mardi 31 juillet 2012

The Dark Knight Rises : fin d'une trilogie qui fera date

Encore un film très attendu ! Après les deux premiers Batman de Christopher Nolan (et après son génial Inception), il ne pouvait en être autrement...
La scène d'ouverture, abracadabrantesque, est réussie et donne le ton. S'ensuit une première partie qui nous permet de faire connaissance avec les nouveaux personnages, et faire le lien avec l'opus précédent : l'action se déroule 8 ans après The Dark Knight. Tout au long du film, quelques flashbacks permettent de faire le lien avec les deux premiers opus, ce qui fait des trois films une vraie trilogie cohérente. Ensuite, le film devient sombre, très sombre, avec le chaos semé par Bane à Gotham. Les scènes d'action s'enchaînent, spectaculaires, et le film est maîtrisé d'une main de maître par Christopher Nolan, jusqu'à une fin plutôt habile. 
Bane est quand même un bon méchant, même s'il n'atteint pas le génie du Joker de Heath Ledger. Christian Bale est toujours convaincant en Bruce Wayne / Batman, notamment au début du film, dans un Bruce Wayne au fond du trou. Et il y a des seconds rôles intéressants, auxquels le film parvient à donner une certaine épaisseur, avec une mention spéciale pour la Catwoman d'Anne Hathaway. 
Bien-sûr, il y a des invraisemblances (la façon dont est guérie la colonne vertébrale de Bruce Wayne !) : mais bon, c'est un fim de super-héros ! On ne boudera pas notre plaisir !
Peu importe de savoir si le troisième film est meilleur ou moins bon que le précédent, le Batman de Nolan doit s'apprécier dans son ensemble. Car The Dark Knight Rises n'est pas seulement un troisième Batman mais l'ultime opus d'une trilogie qui fera date. 

samedi 2 juin 2012

Prometheus : préquelle réussie, magistralement mise en image !

Le risque, quand on attend autant un film, c'est d'être déçu ! Eh bien, ce n'est pas le cas du tout en ce qui me concerne.
Les premières minutes du film sont formidables. Déjà le générique donne le ton, et puis il y a la découverte archéologique, la visite du Prometheus, l'arrivée à destination, l'atterissage du vaisseau sur la planète. Magistral.
La suite, et surtout la fin, sont un peu plus conventionnels. Mais on retrouve les codes de ce genre de film, parfaitement maîtrisés (la tension, les secrets qu'on devine, quelques scènes gores...). 
Mais surtout, Prometheus est une vrai préquelle d'Alien. Et pas seulement pour l'origine de la bête. Il y a plein de choses qui s'expliquent, d'autres qui restent mystérieuses, et de nouvelles questions qui apparaissent. Il manque donc quelques pièces du puzzle, et heureusement ! D'ailleurs, on ne peut pas s'empêcher, à la fin du film, d'essayer de les reconstituer... et d'avoir envie de revoir Alien pour le décrypter différemment. La fin ouverte pourrait même laisser entendre qu'une suite est possible... 
La question de l'origine de l'humanité permet d'évoquer des questions existentielles. Même siPrometheus est avant tout un film de genre et un divertissement qui fait peur ! Il y a quand même un traitement plutôt intéressant du thème de la foi, très présent tout au long du film. 
Bref, Prometheus tient ses promesses : le retour de Ridley Scott à la SF est une belle réussite. La mythologie d'Alien prend de l'épaisseur, et surtout la grande force du film est son univers visuel, vraiment impressionnant !

dimanche 29 avril 2012

Avengers : des super-héros pour de la super-action !

J'avais hâte de voir Avengers et retrouver, ensemble, Captain America, Hulk, Iron Man, Thor et les autres ! J'attendais d'en prendre plein les yeux et je n'ai pas été déçu. Le film peine quand même un peu à démarrer... Dans les premières minutes, ont fait la connaissance des personnages, enfin surtout pour ceux qui n'ont pas vu les films qui leur étaient consacrés... La meilleure scène est sans doute celle avec Black Widow. Ensuite, les choses s'accélèrent, avec beaucoup d'action, de l'humour plutôt bienvenue, jusqu'au déchaînement cataclysmique de l'affrontement final, un morceau de bravoure qui en met plein les mirettes. Bref, le film a tout ce qu'on attend d'un blockbuster familial : du grand spectacle divertissant. Avec, en bonus au milieu du générique de fin, le visage du futur grand méchant pour un prochain film... Un petit bémol : comme très souvent, la 3D ne sert à rien, sinon augmenter le prix du billet !

mercredi 7 mars 2012

La gloire de Rome : du tout bon !

"La gloire de Rome" est un jeu de cartes qui doit s'apprivoiser. Au début, c'est un peu déroutant : chaque carte peut être utilisée de différentes façons : ressource, bâtiment ou personnage. Mais après quelques tours de jeu, on a pris le pli et le jeu est très fluide. On choisit un rôle avec une carte de notre main et les autres joueurs peuvent suivre (avec une carte de leur main ou leurs clientèle) ou non. Chaque personnage joué nous permet de récolter des ressources, construire des bâtiments, augemnter sa clientèle, vendre des matériaux...
Tout est question de timing. Dans un premier temps, il faut bien choisir les bâtiments à construire (et essayer de trouver la combo qui tue) et s'assurer une clientèle qui va booster vos actions. Ensuite, trouver le bon moment pour commencer à accumuler les points de victoire en vendant ses marchandises. Si on démarre trop tôt on va plafonner et se faire déborder par les autres joueurs, si on attend trop on ne pourra pas rattraper celui qui aura choisi le bon timing. Parce que la fin du jeu peut arriver plus vite qu'on ne le pense puisqu'on arrête immédiatement lorsque le dernier chantier est commencé (et pas forcément fini !). 
Une bonne interaction entre les joueurs, des tours de jeu rapides, des cartes de qualité (moi j'aime bien les illustrations genre BD), un petit goût de "Race for the Galaxy"... La gloire de Rome est un très bon jeu ! D'ailleurs, il vient de recevoir le Swiss Gamers Award (le prix du meilleur jeu suisse, quoi...). 

mardi 28 février 2012

Chronicle : des super-héros pas comme les autres pour un film pas comme les autres

Chronicle n'est pas vraiment un film de super-héros. Certes, les héros du film ont des super-pouvoirs. Mais ici, on est aux antipodes des super-héros en costumes ridicules de chez Marvel. Les héros sont des ados de base. Ils découvrent leurs pouvoir par hasard, et les utilisent pour faire des bêtises d'ados, jusqu'à ce que tout bascule et que se pose la question des limites à définir... ou pas.
Ce n'est pas la première fois qu'un film est tourné exclusivement en caméra subjective. Mais, contrairement à Cloverfield par exemple, où tout est filmé par le biais d'une seule caméra, ici, l'action est captée par plusieurs caméras : celle d'Andrew, un ado asocial dont la mère est en fin de vie et le père alcolique et violent, celle d'Ashley, un fille qui filme sa vie pour son blog, mais aussi des caméras de surveillance... Il manque donc quelques pièces au puzzle mais c'est volontaire et ça ne nuit pas du tout à la cohérence du scénario. Au contraire, cela crée un sentiment d'urgence, d'insécurité, de stress.
Même si les effets spéciaux sont très réussis et l'affrontement final très spectaculaire, c'est avant tout dans la façon d'aborder des thèmes comme l'amitié, le besoin de reconnaissance, l'omniprésence des images et le besoin de se mettre en scène, que le film est vraiment intéressant. 
Pour un premier film d'un jeune réalisateur de 26 ans, Josh Trank, c'est une vraie réussite. Nul doute qu'on entendra encore parler de lui...