Shrinking est l’exemple parfait de ce que peut être une série feel-good réussie. Pour rappel, Bill Lawrence, le créateur de la série, est aussi celui de Ted Lasso (et aussi de Rooster, sa nouvelle série en cours).
Il s'agit d'une série chorale autour de trois personnages principaux, qui partagent le même cabinet de psychothérapie : Jimmy qui a perdu sa femme, Tia, dans un accident de voiture, Gaby qui était la meilleure amie de Tia et Paul, leur mentor, qui est par ailleurs atteint de la maladie de Parkinson. A cela vient s’ajouter toute une galerie de personnages, souvent hauts en couleur, qui gravitent autour d’eux.
L’optique de la série, qui fait toute sa saveur, est d’aborder des sujets graves avec légèreté. Il est en effet question de deuil, de maladie, de reconstruction, de pardon, de solitude, mais aussi d’amour et d’amitié, d’engagement, de fidélité, de parentalité… le tout en tenant compte de toutes les formes modernes de couples et de famille.
Il y a, par ailleurs, beaucoup d’humour, grâce à des dialogues très bien écrits. Et le récit intègre plusieurs touches d’émotion, pleinement assumée… c’est évidemment le cas du dernier épisode de cette saison 3, devant lequel on peut difficilement retenir une petite larme.
Et puis le casting est parfait. Avec un excellent Jason Siegel dans le rôle de Jimmy, et Harrison Ford dans un rôle en or, celui du bougon Paul. Le reste du casting, avec des acteurs plus ou moins connus, est au diapason. A noter, pour cette saison 3, les quelques apparitions très touchantes et drôles de Michael J. Fox, lui-même atteint de Parkinson comme on le sait.
Le message se veut définitivement positif. Dans une série feel-good, tout, ou presque, finit par s’arranger. Et alors ? C’est le propre du genre. Et c’est pour cela que ça fait du bien ! Ça ne veut pas dire pour autant que les sujets sérieux voire graves ne sont pas traités avec justesse. En tout cas, je trouve que Shrinking y parvient vraiment bien.
Et puis, à force, on s’attache à ces personnages. A l’origine, la série était prévue pour durer trois saisons. Et c’est vrai que le final clôt bien des arcs narratifs… mais il laisse aussi des portes ouvertes sur des suites possibles. Et j’avoue ne pas être mécontent qu’une quatrième saison est déjà prévue !
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