On sent que Guillermo Del Toro s'est fait plaisir en réalisant Pacific Rim. Rien que le pitch en dit long : des monstres géants et destructeurs (les kaijus) surgissent des profondeurs des océans, via une brèche entre deux mondes. Pour répliquer à ces attaques, les humains s'unissent pour créer des robots géants (les jaegers), pilotés par deux humains reliés entre eux et à la machine par des connexions neuronales. Si ce n'est pas un truc de geek, ça !!!
Après, il faut bien l'avouer, le scénario est hyper-prévisible. On devine presque chaque événement avant qu'il se produise, on imagine dès le début quels héros vont mourir et lesquels survivront. On sait que les monstres vont finir par perdre... Mais on s'en fout ! L'intérêt du film est ailleurs : dans les monstres, les robots et les combats ! Et là, on sent qu'ils se sont vraiment éclaté dans la création des monstres. Ils sont tous différents : énormes, destructeurs, effrayants... Les scènes de combats, nombreuses évidemment, sont hallucinantes, grâce à des effets spéciaux bluffants. Un truc de fou !
A noter : un petit rôle assez savoureux confié à Ron Perlman, acteur fétiche du réalisateur, en trafiquant d'organes de kaijus.
Il faut prendre ce film pour ce qu'il est : un blockbuster d'action hyper divertissant. Il ne faut pas y chercher des messages philosophiques ou politiques. Juste le prendre au premier degré. Comme un gros kiff de geek. Et là, on en a pour son argent !
lundi 22 juillet 2013
mardi 9 juillet 2013
Moi j'aime pas les jeux coopératifs, mais j'aime bien Hanabi !
Le Spiel des Jahres (jeu de l'année en Allemagne) a été décerné hier. Il s'agit de la plus prestigieuse récompense dans le petit monde des jeux de société. Depuis quelques années, un Kennerspiel est aussi décerné, un prix pour les connaisseurs, pour des jeux un peu plus complexes et riches. Or, cette années, les deux prix ont été attribués à des jeux coopératifs : Hanabi (d'Antoine Bauza) pour le Spiel etAndor (de Michael Menzel) pour le Kennerspiel.
Les jeux coopératifs sont une tendance lourde depuis quelque temps... Il s'agit, non pas de se battre les uns contre les autres, mais de réussir ensemble un objectif commun. Le concept est intéressant... Mais moi je n'aime pas les jeux coopératifs ! Sauf Hanabi.
En général, je m'ennuie dans un jeu coopératif. Comme il s'agit d'optimiser ses actions, en général un meneur (celui qui connaît le mieux le jeu) dicte seul aux autres les actions à faire. Les autres suivent... Ou alors il faut jouer sans se concerter... et c'est un peu triste.
Cet écueil ne se rencontre pas dans une partie d'Hanabi. C'est un petit jeu de cartes malin. Il s'agit de faire le plus beau feu d'artifice possible en faisant ensemble des suites de cartes dans 4 couleurs différentes. L'originalité du jeu vient du fait qu'on tient ses cartes à l'envers, si bien qu'on ne voit jamais ses propres cartes alors qu'on voit celles de tous les autres joueurs. A son tour, on a le choix entre trois actions : donner une indication sur la main d'un autre joueur (avec des règles et des restrictions précises), défausser une carte ou jouer une de nos cartes pour tenter de faire progresser une suite. Mais attention, on n'a le droit qu'à quelques erreurs, sinon le jeu est terminé. Le jeu est tendu, les parties rapides, le mécanisme original et le prix tout doux. Le jeu est déjà sorti en France depuis un certain temps, nul doute que le Spiel reçu relancera les ventes. Et c'est tant mieux !
Parce que je n'aime pas les jeux coopératifs... mais j'aime bien Hanabi !
Les jeux coopératifs sont une tendance lourde depuis quelque temps... Il s'agit, non pas de se battre les uns contre les autres, mais de réussir ensemble un objectif commun. Le concept est intéressant... Mais moi je n'aime pas les jeux coopératifs ! Sauf Hanabi.
En général, je m'ennuie dans un jeu coopératif. Comme il s'agit d'optimiser ses actions, en général un meneur (celui qui connaît le mieux le jeu) dicte seul aux autres les actions à faire. Les autres suivent... Ou alors il faut jouer sans se concerter... et c'est un peu triste.
Cet écueil ne se rencontre pas dans une partie d'Hanabi. C'est un petit jeu de cartes malin. Il s'agit de faire le plus beau feu d'artifice possible en faisant ensemble des suites de cartes dans 4 couleurs différentes. L'originalité du jeu vient du fait qu'on tient ses cartes à l'envers, si bien qu'on ne voit jamais ses propres cartes alors qu'on voit celles de tous les autres joueurs. A son tour, on a le choix entre trois actions : donner une indication sur la main d'un autre joueur (avec des règles et des restrictions précises), défausser une carte ou jouer une de nos cartes pour tenter de faire progresser une suite. Mais attention, on n'a le droit qu'à quelques erreurs, sinon le jeu est terminé. Le jeu est tendu, les parties rapides, le mécanisme original et le prix tout doux. Le jeu est déjà sorti en France depuis un certain temps, nul doute que le Spiel reçu relancera les ventes. Et c'est tant mieux !
Parce que je n'aime pas les jeux coopératifs... mais j'aime bien Hanabi !
---------------------------
Hanabi, sur le site de l'éditeur
mercredi 19 juin 2013
Man of Steel : un sacré coup de jeune à Superman !
Pari réussi pour le duo Zach Snyder / Christopher Nolan : Man of Steel donne un sacré coup de jeune à Superman ! C'est à la fois film de super-héros revisité et excellent film de science-fiction.
Le prologue du film se déroule sur Krypton, avant même la naissance du futur Superman. L'immersion dans ce monde sur le point de disparaître est bien réussie. On y fait la connaissance des parents de Kal-El (le futur superman) et du méchant, le général Zod.
Ensuite, par plusieurs flashbacks successifs, on découvre Clark Kent / Superman en quête d'identité, incompris et isolé de ses camarades mais protégé par ses parents adoptifs.
Les choses commencent à s'animer avec l'arrivée sur terre du général Zod, jusqu'au long final épique extrêmement spectaculaire. Ca va dans tous les sens, on en prend plein les yeux et les effets spéciaux sont vraiment bluffants. On est scotché dans son fauteuil jusqu'au duel final !
La fin est aussi très bien amenée, avec l'émergence de la couverture de Superman en Clark Kent en tant que reporter au Daily Planet... mais avec, à la toute fin du film, une variante non négligeable par rapport au Superman que l'on connaissait.
On perçoit bien la patte de Christopher Nolan,qui produit le film, avec ce Superman plus sombre et tourmenté qu'à l'accoutumée. Une impression accentuée avec la musique efficace de Hans Zimmer, compositeur attitré de Nolan.
On le sait, Superman est probablement le super-héros le plus "christique". Evidemment, un enfant envoyé par son père sur terre pour sauver l'humanité... ça rappelle quelqu'un ! Et Man of Steel utilise la symbolique très largement. Il est incompris, rejeté par les hommes ; il y a un plan évident au début du final où Superman se tient, dans l'espace, les bras en croix, avant d'aller sauver l'humanité ; et, cerise sur le gâteau, au moment où il se révèle en tant que Superman, il a 33 ans !
Henry Cavill est tout à fait convaincant en Superman. Le personnage de Loïs Lane est beaucoup plus intéressant que l'image un peu nunuche que j'en avais. Le général Zod est un vrai méchant digne de ce nom (on adore le détester !). A noter aussi, la très belle prestation de Kevin Costner dans le rôle du père adoptif de Superman.
Enfin, en arrière-plan, on peut noter un argument écolo (sur la surexploitation de la planète), quelques thèmes de société (eugénisme, colonisation) et quelques thèmes psychologiques (paternité et maternité adoptive, recherche d'identité, peur de la différence). C'est donc loin d'être un simple film d'action spectaculaire mais creux...
Bref, Man of Steel est une très belle réussite. Un vrai film de super-héros mais revisité, un très bon film de science-fiction spectaculaire, épique, et pas bête du tout. C'est tout simplement, à ce jour, LE blockbuster de l'année !
Le prologue du film se déroule sur Krypton, avant même la naissance du futur Superman. L'immersion dans ce monde sur le point de disparaître est bien réussie. On y fait la connaissance des parents de Kal-El (le futur superman) et du méchant, le général Zod.
Ensuite, par plusieurs flashbacks successifs, on découvre Clark Kent / Superman en quête d'identité, incompris et isolé de ses camarades mais protégé par ses parents adoptifs.
Les choses commencent à s'animer avec l'arrivée sur terre du général Zod, jusqu'au long final épique extrêmement spectaculaire. Ca va dans tous les sens, on en prend plein les yeux et les effets spéciaux sont vraiment bluffants. On est scotché dans son fauteuil jusqu'au duel final !
La fin est aussi très bien amenée, avec l'émergence de la couverture de Superman en Clark Kent en tant que reporter au Daily Planet... mais avec, à la toute fin du film, une variante non négligeable par rapport au Superman que l'on connaissait.
On perçoit bien la patte de Christopher Nolan,qui produit le film, avec ce Superman plus sombre et tourmenté qu'à l'accoutumée. Une impression accentuée avec la musique efficace de Hans Zimmer, compositeur attitré de Nolan.
On le sait, Superman est probablement le super-héros le plus "christique". Evidemment, un enfant envoyé par son père sur terre pour sauver l'humanité... ça rappelle quelqu'un ! Et Man of Steel utilise la symbolique très largement. Il est incompris, rejeté par les hommes ; il y a un plan évident au début du final où Superman se tient, dans l'espace, les bras en croix, avant d'aller sauver l'humanité ; et, cerise sur le gâteau, au moment où il se révèle en tant que Superman, il a 33 ans !
Henry Cavill est tout à fait convaincant en Superman. Le personnage de Loïs Lane est beaucoup plus intéressant que l'image un peu nunuche que j'en avais. Le général Zod est un vrai méchant digne de ce nom (on adore le détester !). A noter aussi, la très belle prestation de Kevin Costner dans le rôle du père adoptif de Superman.
Enfin, en arrière-plan, on peut noter un argument écolo (sur la surexploitation de la planète), quelques thèmes de société (eugénisme, colonisation) et quelques thèmes psychologiques (paternité et maternité adoptive, recherche d'identité, peur de la différence). C'est donc loin d'être un simple film d'action spectaculaire mais creux...
Bref, Man of Steel est une très belle réussite. Un vrai film de super-héros mais revisité, un très bon film de science-fiction spectaculaire, épique, et pas bête du tout. C'est tout simplement, à ce jour, LE blockbuster de l'année !
jeudi 13 juin 2013
Star Trek Into Darkness : un space opera réussi
Des effets spéciaux spectaculaires, de l'action trépidante, ce qu'il faut d'humour : mission accomplie pour le second Star Trek d'Abrams ! On regarde avec plaisir ce space opera assez flamboyant et très divertissant.
Au rayon des satisfactions, il y a d'abord l'excellent Benedict Cumberbatch dans le rôle du méchant Khan : glacial à souhait ! La casting est d'ailleurs globalement réussi, l'équipage rajeuni de l'Enterprise fonctionne toujours bien. Autre satisfaction : on voit enfin des Klingons... mais trop courtement ! Par contre, là, ils sont fâchés et on devrait les voir dans le prochain épisode !
D'ailleurs, Star Trek into Darkness, c'est un peu un Star Trek I bis. Le scénario s'attache en particulier à approfondir la relation Kirk - Spock. Maintenant, ils ont une relation complice et au prochain opus (qui ne devrait pas être réalisé par JJ Abrams), Star Trek devrait enfin partir en exploration de mondes inconnus !
Le cinéma d'Abrams reste du cinéma léger, spectaculaire et divertissant. Très bien fait et efficace, avec ses références habitueles, Spielberg en tête : la scène d'ouverture, c'est Indiana Jones dans l'espace ! N'attendez pas de profondes réflexions métaphysiques ou de l'émotion à fleur de peau... mais deux heures de space opera rythmé et spectaculaire, ça ne se refuse pas !
Au rayon des satisfactions, il y a d'abord l'excellent Benedict Cumberbatch dans le rôle du méchant Khan : glacial à souhait ! La casting est d'ailleurs globalement réussi, l'équipage rajeuni de l'Enterprise fonctionne toujours bien. Autre satisfaction : on voit enfin des Klingons... mais trop courtement ! Par contre, là, ils sont fâchés et on devrait les voir dans le prochain épisode !
D'ailleurs, Star Trek into Darkness, c'est un peu un Star Trek I bis. Le scénario s'attache en particulier à approfondir la relation Kirk - Spock. Maintenant, ils ont une relation complice et au prochain opus (qui ne devrait pas être réalisé par JJ Abrams), Star Trek devrait enfin partir en exploration de mondes inconnus !
Le cinéma d'Abrams reste du cinéma léger, spectaculaire et divertissant. Très bien fait et efficace, avec ses références habitueles, Spielberg en tête : la scène d'ouverture, c'est Indiana Jones dans l'espace ! N'attendez pas de profondes réflexions métaphysiques ou de l'émotion à fleur de peau... mais deux heures de space opera rythmé et spectaculaire, ça ne se refuse pas !
mercredi 5 juin 2013
Le passé : un film bouleversant et vrai
Le Passé d'Asghar Farhadi est un film bouleversant qui commence pourtant de façon banale. Un homme revient en France, quatre ans après avoir quitté sa femme, pour régler administrativement son divorce. La femme a refait sa vie, les enfants dans la famille recomposée sont plus ou moins perturbés...
Mais petit à petit on se rend compte que la réalité est bien plus complexe. Le passé refait surface, par petites touches successives, dévoilé à la manière d'une enquête avec ses révélations, ses fausses pistes, ses rebondissements. Plus le film avance, plus il prend de l'ampleur émotionnelle, de l'épaisseur psychologique. Jusqu'à une scène finale sublime. Une des plus fortes qu'il m'ait été donné de voir au cinéma. Elle nous hante longtemps après la fin du générique...
Le passé est un film plein d'humanité. Un film bouleversant et vrai. Filmé avec sensibilité et beaucoup de pudeur. Il y est question d'amour, de pardon, de jalousie, de mensonge, de paternité, de vie et de mort... Un film d'une grande richesse.
Il est aussi magistralement interprété. Bérénice Bejo, bien-sûr (elle a obtenu le prix d'interprétation à Cannes pour ce rôle) mais tous sont excellents, y compris les enfants. Le petit qui joue le rôle de Fouad est bluffant ! Le film a reçu aussi le prix du jury oecuménique de Cannes, largement mérité.
Si le film est encore en salle près de chez vous, surtout ne le ratez pas !
Inscription à :
Articles (Atom)





