lundi 11 mai 2020

The Eddy : pour l'amour du jazz


The Eddy, c’est le nom d’un club de jazz à Paris, tenu par Elliot, autrefois célèbre pianiste new-yorkais, et son associé Farid. Tandis qu’Elliot découvre que Farid est sans doute impliqué dans une affaire douteuse, dont même Amira, la femme de Farid, ne savait rien, sa fille Julie, une adolescente perturbée, débarque à Paris pour vivre chez son père. Eliott va devoir gérer ses relations difficiles avec sa fille tout en essayant de sauver le club…  

Produit notamment par Damien Chazelle (La La Land, Whiplash), la série compte 8 épisodes d’une heure environ, dirigés par plusieurs réalisateurs. Damien Chazelle lui-même réalise les deux premiers (qu’il a tournés en 35 mm !). Et il faut dire que le premier épisode est assez exceptionnel. Tout commence par un formidable plan séquence : l’immersion est immédiate dans le club de jazz. La suite de l’épisode est bien construite, rythmée, libre. On découvre les protagonistes et les enjeux de l’histoire. Et puis il y a la musique, le jazz ! On est tenu en haleine jusqu’au rebondissement, inattendu, à la fin de l’épisode. Vraiment excellent !

vendredi 8 mai 2020

Parlement : une série satirique sur les coulisses du parlement européen


Samy est un jeune nouvel assistant parlementaire qui ne connaît pas grand chose aux institutions européennes. Il débarque à Bruxelles au lendemain du vote du Brexit et est un peu perdu. Mais il se rendra vite compte que le parlementaire dont il est devenu l’assistant, un député centriste français, ne lui sera pas d’une grande aide. Se retrouvant avec un amendement à défendre sur les bras, à propos de la régulation de la pêche des requins, il va essayer de s'en tirer comme il peut... 

Une série sur les coulisses du Parlement européen ? Pas sûr, à priori, que le sujet passionne. Mais c’est une comédie. Et la saison de fait que 10 épisodes de 25 minutes… alors on peut se laisser tenter. Et franchement, ça vaut vraiment le coup ! Une très agréable surprise. 

dimanche 3 mai 2020

The Man in the High Castle : et si les nazis avaient gagné la guerre ?

Ce ne sont pas les Alliés qui ont remporté la Deuxième Guerre Mondiale mais l’Axe... Après que les nazis ont largué une bombe atomique sur Washington en décembre 1945, les Etats-Unis ont finalement capitulé en 1947. Le Troisième Reich et l’Empire du Japon se sont réparti le monde. L’Amérique est divisée en trois territoires : de la côte est aux Montagnes Rocheuses, elle est sous occupation nazie, avec New York comme capitale, la côte est est sous contrôle nippone avec San Francisco comme capitale, et une zone neutre sépare les deux empires.

En 1962, Adolf Hitler est malade et les tensions entre l’Allemagne et le Japon sont de plus en plus fortes. Mais de mystérieux films circulent en Amérique, associés à un homme qu’on appelle le “Maître du Haut-Château”. La Résistance s’efforce de les lui transmettre alors que les nazis tentent de les récupérer. Hitler est fasciné par ces films. En effet, dans ces films, ce sont les Alliés qui ont gagné la guerre !

mercredi 22 avril 2020

Better Call Saul : une saison 5 qui nous comble... avant la saison ultime

L’avant-dernière saison du brillant spin off de Breaking Bad vient de se terminer. C’est très rare les spin-offs qui ne déçoivent pas... Et non seulement Better Call Saul ne déçoit pas, mais il n’a pas à rougir de la comparaison avec son prédécesseur. En plus de revoir, avec plaisir, certains personnages emblématiques (et il y en a de nouveaux dans cette saison 5 !), on retrouve plusieurs ingrédients de Breaking Bad. D’abord, une esthétique singulière, un rythme particulier, qui sait prendre son temps, parfois sur des détails qui peuvent paraître insignifiants, comme dans l’épisode culte de Breaking Bad, avec la mouche dans le laboratoire… Dans Better Call Saul, en saison 5, ce sont des fourmis autour d’une boule de glace !

Ensuite, ici encore, la série se concentre sur l’évocation de la trajectoire d’un homme, embarqué, d’abord un peu malgré lui, dans une spirale infernale dont il ne pourra sortir. Si le héros de Breaking Bad était un bon type au début qui devient de plus en plus le pire des salauds (même si on garde quand même une certaine empathie pour lui jusqu’au bout), Saul Goodman, on le connaît. Et au début de Better Call Saul, on se demande vraiment comment ce pauvre Jimmy McGill va bien pouvoir devenir le Saul Goodman qu’on connaît ! On sait comment il va finir… mais pas comment il va y arriver. Comme Walter White va devenir Heisenberg, un baron de la drogue, parce qu’il veut mettre sa famille à l’abri alors qu’il va mourir, Jimmy McGill va devenir Saul Goodman, un avocat véreux haut en couleurs parce qu’il rêve de devenir avocat comme son frère. L’un va se battre contre un cancer. L’autre va s’efforcer de s’extraire de l’emprise toxique et humiliante de son grand frère. Comme Breaking Bad, Better Call Saul sait explorer avec finesse le côté sombre du coeur humain, tout en gardant une tendresse pour ses personnages, avec leurs failles et leur personnalité complexe. Et puis il y a toujours ce ton fait d’humour noir grinçant et très réjouissant. Et le casting… Bob Odenkirk fait toujours merveille !

samedi 11 avril 2020

Unorthodox : un envol vers la liberté

Esty, une jeune femme de dix-neuf ans, décide de fuir un mariage arrangé par sa famille juive ultra-orthodoxe à New-York. Elle part pour Berlin. Après avoir appris sa grossesse, son mari part lui aussi pour l'Allemagne, avec son cousin, dans le but de la retrouver.

Cette mini-série (4 épisodes de 50 minutes environ) est inspirée d’une histoire vraie, celle de Deborah Feldman, qui a raconté son parcours dans son roman autobiographique Unorthodox : Le rejet scandaleux de mes racines hassidiques. Le scénario de la série prend des libertés par rapport à l’histoire originale mais s’en inspire fortement. Globalement, les flashbacks sur la vie d'Esty en tant que membre de la communauté hassidique sont pour la plupart empruntés au roman. Les événements qui lui arrivent à Berlin sont en général de la fiction (c’est d’ailleurs là que la série connaît, parfois, quelques petites faiblesses, notamment dans le troisième épisode), y compris la poursuite d'Esty par son mari avec son cousin, qui veut toutefois représenter la pression exercée par la communauté sur ses membres.