lundi 11 mai 2020

The Eddy : pour l'amour du jazz


The Eddy, c’est le nom d’un club de jazz à Paris, tenu par Elliot, autrefois célèbre pianiste new-yorkais, et son associé Farid. Tandis qu’Elliot découvre que Farid est sans doute impliqué dans une affaire douteuse, dont même Amira, la femme de Farid, ne savait rien, sa fille Julie, une adolescente perturbée, débarque à Paris pour vivre chez son père. Eliott va devoir gérer ses relations difficiles avec sa fille tout en essayant de sauver le club…  

Produit notamment par Damien Chazelle (La La Land, Whiplash), la série compte 8 épisodes d’une heure environ, dirigés par plusieurs réalisateurs. Damien Chazelle lui-même réalise les deux premiers (qu’il a tournés en 35 mm !). Et il faut dire que le premier épisode est assez exceptionnel. Tout commence par un formidable plan séquence : l’immersion est immédiate dans le club de jazz. La suite de l’épisode est bien construite, rythmée, libre. On découvre les protagonistes et les enjeux de l’histoire. Et puis il y a la musique, le jazz ! On est tenu en haleine jusqu’au rebondissement, inattendu, à la fin de l’épisode. Vraiment excellent !

Après, il ne faut pas se mentir, la série perd en intensité... L'intrigue policière en fil rouge est presque un prétexte (en tout cas elle ne passionne guère), celle autour de la relation difficile entre Eliott et sa fille adolescente l'est un peu moins… Mais l'intérêt de la série est ailleurs. C’est le jazz ! Et pour plusieurs raisons. Pour la musique d’abord, avec de supers musiciens. Les scènes musicales sont clairement les moments forts de la série, non seulement pour la musique elle-même mais aussi pour la façon dont elle est filmée. Pour le découpage de la série ensuite, chaque épisode étant centré sur un personnage en particulier, qui a droit ainsi à sa partie solo. Et là, avouons que c’est un peu inégal, parce que les personnages sont plus ou moins intéressants, parce que les acteurs sont plus ou moins bons. Et enfin pour une certaine liberté dans la façon de raconter l'histoire, qui n’est pas sans évoquer une improvisation. 

Tout n’est pas parfait dans The Eddy, loin de là. Mais la série mérite d’être vue, pour son premier épisode génial, pour les quelques moments de grâce qu’elle nous réserve ensuite (comme la fin de l’épisode 3 ou du dernier épisode), et surtout pour sa musique (à entendre et à voir) ! 

----------
The Eddy, une mini-série de 8 épisode d'une heure, disponible sur Netflix. 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Un commentaire ?