mercredi 17 juin 2020

The Looming Tower : dans les coulisses du 11 septembre



Adaptation du best-seller éponyme - et prix Pulitzer - de Lawrence Wright, The Looming Tower évoque les coulisses des événements qui ont conduit au drame du 11 septembre 2001, les rivalités entre la CIA et le FBI mais aussi, dans une moindre mesure, la trajectoire des terroristes qui ont détourné les avions le 11 septembre. 

Les principaux protagonistes de l’histoire sont John O’Neill, le chef du département antiterroriste du FBI, et Martin Schmidt, le chef du département antiterroriste de la CIA. Deux caractères bien trempés, à la tête de deux services rivaux qui ont du mal à partager leurs informations… Entre les deux, Richard Clarke, le conseiller aux questions de sécurité à la Maison Blanche, et sur le terrain, Ali Soufan, un agent du FBI d'origine libanaise, musulman et seul arabophone de la cellule antiterroriste de New York. 

Un bandeau au début de chaque épisode le précise : si certains éléments de la série ont été romancés ou inventés, l’histoire s’inspire bel et bien de faits réels. Pour l’appuyer, la série intègre d’ailleurs plusieurs images d’archives. Ainsi, par exemple, à la fin de l’épisode 9, on voit des images des auditions de la commission d’enquête sur les événements du 11 septembre où s’expriment le directeur de la CIA et Condoleezza Rice, la conseillère à la sécurité nationale de George W. Bush. On y entend mot pour mot ce qui était mis dans la bouche de ces deux personnages dans la reconstitution faite de ces auditions, peu de temps auparavant, dans la série. Des aveux assez affligeants de négligence et de rétention d’information, sans lesquels beaucoup de choses auraient pus se passer différemment le 11 septembre… 

mercredi 3 juin 2020

Space Force : The Office dans l'espace


Sept ans après la fin de The Office, Space Force signe le retour de Greg Daniels et Steve Carell dans une “série de bureau”, même si le bureau est ici une base militaire perdue au fin fond du Colorado. Steve Carell y incarne cette fois un Général quatre étoiles, tout juste promu chef de la toute nouvelle Space Force, avec pour mission d’envoyer à nouveau des américains sur la Lune en 2024. Il y a bien un peu de Michael Scott chez le Général Naird, même si le personnage est différent : c’est un de ces losers magnifiques que Steve Carell sait si bien rendre attachant. 

Série satirique, qui s’amuse de l’appareil administratif américain, de la rigidité militaire, des relations internationales, des rivalités avec la Russie ou la Chine ou des stratégies de communication douteuses… Space Force est aussi un pamphlet anti-Trump ! La Space Force, c’est quand même bien son idée dans la vraie vie ! Et la série s’en inspire largement, surfant sur les nombreuses moqueries essuyées par le projet du président américain. Un président qui, même s’il n’est jamais nommé dans la série, est souvent évoqué de manière à peine cachée : on sait bien qui est ce président impulsif et accro à twitter dont parle la série… Mais il n’y a pas que Donald Trump qui est tourné en dérision… sa femme Mélania aussi, qui s’autoproclame styliste pour les nouveaux uniformes ridicules de la Space Force ! 

lundi 11 mai 2020

The Eddy : pour l'amour du jazz


The Eddy, c’est le nom d’un club de jazz à Paris, tenu par Elliot, autrefois célèbre pianiste new-yorkais, et son associé Farid. Tandis qu’Elliot découvre que Farid est sans doute impliqué dans une affaire douteuse, dont même Amira, la femme de Farid, ne savait rien, sa fille Julie, une adolescente perturbée, débarque à Paris pour vivre chez son père. Eliott va devoir gérer ses relations difficiles avec sa fille tout en essayant de sauver le club…  

Produit notamment par Damien Chazelle (La La Land, Whiplash), la série compte 8 épisodes d’une heure environ, dirigés par plusieurs réalisateurs. Damien Chazelle lui-même réalise les deux premiers (qu’il a tournés en 35 mm !). Et il faut dire que le premier épisode est assez exceptionnel. Tout commence par un formidable plan séquence : l’immersion est immédiate dans le club de jazz. La suite de l’épisode est bien construite, rythmée, libre. On découvre les protagonistes et les enjeux de l’histoire. Et puis il y a la musique, le jazz ! On est tenu en haleine jusqu’au rebondissement, inattendu, à la fin de l’épisode. Vraiment excellent !

vendredi 8 mai 2020

Parlement : une série satirique sur les coulisses du parlement européen


Samy est un jeune nouvel assistant parlementaire qui ne connaît pas grand chose aux institutions européennes. Il débarque à Bruxelles au lendemain du vote du Brexit et est un peu perdu. Mais il se rendra vite compte que le parlementaire dont il est devenu l’assistant, un député centriste français, ne lui sera pas d’une grande aide. Se retrouvant avec un amendement à défendre sur les bras, à propos de la régulation de la pêche des requins, il va essayer de s'en tirer comme il peut... 

Une série sur les coulisses du Parlement européen ? Pas sûr, à priori, que le sujet passionne. Mais c’est une comédie. Et la saison de fait que 10 épisodes de 25 minutes… alors on peut se laisser tenter. Et franchement, ça vaut vraiment le coup ! Une très agréable surprise. 

dimanche 3 mai 2020

The Man in the High Castle : et si les nazis avaient gagné la guerre ?

Ce ne sont pas les Alliés qui ont remporté la Deuxième Guerre Mondiale mais l’Axe... Après que les nazis ont largué une bombe atomique sur Washington en décembre 1945, les Etats-Unis ont finalement capitulé en 1947. Le Troisième Reich et l’Empire du Japon se sont réparti le monde. L’Amérique est divisée en trois territoires : de la côte est aux Montagnes Rocheuses, elle est sous occupation nazie, avec New York comme capitale, la côte est est sous contrôle nippone avec San Francisco comme capitale, et une zone neutre sépare les deux empires.

En 1962, Adolf Hitler est malade et les tensions entre l’Allemagne et le Japon sont de plus en plus fortes. Mais de mystérieux films circulent en Amérique, associés à un homme qu’on appelle le “Maître du Haut-Château”. La Résistance s’efforce de les lui transmettre alors que les nazis tentent de les récupérer. Hitler est fasciné par ces films. En effet, dans ces films, ce sont les Alliés qui ont gagné la guerre !