on est quand même un poil en dessous du Seigneur des anneaux. Il y a plus d'humour mais c'est quand même bien plus sombre que le livre d'origine. Peter Jackson a enrichi son récit d'autres éléments issus de l'univers de Tolkien. A l'origine, c'est une histoire pour enfants... ce n'est plus vraiment le cas. Le Hobbit est simplement une préquelle du Seigneur des Anneaux.
A noter (j'y suis toujours sensible) : la très bonne BO de Howard Shore, qui revisite les thèmes de la première trilogie et y ajoute notamment une chanson, interprétée par les nains, qui reste longtemps dans la tête.
Bref, même si le Hobbit n'atteint pas l'intensité de la trilogie du Seigneur des Anneaux, quel plaisir de retrouver les Terres du Milieu version Peter Jackson et plusieurs de ses héros (je dois avouer que j'ai toujours eu un faible pour les nains) ! Et la dernière image donne vraiment envie de voir la suite et de se frotter de plus près au terrifiant Smaug, le dragon.
mardi 31 juillet 2012
The Dark Knight Rises : fin d'une trilogie qui fera date
Encore un film très attendu ! Après les deux premiers Batman de Christopher Nolan (et après son génial Inception), il ne pouvait en être autrement...
La scène d'ouverture, abracadabrantesque, est réussie et donne le ton. S'ensuit une première partie qui nous permet de faire connaissance avec les nouveaux personnages, et faire le lien avec l'opus précédent : l'action se déroule 8 ans après The Dark Knight. Tout au long du film, quelques flashbacks permettent de faire le lien avec les deux premiers opus, ce qui fait des trois films une vraie trilogie cohérente. Ensuite, le film devient sombre, très sombre, avec le chaos semé par Bane à Gotham. Les scènes d'action s'enchaînent, spectaculaires, et le film est maîtrisé d'une main de maître par Christopher Nolan, jusqu'à une fin plutôt habile.
Bane est quand même un bon méchant, même s'il n'atteint pas le génie du Joker de Heath Ledger. Christian Bale est toujours convaincant en Bruce Wayne / Batman, notamment au début du film, dans un Bruce Wayne au fond du trou. Et il y a des seconds rôles intéressants, auxquels le film parvient à donner une certaine épaisseur, avec une mention spéciale pour la Catwoman d'Anne Hathaway.
Bien-sûr, il y a des invraisemblances (la façon dont est guérie la colonne vertébrale de Bruce Wayne !) : mais bon, c'est un fim de super-héros ! On ne boudera pas notre plaisir !
Peu importe de savoir si le troisième film est meilleur ou moins bon que le précédent, le Batman de Nolan doit s'apprécier dans son ensemble. Car The Dark Knight Rises n'est pas seulement un troisième Batman mais l'ultime opus d'une trilogie qui fera date.
dimanche 29 avril 2012
Avengers : des super-héros pour de la super-action !
mardi 28 février 2012
Chronicle : des super-héros pas comme les autres pour un film pas comme les autres
Chronicle n'est pas vraiment un film de super-héros. Certes, les héros du film ont des super-pouvoirs. Mais ici, on est aux antipodes des super-héros en costumes ridicules de chez Marvel. Les héros sont des ados de base. Ils découvrent leurs pouvoir par hasard, et les utilisent pour faire des bêtises d'ados, jusqu'à ce que tout bascule et que se pose la question des limites à définir... ou pas.
Ce n'est pas la première fois qu'un film est tourné exclusivement en caméra subjective. Mais, contrairement à Cloverfield par exemple, où tout est filmé par le biais d'une seule caméra, ici, l'action est captée par plusieurs caméras : celle d'Andrew, un ado asocial dont la mère est en fin de vie et le père alcolique et violent, celle d'Ashley, un fille qui filme sa vie pour son blog, mais aussi des caméras de surveillance... Il manque donc quelques pièces au puzzle mais c'est volontaire et ça ne nuit pas du tout à la cohérence du scénario. Au contraire, cela crée un sentiment d'urgence, d'insécurité, de stress.
Même si les effets spéciaux sont très réussis et l'affrontement final très spectaculaire, c'est avant tout dans la façon d'aborder des thèmes comme l'amitié, le besoin de reconnaissance, l'omniprésence des images et le besoin de se mettre en scène, que le film est vraiment intéressant.
Pour un premier film d'un jeune réalisateur de 26 ans, Josh Trank, c'est une vraie réussite. Nul doute qu'on entendra encore parler de lui...
vendredi 3 décembre 2010
Monsters : original et inclassable
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Il y a 6 ans de cela, une sonde spatiale transportant des particules d’une forme de vie extra-terrestre s'écrase au Mexique. Depuis, la moitié du pays est en quarantaine et une muraille gigantesque a été érigée à la frontière américaine pour se protéger de redoutables créatures qui sont apparues dans la région.
Monsters est un film de monstres inclassable. Si vous vous attendez à un film d'action gore qui vous scotche sur votre fauteuil, vous serez déçus. Mais si vous êtes prêts à vous laisser surprendre par un film qui mêle science-fiction, road movie, histoire d'amour, fable écolo... alors vous ne serez pas déçus.
Monsters est en effet un peu tout cela à la fois. Avec un rythme assez lent, le réalisateur prend le temps de nous montrer des paysages de désolation impressionnants ou simplement beaux. J'ai un peu pensé aux films de Terrence Malick, ce n'est pas peu dire !
Le film trouve son apothéose dans une fin pleine d'émotion et de poésie, avant une dernière pirouette du scénario assez surprenante. Et finalement, à la fin du film, on se demande qui sont véritablement les monstres : pas sûr que ce soient ceux qui sont venus de l'espace...
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Monsters, un film de Gareth Edwards
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