jeudi 14 juillet 2022

Miss Marvel : un certain vent de fraîcheur malgré une impression mitigée

 

Kamala Khan est une adolescente américaine d’origine pakistanaise. Elle est une grande fan de super-héros, et surtout de Captain Marvel. En enfilant un bracelet provenant de sa grand-mère, elle se découvre des superpouvoirs qu’elle va devoir apprivoiser, tout en explorant ses racines pour découvrir les origines de ces pouvoirs. 

La nouvelle mini-série Marvel vient de se terminer sur Disney+ et est une fois de plus l’occasion d’introduire une nouvelle super-héroïne dans le MCU (Marvel Cinematic Universe). Les deux premiers épisodes sont réussis, plutôt funs et enlevés, très pop, avec une jeune héroïne pétillante (incarnée par la jeune Iman Vellani, révélation de la série). Et puis ça se gâte un peu à partir de l’épisode 3, la série devient moins rythmée, cède à des facilités de scénario, le tout dans un genre teen-movie assez lisse, très “marvellement” correct. Heureusement, on retrouve un peu de l’entrain et du fun des premiers épisodes dans un final plutôt réjouissant. 

L’originalité de la série est le regard positif porté sur la communauté musulmane, avec des personnages à mille lieux de l’islamisme et du terrorisme (même pour les plus religieux). Et puis il y a aussi un côté pédagogique avec l’évocation de la Partition des Indes, l’épisode historique douloureux du partage de l’empire colonial britannique des Indes en deux Etats indépendants : le Pakistan et l’Inde. Enfin, pour les connaisseurs, il y a une révélation à la fin de l’épisode final (avant la scène post-générique qui prépare la suite…) qui semble bien confirmer l'arrivée de certains super-héros que beaucoup de fans attendent dans le MCU (ceux qui savent m’ont compris…). 

Bref, Miss Marvel laisse quand même une impression mitigée, même si l’épisode final ouvre quelques possibilités qui peuvent se révéler intéressantes à suivre... Ceci dit, une super-héroïne musulmane d’origine pakistanaise sous les traits d’une adolescente pleine de vie, ça amène quand même un certain vent de fraîcheur dans le MCU ! 

Pour l'originalité et la surprise dans les séries Marvel, c'est toujours à Loki et WandaVision qu'il faut aller ! 

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Miss Marvel, une mini-série créée par Bisha K. Ali
6 épisodes dipsonibles sur Disney+


samedi 9 juillet 2022

The Boys (saison 3) : la série garde le cap de l'irrévérence et du trash

 

La saison 3 de The Boys vient de se terminer sur Amazon Prime Video. L'épisode 1 s'ouvre sur une parodie de Justice League de Zach Snyder, avec une guest surprise, qui est très réussie et franchement drôle. La suite de l'épisode rappelle que la série n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle et qu'elle assume un ton provocateur et trash qui ne peut pas plaire à tout le monde. Et puis il y a aussi le fameux épisode Herogasm, avec une convention de superhéros très… particulière. Un épisode qui a été extrêmement teasé par le showrunner de la série sur les réseaux sociaux, annoncé comme étant quelque chose qu’on n’a jamais vu mais qui m’a, finalement, un poil déçu. 

Globalement, même si le show garde le cap de l'irrévérence et du trash, j'ai quand même trouvé que cette saison 3 cédait un peu à la facilité et tombait dans la surenchère sans trop se renouveler. Ceci dit, il y a toujours quelque chose de très réjouissant dans cette série qui tire sur tout ce qui bouge et qui, en dézinguant les figures intouchables des superhéros, pourfend les travers de l’Amérique post-Trumpiste. Car le propos est toujours politique et parle de pouvoir, de fric, d’image médiatique, de religion, de racisme, de sexisme, de violence… The Boys reste donc une série à connaître, et même à apprécier pour son ton irrévérencieux, son humour noir et caustique, pour peu bien-sûr qu’on n’ait pas peur de l’hémoglobine, d’un langage fleuri et d’images assez crues. Mais si elle veut durer, il faudra que la série arrive à mieux se renouveler. Le final ouvre quand même plusieurs pistes possibles qui peuvent être intéressantes… on attendra donc la saisons 4 avec plaisir. 

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The Boys, une série créée par Eric Kripke
3 saisons de 8 épisodes, disponibles sur Amazon Prime Video


dimanche 3 juillet 2022

Stranger Things (saison 4) : c'est toujours aussi cool !

La dernière partie de la saison 4 de Stranger Things vient de sortir (et semble avoir fait sauter les serveurs de Netflix !) : deux épisodes seulement, mais l’un dure 1h20 et le dernier presque 2h30 ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas la série (si si, ça existe !), Stranger Things suit les aventures d’une bande d’adolescents au milieu des années 80, dans la petite ville d’Hawkins aux USA, qui sont confrontés à une menace surnaturelle qui opère depuis un monde parallèle. 

Alors, quel verdict pour le final de la saison 4 ? Franchement, c’est vraiment cool ! Évidemment, il y a pas mal de rebondissements improbables (mais que vient faire cette épée aux pieds de Hopper ???)… mais on s’en fiche, parce que c’est vraiment cool. Et en plus, le dernier épisode arrive aussi à être émouvant. Sans compter que c’est loin d’être fini : la dernière image de l'épisode final laisse présager une saison 5, la dernière, qui devrait être sombre et épique. Mais qui sera sans doute encore cool ! 

Parce qu’il faut le dire : Stranger Things joue à nous faire peur, mais c’est juste un jeu. Ce n’est pas une série d’horreur ou d’épouvante, c’est une série pop qui cherche avant tout à divertir et proposer un spectacle réjouissant… avec des monstres dedans. Hyper référencée, elle joue à fond la carte de la nostalgie et du vintage façon années 80. Évidemment, pour moi qui étais adolescent dans les années 80, ça fonctionne parfaitement ! Par exemple, dans cette saison 4, les discours et les fantasmes sur les jeux de rôle m’ont rappelé les polémiques de cette époque, alors que j’étais moi-même joueur de jeux de rôles (cf. cet article sur le site de France Culture)... 

Alors bien-sûr, le parcours est assez balisé, l’histoire reste finalement sans grande surprise… mais c’est vraiment bien fait, les personnages sont attachants, les jeunes acteurs toujours aussi bluffants et l’univers visuel est tout à fait réussi. Bref, c’est vraiment cool ! Et c’est tout ce qu’on attend d’une série comme Stranger Things… 

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Stranger Things, une série créée par les frères Duffer
4 saisons (34 épisodes au total) disponibles sur Netflix


jeudi 23 juin 2022

Obi-Wan Kenobi : c'est toujours mieux que Boba Fett...

 

La mini-série Star Wars, centrée sur Obi-Wan Kenobi, ancien maître d’Anakin avant qu’il devienne Dark Vador, vient de se terminer sur Disney+. Les événements se déroulent 10 ans après La Revanche des Sith, alors que l'Empire est en pleine ascension. 

Il ne faut pas se mentir : les séries Star Wars peinent quand même à convaincre. Évidemment, Obi-Wan Kenobi est meilleur que le naufrage du Livre de Boba Fett (en même temps, ce n’est pas difficile…) mais la série souffre de facilités de scénario, voire d’incohérences, et d’un manque cruel de tension dans le récit. 

Ceci dit, il y a quand même du bon dans la série... A commencer par la présence de Dark Vador, évidemment. On ne s’en lasse pas. La présence à l’écran du méchant iconique de la saga est toujours une attraction. Mais le personnage le plus réussi de la mini-série est sans doute la petite Leïa de 10 ans, très présente tout au long de l’histoire (alors que Luke, finalement, ne fait que quelques apparitions). Courageuse, effrontée, pleine de ressources, la petite Leïa a déjà tout d’une grande princesse qu’elle deviendra (d’ailleurs plus encore dans la postlogie que dans la trilogie initiale où elle reste quand même pas mal en retrait) et la jeune Vivien Lyra Blair qui l’incarne est pleine d’énergie. Autre point positif, l’épisode final, qui est sans doute le plus réussi, préparant l’épisode IV (qui aura lieu, chronologiquement, quelques années plus tard, 7 ans si je ne me trompe pas). L’épisode est mieux rythmé que les précédents, avec plus d’émotion aussi. En le voyant, on se dit qu’Obi-Wan Kenobi aurait pu être une bonne série… elle n’est, finalement, qu’honorable. 

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Obi-Wan Kenobi, une mini-série créée par Hossein Amini et Joby Harold
6 épisodes disponibles sur Disney+


vendredi 17 juin 2022

Peaky Blinders (saison 6) : une saison crépusculaire


La très attendue saison 6 de Peaky Blinders, la somptueuse série de gangsters en costume qui suit le destin, d’abord à Birmingham, de Thomas Shelby et sa famille, est enfin arrivée sur Netflix il y a quelques jours. Annoncée comme une saison finale, elle se déroule au milieu des années 30. Le chef de gang des Peaky Blinders a fait du chemin, et il est devenu un politicien influent. Librement inspirée de personnages réels, la série est toujours aussi somptueuse par sa reconstitution des années 1920-1930 et passionnante par son intrigue et ses personnages, auxquels on s’est attaché… malgré leurs parts d’ombre et leurs actes pour le moins répréhensibles ! 

C’est une saison finale crépusculaire, plus noire encore que la précédente, alors que les malheurs s’abattent sur Tommy et sa famille, et que le fascisme gronde de plus en plus fort en Europe. Ces menaces internes et externes tissent une saison noire, lente et inexorable, avec quelques accès de violence, où les personnages ont soif de vengeance, en proie aux complots et aux trahisons. 

Cette saison 6 est aussi poignante, comme dans ce premier épisode, dédié à Helen McCrory, interprète emblématique du rôle de Polly Gray, la tante de Tommy, décédée en 2021. Son ombre plane sur la série, et le fantôme de Polly hante Tommy et toute la famille Shelby, tout au long de la saison. 

C’est aussi une saison qui ouvre la porte à une possible rédemption pour Tommy… mais je ne vous dirai pas si c’est la voie que ce dernier choisit d’emprunter. D’autant que cette saison finale n’en est pas une, en réalité… Certes, il n’y aura pas de saison 7 mais l’histoire n’est pas terminée et un film est en préparation pour clore la chronique de Thomas Shelby et sa famille (du moins ceux qui restent encore en vie…). Le final de la saison laisse ouverte plusieurs pistes possibles pour la vraie conclusion de la saga, pour laquelle il faudra encore patienter. 

Toujours aussi magistralement et somptueusement réalisée, et formidablement interprétée, Peaky Blinders reste une des séries les plus marquantes de ces dernières années. 

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Peaky Blinders, une série créée par Steven Knight
6 saisons (36 épisodes au total), disponibes sur Netflix