Voilà deux ans qu'on l'attendait ! La saison 3 de Stranger Things est sortie le 4 juillet sur Netflix. Il ne m'a fallu que deux jours pour la dévorer... et me régaler ! On retrouve tout le fun de la série (certes, peut-être un petit peu perdu lors de la saison 2) et la nostalgie des années 80 (j'avais pile l'âge des héros ados dans la période où se passe l'histoire... je suis donc évidemment dans le coeur de cible !), mais la série joue aussi toujours à nous faire peur (et ça fonctionne !) et va même nous émouvoir dans le final (mais je ne dévoilerai rien...)
En tout cas, quel plaisir de retrouver toute la bande d'ados (Mike, Will, Dustin, Lucas, avec Eleven et Max), avec tous les personnages qui tournent autour d'eux (des anciens, dont certains prennent de l'ampleur, et quelques nouveaux), et cet univers fantastique inquiétant peuplé de monstres terrifiants. Et en plus, cette fois, il y a les Russes (ce n'est pas un gros spoiler... on l'apprend dès la scène d'ouverture du premier épisode !).
La série reste gorgée de pop culture, avec notamment plusieurs références cinéma. On pense au clin d'oeil à une scène culte de Rencontres du 3e type de Steven Spielberg au début de la saison, à The Thing de John Carpenter, Retour vers le futur ou L'histoire sans fin... Du lourd ! Sans oublier la musique et les looks improbables des 80's... D'ailleurs, à propos de musique, la bande originale, composée par Kyle Dixon et Michael Stein, est toujours excellente !
Bref, les Duffer Brothers ont encore fait du bon boulot ! Et on peut raisonnablement penser que ce n'est pas fini. La scène post-générique (oui, ne la ratez pas !) laisse bien entendre qu'on n'en a pas encore fini avec Will et ses amis, et les créatures de l'Upside Down... on ne va pas s'en plaindre ! Espérons juste que nous ne devrons pas attendre deux ans pour connaître la suite.
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La bande annonce de la saison 3 : https://www.youtube.com/watch?v=m1wa-GG4v1k
vendredi 5 juillet 2019
jeudi 27 juin 2019
When They See Us : une mini-série choc à voir absolument
En 1989, cinq adolescents noirs et latinos sont condamnés à tort pour le viol d'une joggeuse à Central Park. Ils seront condamnés sur la base d'aveux contraints, au terme d'interminables heures d'interrogatoire, sans la présence d'un avocat ni même de leurs parents, et malgré les nombreuses incohérences de l'enquête.
When They See Us (Dans leur regard en VF) est mini-série choc, sur fond de racisme, de violence policière et de justice défaillante, récemment sortie sur Netflix. Elle est découpée en quatre parties, chacune étant un petit film de plus d'une heure qui se focalise sur un aspect de l'histoire. La première partie évoque le fait divers et les aveux forcés des gamins ; la deuxième est sur le procès ; la troisième se centre sur les quatre ados âgés de moins de 16 ans au moment des faits, leur incarcération et leur sortie de prison quelques années après ; la quatrième est centrée sur le seul des ados à avoir eu 16 ans au moment des faits et qui a donc été emprisonnés dans une prison pour adultes. La fin de l'épisode 4 évoque la façon dont la vérité a finalement éclaté.
La série est forte et provoque des émotions contrastées chez le spectateur : colère, sidération, compassion... Au-delà du fait divers et du scandale judiciaire, des violences policière et des conditions carcérales, la série s'attache aussi aux proches des victimes, à leur désarroi, leur détresse, mais aussi leur amour et leur lutte au quotidien. La quatrième partie est absolument bouleversante, notamment grâce au jeune Jharrel Jerome (déjà vu dans Moonlight de Barry Jenkins) qui interprète Korey Wise. Le casting est d'ailleurs un des atouts majeurs de la série. Au milieu de quelques acteurs connus (Felicity Huffman, Vera Farmiga, Joshua Jackson ou John Leguizamo), éclatent de jeunes acteurs formidables, incroyablement justes et impliqués.
J'ai lu que quelques voix s'élevaient pour dire que la vision de la série pourrait être un peu trop indulgente envers les violences condamnables commises par les jeunes ce soir de 1989 à Central Park (mais qui n'avaient rien à voir avec l'agression de la joggeuse), et qui a provoqué la vague d'arrestation, et qu'elle proposerait une explication de l'erreur judiciaire trop exclusivement motivée par des motifs racistes... Mais nul ne peut aujourd'hui nier la réalité du scandale, quelles qu'en soit les motivations, dont le racisme fait incontestablement partie. Il faut enfin noter que l'Etat de New-York a tout de même fini par verser 41 millions de dollars de réparation pour les cinq adolescents !
Il y a bien sûr un message politique de la part d'Ava Duvernay, la productrice et réalisatrice de la série. Ainsi, elle ne cache pas le rôle médiatique joué par Donald Trump à l'époque. Il avait milité pour un rétablissement de la peine de mort dans l'Etat de New-York pour les cinq jeunes de Central Park (on voit les images d'une de ses interventions télé dans l'épisode 2). Et, récemment interviewé à ce propos, il croit toujours en leur culpabilité (et ne regrette évidemment aucune de ses prises de position de l'époque).
Remarquablement produite et interprétée, forte en émotion, révoltante sur ce qu'elle révèle, When They See Us est une mini-série à voir absolument !
Bande annonce de la série : https://www.youtube.com/watch?v=hllpT7n43qA
When They See Us (Dans leur regard en VF) est mini-série choc, sur fond de racisme, de violence policière et de justice défaillante, récemment sortie sur Netflix. Elle est découpée en quatre parties, chacune étant un petit film de plus d'une heure qui se focalise sur un aspect de l'histoire. La première partie évoque le fait divers et les aveux forcés des gamins ; la deuxième est sur le procès ; la troisième se centre sur les quatre ados âgés de moins de 16 ans au moment des faits, leur incarcération et leur sortie de prison quelques années après ; la quatrième est centrée sur le seul des ados à avoir eu 16 ans au moment des faits et qui a donc été emprisonnés dans une prison pour adultes. La fin de l'épisode 4 évoque la façon dont la vérité a finalement éclaté.
La série est forte et provoque des émotions contrastées chez le spectateur : colère, sidération, compassion... Au-delà du fait divers et du scandale judiciaire, des violences policière et des conditions carcérales, la série s'attache aussi aux proches des victimes, à leur désarroi, leur détresse, mais aussi leur amour et leur lutte au quotidien. La quatrième partie est absolument bouleversante, notamment grâce au jeune Jharrel Jerome (déjà vu dans Moonlight de Barry Jenkins) qui interprète Korey Wise. Le casting est d'ailleurs un des atouts majeurs de la série. Au milieu de quelques acteurs connus (Felicity Huffman, Vera Farmiga, Joshua Jackson ou John Leguizamo), éclatent de jeunes acteurs formidables, incroyablement justes et impliqués.
J'ai lu que quelques voix s'élevaient pour dire que la vision de la série pourrait être un peu trop indulgente envers les violences condamnables commises par les jeunes ce soir de 1989 à Central Park (mais qui n'avaient rien à voir avec l'agression de la joggeuse), et qui a provoqué la vague d'arrestation, et qu'elle proposerait une explication de l'erreur judiciaire trop exclusivement motivée par des motifs racistes... Mais nul ne peut aujourd'hui nier la réalité du scandale, quelles qu'en soit les motivations, dont le racisme fait incontestablement partie. Il faut enfin noter que l'Etat de New-York a tout de même fini par verser 41 millions de dollars de réparation pour les cinq adolescents !
Il y a bien sûr un message politique de la part d'Ava Duvernay, la productrice et réalisatrice de la série. Ainsi, elle ne cache pas le rôle médiatique joué par Donald Trump à l'époque. Il avait milité pour un rétablissement de la peine de mort dans l'Etat de New-York pour les cinq jeunes de Central Park (on voit les images d'une de ses interventions télé dans l'épisode 2). Et, récemment interviewé à ce propos, il croit toujours en leur culpabilité (et ne regrette évidemment aucune de ses prises de position de l'époque).
Remarquablement produite et interprétée, forte en émotion, révoltante sur ce qu'elle révèle, When They See Us est une mini-série à voir absolument !
Bande annonce de la série : https://www.youtube.com/watch?v=hllpT7n43qA
mardi 24 octobre 2017
Quelques pensées loufoques (volume 2)
Il y a quelques mois, j'avais publié sur mon blog quelques pensées doucement loufoques de mon cru, humble hommage au grand maître soixante-quinze dans ce domaine : Pierre Dac.
Comme l'exercice m'amuse, je me suis à nouveau prêté au jeu... Voici donc quelques nouvelles pensées, classées par catégorie :
Vie quotidienne
- Contrairement à une idée reçue, on n'a pas besoin de bigoudis pour friser le ridicule...
- La roue finit toujours par tourner, un peu comme le lait en dehors du frigo.
- Pour entrer dans un camping naturiste, rien ne sert de courir, il faut partir à poil.
- Pas besoin d'un tuba et de palmes pour faire la plonge dans un restaurant... sauf peut-être un jour de grande marée.
Comme l'exercice m'amuse, je me suis à nouveau prêté au jeu... Voici donc quelques nouvelles pensées, classées par catégorie :
Vie quotidienne
- Contrairement à une idée reçue, on n'a pas besoin de bigoudis pour friser le ridicule...
- La roue finit toujours par tourner, un peu comme le lait en dehors du frigo.
- Pour entrer dans un camping naturiste, rien ne sert de courir, il faut partir à poil.
- Pas besoin d'un tuba et de palmes pour faire la plonge dans un restaurant... sauf peut-être un jour de grande marée.
Culture / histoire
- Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les arbres morts au tracto-pelle, et les oxymores à la petite cuillère !
- Et dire que si le pape Grégoire 1er avait été fan de Star Trek, le chant grégorien serait en klingon...
- Et dire que si le pape Grégoire 1er avait été fan de Star Trek, le chant grégorien serait en klingon...
- Mais pourquoi n'y a-t-il pas d'accent circonflexe dans le mot circonflexe ?
- Comme le disait Archimède, on ne peut pas être à cheval sur les principes et à califourchon sur sa baignoire.
- Comme le disait Archimède, on ne peut pas être à cheval sur les principes et à califourchon sur sa baignoire.
Philosophie / religions
- L'avantage avec Jésus, c'est que, quoi qu'on dise de lui, il ne se retournera pas dans sa tombe !
- Je pense donc je suis. Je panse donc j'essuie. Je ponce donc je sue. Je pince donc j'y suis. Je pense... que je vais m'arrêter là !
- N'en déplaise à certains journalistes sportifs, la question du libre arbitre ne sera pas réglée avec l'arbitrage vidéo !
Bon sens
- Pierre qui roule n'amasse pas mousse. Ceci dit, Paul non plus !
lundi 22 mai 2017
Mon nouveau blog cinéma
J'ai décidé de créer un nouveau blog pour mes critiques cinéma. Et j'essaierai désormais d'y poster au moins un avis express sur chaque film que je verrai au cinéma, et une critique un peu plus longue pour les films que j'aurai particulièrement apprécié.
Je ne publierai plus de critique de films ici et je garderai ce blog pour des articles sur tous les autres sujets (jeux de société, science-fiction, musique...)
Voici donc l'adresse de mon nouveau blog Le cinéma de Vincent : http://cinemadevincent.blogspot.fr/
Je ne publierai plus de critique de films ici et je garderai ce blog pour des articles sur tous les autres sujets (jeux de société, science-fiction, musique...)
Voici donc l'adresse de mon nouveau blog Le cinéma de Vincent : http://cinemadevincent.blogspot.fr/
mercredi 10 mai 2017
Problemos : une joyeuse satire politiquement incorrecte
Un couple, Jeanne et Victor, avec leur fille, font une halte pour revoir l'ancien prof de yoga de Jeanne, dans une communauté de zadistes qui protestent contre le projet de construction d'un parc aquatique et qui résistent à la société de consommation. Un matin, la barrière de CRS devant leur camp a disparu. Mais ils se rendent vite compte qu'une pandémie mondiale a tué tout le monde autour d'eux. Ils se retrouvent seuls au monde... et leurs idéaux vont commencer à se fissurer.
Problemos est une vraie satire, plutôt politiquement incorrecte, très ancrée dans la réalité de notre société aujourd'hui. Il y est question, pelle-mêle, d'alter-mondialisme, de consommation, de technologies, de capitalisme, de téléréalité, de vie en communauté, de propriété, de question des genres... le tout, évidement, traité avec ironie. Car ça reste une comédie. Et c'est vraiment drôle. On y retrouve l'humour d'Eric Judor (on pense en particulier à la série Platane), souvent absurde et régressif (j'adore ça !) mais aussi assez grinçant et même noir (il y a des morts... et pas qu'un !). Les dialogues sont souvent très drôles (les cercles de parole !) et les situations cocasses (les funérailles au bord de la rivière !). La galerie de personnages gentiment loufoques est très bien incarnée par les différents acteurs, avec une mention spéciale à Marc Fraize, la révélation du casting.
Bref, Problemos est une vraie bonne comédie, bien ancrée dans notre société actuelle. Un divertissement loin d'être bête !
Problemos est une vraie satire, plutôt politiquement incorrecte, très ancrée dans la réalité de notre société aujourd'hui. Il y est question, pelle-mêle, d'alter-mondialisme, de consommation, de technologies, de capitalisme, de téléréalité, de vie en communauté, de propriété, de question des genres... le tout, évidement, traité avec ironie. Car ça reste une comédie. Et c'est vraiment drôle. On y retrouve l'humour d'Eric Judor (on pense en particulier à la série Platane), souvent absurde et régressif (j'adore ça !) mais aussi assez grinçant et même noir (il y a des morts... et pas qu'un !). Les dialogues sont souvent très drôles (les cercles de parole !) et les situations cocasses (les funérailles au bord de la rivière !). La galerie de personnages gentiment loufoques est très bien incarnée par les différents acteurs, avec une mention spéciale à Marc Fraize, la révélation du casting.
Bref, Problemos est une vraie bonne comédie, bien ancrée dans notre société actuelle. Un divertissement loin d'être bête !
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