mercredi 25 décembre 2024

Shrinking (saison 2) : Confirmation pour la série feel-good du moment

 

La deuxième saison de la série feel-good du moment sur Apple TV+ vient de se terminer. Sans révolutionner le genre, Shrinking est une série très attachante, qu’on regarde avec plaisir, pour sa galerie de personnages réjouissants et sa façon légère d’aborder des sujets graves. 

On est clairement dans la lignée de Ted Lasso, cette fois non pas dans le milieu du football mais de la psychothérapie. Enfin disons que c’est le contexte de la série, le cadre de l’action, mais il ne faut pas s’attendre à une série du genre d’En thérapie ! Les trois personnages principaux sont psychothérapeutes et partagent le même cabinet mais c’est avant tout un prétexte pour bâtir une comédie chorale autour de nombreux personnages. Jimmy est en deuil depuis le décès soudain de sa femme Tia dans un accident de voiture, Gaby était la meilleure amie de Tia et Paul est atteint de la maladie de Parkinson. 

Autant dire qu’avec un tel pitch, on aurait pu s’attendre à une série larmoyante or c’est avant tout une comédie, une série légère aux dialogues vifs et aux personnages savoureux. Tout comme Ted Lasso, Shrinking est certes pétrie de bons sentiments mais c’est surtout très drôle et très bien joué. Harrison Ford en vieux psychothérapeute bougon et de mauvaise foi, ça vaut le détour ! 

Cela n’empêche pas la série d’aborder des sujets aussi sérieux voire graves que le deuil, la maladie, les traumatismes, la culpabilité et la honte... Elle parle aussi de la complexité des relations familiales, dans le couple, entre parents et enfants, ou de l’importance de l’amitié, la fidélité, l’engagement… tout cela non seulement avec les trois personnages principaux mais aussi tous ceux qui les entourent. Forcément, la série réserve aussi quelques moments d’émotion. Ainsi, le dernier épisode de la saison 2 fait tout pour nous mettre la larme à l’oeil… C'est le jeu de ce genre de série, et Shrinking parvient à trouver plutôt un bon équilibre tout en gardant sa légerté et son humour. 

Une saison 3 a déjà été comandée, et on s'en réjouit. 

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Shrinking, une série créée par Jason Segel, Bill Lawrence, Brett Goldstein (II)
avec Jason Segel, Harrison Ford, Jessica Williams (II)
2 saisons disponibles sur Apple TV+

lundi 23 décembre 2024

Dune - Prophecy : En attendant la suite...

 

Quelques 10000 ans avant la naissance de Paul Atréides et les événements racontés dans Dune, une communauté de soeurs (qui deviendra ensuite le Bene Gesserit), dirigée par Valya Harkonnen, et secondée par sa soeur Tula, met en place une stratégie à très long terme pour contrôler l’empire. Mais elles devront d’abord faire face à un redoutable ennemi mystérieux et inattendu. 

Dune : Prophecy se présente vraiment comme la série préquelle des deux films de Denis Villeneuve. On est clairement dans le même univers visuel et c’est probablement là la première qualité de la série. Ça a de la gueule et le potentiel est là ! 

Le récit, qui tourne essentiellement autour d’intrigues politiques, lorgne un peu du côté de Game of Thrones. Pourquoi pas ? Ça se défend tout à fait. Mais la série manque quand même un peu de souffle, même si le dernier épisode s’emballe (un peu trop d’ailleurs)… 

En réalité, cette saison 1 ressemble plus à une longue et assez luxueuse introduction à l’univers étendu de Dune. A la fin de la saison, les pions sont en place, les enjeux sont posés… il faudra attendre la saison 2 pour que la série décolle vraiment et développe tout son potentiel. En tout cas on l’espère !

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Dune : Prophecy, une sériée créée par Diane Ademu-John
avec Emily Watson, Olivia Williams, Travis Fimmel
Disponible sur Max

samedi 21 décembre 2024

Ne dis rien : Une plongée saisissante dans les eaux troubles de l’IRA

 

Irlande du Nord, en 1972, Jean McConville, une veuve mère de dix enfants, est enlevée chez elle par des membres de l’IRA, accusée d’être une indic au service de l’armée britannique. Au même moment, Dolours et Marian, deux soeurs dont le père est un militant de l’IRA veulent elles aussi s’engager dans la lutte contre la présence britannique en Irlande. 

Adaptation à l’écran du livre éponyme du journaliste d’investigation américain Patrick Radden Keefe, la série est passionnante pour l’immersion qu’elle propose au sein de l’IRA, au coeur des troubles de la guerre civile en Irlande du Nord, ses enjeux, ses stratégies de guerre, les méthodes radicales utilisées, y compris du côté de la police britannique… Le récit pose la question : jusqu’où est-on prêt à aller pour ses convictions et à quel prix ? 

Le récit s’étend sur une trentaine d’années, jusqu’au décès de Dolours Price, principale témoin de l’histoire. On a le temps de voir l’évolution des différents personnages de l’intrigue, leurs choix personnels et politiques, leurs combats, leur radicalité, leurs compromissions parfois… mais aussi leurs doutes et leurs remords, des années après les faits. Auraient-il pu, auraient-ils dû, agir autrement ? La série n’oublie pas non plus les victimes collatérales du conflit, notamment les “disparus” et leurs familles. 

La série est dense, tendue, intense. Elle réserve aussi des moments d’une grande densité émotionnelle, surtout vers la fin. Je pense par exemple à l’épisode qui évoque la grève de la fin des deux soeurs en prison, ou celui de la recherche du corps de leur mère par les enfants de Jean McConville, des années après sa disparition. 

Bref, Ne dis rien est une excellente série, troublante à plusieurs égards, qui suscite un certain nombre de questions… Il faut aussi noter qu’elle bénéficie d’un casting remarquable, en particulier Lola Petticrew et Hazel Doupe dans le rôle des deux soeurs Price. Assurément une des meilleures séries de l’année.

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Ne dis rien, une sériée créée par Joshua Zetumer
avec Lola Petticrew, Hazel Doupe, Anthony Boyle

samedi 30 novembre 2024

Espion à l'ancienne : Un bonbon un peu sucré mais qu’on déguste avec une réelle gourmandise

 

Charles se morfond depuis le décès de son épouse, de la maladie d’Alzheimer. Alors que sa fille l’encourage à trouver une activité, il répond à une petite annonce et est engagé par une détective privée pour une mission d'infiltration dans une maison de retraite, afin de démasquer l’auteur de vols au sein de l’établissement. 

Espion à l’ancienne (A Man on the Inside en vo) est une mini-série feel-good qui est, certes, un bonbon un peu sucré mais qu’on déguste avec une réelle gourmandise, surtout qu'elle a le bon goût de ne compter que 8 épisodes. Si c’est avant tout une série de comédie, la recette est bien équilibrée entre humour et émotion, légèreté et gravité. Les différents personnages, les dialogues et les situations sont assez savoureuses, mais la série évoque aussi plusieurs sujets très sérieux, et d’une jolie façon, comme le deuil, le veuvage, la vieillesse, la fin de vie, mais aussi l’amitié, la relation des parents avec leurs enfants adultes… Le tout est traité avec bienveillance et générosité. 

Dans le rôle de Charles, on retrouve le toujours impeccable et pince-sans-rire Ted Danson (The Good Place, également créée par Michael Schur), entouré d’un joli casting dans lequel on retrouve quelques acteurs de Brooklyn Nine-Nine, du même Michael Schur. Si vous avez aimé ces deux séries, vous devriez aussi apprécier Espion à l’ancienne... 

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Espion à l'ancienne, une série créée par Michale Schur
avec Ted Danson, Mary Elizabeth Ellis, Lilah Richcreek Estrada
Disponible sur Netflix

lundi 11 novembre 2024

The Penguin : Une pure série de gangsters dans l’univers poisseux de Gotham

 

Oswald Cobb, simple homme de main dans la pègre de Gotham, rêve de devenir le boss… pour rendre sa mère fière. Et il est prêt à tout pour y arriver. Dénigré à cause de son physique et de son handicap, il est aussi animé d’un sentiment de vengeance. Mais sa plus grande adversaire se révélera être une femme, Sofia Falcone, surnommée la tueuse au pendu, dont la sortie surprise de l’asile d’Arkham va rebattre les cartes. 

La série spin off du Batman de Matt Reeves est une pure série de gangsters, très sombre et violente. Elle décrit la prise de pouvoir d’un monstre, qui se révèle comme tel au fil des épisodes (le paroxysme étant atteint au cours d’une scène glaçante dans le dernier épisode). On est bien dans l’univers dark du film de Matt Reeves, dans un Gotham toujours très glauque… mais sans Batman, même si l’action de la série démarre tout de suite après les événements du film. 

L’absence de l’homme chauve-souris se fait quand même un peu sentir, il faut bien l’avouer... mais la série se révèle toutefois très bonne dans son genre, et enrichit de manière évidente le Batverse de Matt Reeves, avec un Pingouin très éloigné de celui qui était proposé par Tim Burton dans son film baroque de 1992. Celui-ci est poisseux et inquiétant. 

La série est portée par une double prestation de haut vol. Celle de Colin Farrel, évidemment, plus que méconnaissable dans la peau d’Oswald Cobb, alias le Pingouin. Et celle de Cristin Milioti, étonnante en Sofia Falcone trouble et froide. 

Enfin, à la fin de l’ultime épisode, comme en témoigne le fameux signe de Batman projeté dans le ciel de Gotham, tout est prêt pour The Batman 2. Avec, cette fois, le retour de Bruce Wayne, qui trouvera sans doute dans le Pingouin un redoutable adversaire. 

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The Penguin, une série créée par Lauren LeFranc
avec Colin Farrell, Cristin Milioti, Rhenzy Feliz
8 épisodes disponbles sur Max