jeudi 14 juillet 2011

Les motets de J.S. Bach, vous connaissez ?

Johann Sebastian Bach reste mon compositeur préféré, celui dont la musique m'accompagne toujours avec un plaisir sans cesse renouvelé. Parmi ses oeuvres sacrées, les Motets ne sont pas les plus connues... alors qu'il s'agit de vrais chefs d'oeuvres. Je possède la très belle version de Philippe Herreweghe depuis de nombreuses années mais j'ai acheté dernièrement une version tout à fait remarquable, disponible pour une bouchée de pain chez un éditeur économique.
Sous la direction de Nicol Matt, le choeur de chambre d'Europe fait preuve d'une belle homogénéité dans ces oeuvres chorales d'une redoutable difficulté. Une belle dynamique (le début de "Komm, Jesu Komm", peut-être mon motet préféré) et une grande précision dans la gestion des masses chorales. Un CD idéal pour découvrir ces oeuvres... Et en plus, à ce prix-là, il ne faut vraiment pas s'en priver !
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Johann Sebastian Bach : Motets. Choeur de chambre d'Europe, Ensemble de solistes, direction Nicol Matt (Brilliant Classics BRIL94045)

mercredi 18 mai 2011

The Tree of Life : une expérience unique !

The tree of life est plus qu'un film. C'est une expérience unique, visuelle et, j'ose le dire, spirituelle. C'est vrai, on peut être déconcerté par la narration du film qui ne "raconte" pas vraiment une histoire. Mais il faut se laisser emporter par le film, accepter de ne pas forcément tout comprendre tout de suite et juste se laisser immerger. Vivre l'expérience !
Le rapprochement avec "2001, l'odyssée de l'espace" de Kubrick paraît évidente. Le rythme lent, le propos philosophique, le flashback abyssal (encore plus loin que Kubrick : jusqu'aux origines de l'univers !), la fin mystérieuse qui ouvre plusieurs interprétations possibles. 
Mais là où Kubrick posait un regard d'agnostique, Terrence Mallick propose la vision d'un croyant. Les références bibliques sont nombreuses, à commencer par le livre de Job, cité comme préface au film ou le titre du film lui-même, en référence à la Genèse. Plusieurs fois, la voix off s'adresse à Dieu, par des prières. 
Et il y a, bien-sûr, la maîtrise parfaite de la caméra de Mallick. Elle accentue les perspectives, filme à hauteur d'enfants ou en contre-plongée, virevolte ou prend le temps de nous laisser admirer des images sublimes. Et puis, il y a l'évocation de l'enfance et l'adolescence de Jack, son apprentissage de la vie, les deux figures opposées de ses parents, la mère qui représente la grâce et la douceur, et le père, image de la nature, rude et violente. La fin du film divise les critiques... Je l'ai trouvée bouleversante !
Finalement, je n'ai qu'une envie : revoir le film. Pour revivre l'expérience, et pour trouver quelques réponses aux questions qui demeurent après un premier visionage... Un très grand film !

mardi 1 mars 2011

True Grit : un western, un vrai... mais pas seulement !

True Grit, c'est d'abord un western. Un vrai. Avec une histoire de vengeance, de grandes chevauchées dans des paysages magnifiques, des justiciers et des hors-la-loi, des duels à coup de colts et de winchesters et des haricots cuits sur un feu de bois. Bref, les frères Coen ont réussi un vrai film de genre. Mais pas seulement... 
On y souligne aussi l'incapacité de la justice des hommes à rendre véritablement justice. Le film s'ouvre sur une scène de pendaison qui en dit long, à plusieurs niveaux. Comme souvent chez les frères Coen, les références bibliques ne manquent pas (à commencer par le textes des Proverbes mis en exergue) et le thème de la grâce face à la justice s'impose. La grâce qui naîtra dans le film de la rencontre entre une adolescente obstinée qui n'a pas froid aux yeux et un vieux marshall alcoolique et solitaire. Une grâce qui trouvera son apothéose dans l'ultime chevauchée nocturne... Sous cet angle, True Grit n'est pas sans une certaine dimension mystique. 
Au niveau de la forme, il faut souligner la qualité de la photographie : les images sont sublimes. Comme toujours chez les frères Coen, les dialogues sont incisifs, notamment dans les joutes verbales entre Cogburn le marshall et LaBoeuf le rangers. Les acteurs sont impeccables (avec une mention spéciale pour Jeff Bridges). Très bonne bande son aussi. Bref, encore un grand film des frères Coen. Le western n'est pas mort !

vendredi 3 décembre 2010

Monsters : original et inclassable

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Il y a 6 ans de cela, une sonde spatiale transportant des particules d’une forme de vie extra-terrestre s'écrase au Mexique. Depuis, la moitié du pays est en quarantaine et une muraille gigantesque a été érigée à la frontière américaine pour se protéger de redoutables créatures qui sont apparues dans la région.
Monsters est un film de monstres inclassable. Si vous vous attendez à un film d'action gore qui vous scotche sur votre fauteuil, vous serez déçus. Mais si vous êtes prêts à vous laisser surprendre par un film qui mêle science-fiction, road movie, histoire d'amour, fable écolo...  alors vous ne serez pas déçus. 
Monsters est en effet un peu tout cela à la fois. Avec un rythme assez lent, le réalisateur prend le temps de nous montrer des paysages de désolation impressionnants ou simplement beaux. J'ai un peu pensé aux films de Terrence Malick, ce n'est pas peu dire !
Le film trouve son apothéose dans une fin pleine d'émotion et de poésie, avant une dernière pirouette du scénario assez surprenante. Et finalement, à la fin du film, on se demande qui sont véritablement les monstres : pas sûr que ce soient ceux qui sont venus de l'espace...
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Monsters, un film de Gareth Edwards

mercredi 4 août 2010

Inception : énoooorme !

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Inception est un film où on n'est jamais vraiment sûr de savoir à quel niveau du rêve ou de la réalité on se trouve. Les premières minutes du film donnent d'ailleurs le ton : on a l'impression de sauter du coq à l'âne. On s'accroche, on essaye de suivre, on se dit qu'on va finir par comprendre...
L'explication arrive enfin : Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) pénètre dans les rêves des gens pour s'y approprier les secrets cachés. Ces derniers sont en général cachés, dans le monde des rêves, dans des coffres-forts. Mais cette fois, pour des raisons que je ne vous expliquerai pas (allez voir le film !), il ne va pas s'approprier un secret mais implanter une idée dans le subconscient d'un individu. Mais pour cela il devra pénétrer très loin... Et ça donne le vertige puisqu'il devra se rendre dans le rêve d'un rêve d'un rêve. Et comme le temps passe plus lentement dans un rêve, alors, dans le rêve d'un rêve, vous imaginez ! 10 secondes dans la réalité, ça fait 3 minutes dans un rêve et une heure dans le rêve du rêve...
La tension, le suspense lié à l'imbrication de ces différents niveaux de rêve imbriqués les uns dans les autres nous scotche au fauteuil. Pas le temps de s'ennuyer. La réalisation de Christopher Nolan est parfaite : tantôt nerveuse, tantôt lyrique. Le scénario est malin (il y a du Philip K. Dick dans cette imbrication de la réalité et du rêve), porté par une très bonne bande originale.
En tout cas, quel soulagement, à la fin, quand on retrouve la réalité... mais est-on si sûr que c'est la réalité ? Inception ? C'est juste énooorme !