lundi 24 avril 2017

Cessez le feu : drame poignant sur les traumatismes de la guerre

En 1923, Georges rentre en France après un séjour de quatre ans en Afrique, où il menait une vie nomade et aventureuse, fuyant les souvenirs de la guerre. Il retrouve sa mère et Marcel, son frère, qui n'a plus dit un mot depuis son retour de la guerre. Georges rencontre Hélène, qui enseigne la langue des signes à son frère, et une relation amoureuse se noue entre eux. 

Le film est de facture classique mais ne manque pas de souffle. La scène d'ouverture, véritable plongée dans l'horreur des tranchées, est très impressionnante et permet d'imaginer ce que pouvaient être les traumatismes laissés par une telle expérience. Et c'est la question du retour de la guerre que traite la suite du film, à travers la double trajectoire des deux frères, leur façon de gérer leurs traumatismes, leurs fantômes, leurs secrets... Mais peut-on vraiment survivre à l'horreur de la guerre ?

Drame poignant, Cessez le feu est un très joli premier film pour Emmanuel Courcol, porté par les très belles interprétations de Romain Duris, Grégory Gadebois et Céline Sallette. 


mercredi 12 avril 2017

L'homme aux mille visages : un thriller politique complexe et passionnant

Francisco Paesa est un ancien agent secret espagnol. Il accepte d'aider Luis Roldán, ancien directeur de la Guardia Civil, poursuivi pour avoir escroqué le gouvernement, dans une affaire de détournement d'argent qui risque de provoquer un scandale d'Etat. Paesa va en profiter pour se venger du gouvernement qui l'a trahi par le passé...

Bien qu'inspiré de faits réels des années 90, le film annonce la couleur dès la séquence d'ouverture où le narrateur affirme qu'il y aura, comme dans toute histoire vraie, des mensonges... Rien n'est donc sûr dans cette histoire, comme le héros de l'histoire, ambigu jusqu'au bout.

Après l'excellent et trouble La Isla Minima, Roberto Rodriguez signe un passionnant thriller politique à l'intrigue complexe. Il faut s'accrocher (on est un peu perdu au début) mais ça en vaut la peine ! Politique, argent, escrocs, arnaque de grande échelle : un cocktail détonnant pour un film à la réalisation brillante, labyrinthique et nerveuse.

lundi 3 avril 2017

Ghost in the Shell : une grosse claque visuelle

Le Major est unique en son genre. Rescapée d'un terrible accident, seul son cerveau a été sauvé et on l'a implanté dans le corps d'un robot, faisant d'elle une arme redoutable. Elle doit affronter Kuze, qui parvient à hacker l'esprit d'humains et s'attaque à Hanka, la manufacture de robots. Mais au fil de son enquête, le Major se demande si on ne lui a pas menti sur son passé. En quête de vérité, sur elle-même et sur ses employeurs, elle est décidée à aller jusqu'au bout.

Adaptation d'un manga culte (que je ne connais pas...), Ghost in the Shell est d'abord une grosse claque visuelle. Le film se situe clairement dans un univers visuel hérité de Blade Runner, avec les moyens technologiques d'aujourd'hui. On se retrouve dans un monde où la technologie est omniprésente, où les humains sont augmentés par divers implants cybernétiques, un monde inquiétant, hyper-connecté, où humains et robots coexistent. Cet univers visuel bluffant est la grande force du film.

Pour le reste, le film est efficace, avec des scènes d'action spectaculaires. On peut, évidement, regretter que la dimension philosophique soit juste effleurée, notamment autour de thématiques comme le transhumanisme, la place de la technologie, des réseaux d'information et leur impact sur la liberté. C'est un film grand public... Mais le plaisir visuel est vraiment là.

Scarlett Johansson est parfaite dans le rôle du Major. Autour d'elle, le casting est intéressant, en particulier avec la présence de Takeshi Kitano. A noter également une excellente musique électro signée Clint Mansell (compositeurs des musiques de films de Darren Aronofsky).

Au final, Ghost in the Shell est donc un bon film SF, visuellement impressionnant.

samedi 1 avril 2017

Power Rangers : le chef d'oeuvre inattendu

Un peu par hasard, je me suis retrouvé hier soir à l'avant-première du film Power Rangers. Je m'attendais à un film d'action sans intérêt au scénario convenu... mais quelle surprise ! Ce fut un vrai choc cinématographique dont je ne me suis pas encore remis ! Ce film est la rencontre idéale, inespérée, entre le blockbuster hollywoodien et le film d'auteur exigeant voire avant-gardiste.

L'action (sans débauche d'effets spéciaux, un peu à la Jean-Luc Godard) est au service d'une intrigue passionnante et originale, à l'évidente portée symbolique et philosophique (et même spirituelle : en comparaison, Silence de Scorsese est relégué au rang d'une simple comédie romantique mièvre !). Le film bénéficie d'un scénario d'une grande force, qui fait la part belle à des dialogues de haute volée, agrémentés de traits d'humour d'une grande finesse (il y a du Woody Allen des grandes années dans ce film !). Quant aux personnages, ils ont une profondeur psychologique sidérante (jusque dans les rôles secondaires !). Un vrai travail d'orfèvre qui laisse sans voix. On ressort l'âme grandie de la salle de cinéma, avec la certitude rare d'avoir assisté à un spectacle total, tant pour les yeux que pour l'esprit.

Seul petit bémol : la scène bonus à la fin du générique. On y retrouve les Power Rangers au bord d'une rivière. Ils sont hilares et dégustent du poisson rôti. En plein mois d'avril.... allez savoir pourquoi !

lundi 27 mars 2017

Quelques pensées loufoques

Hier, de retour d'un déplacement, dans le train, je me suis amusé avec les mots... pour passer le temps. Et je me suis pris au jeu ! Il en est sorti quelques pensées doucement loufoques (en écho au maître du genre, Pierre Dac, dont je suis un grand fan). Elles m'ont fait sourire...

Voici donc quelques pensées de mon cru !

Pensées sur la faune et la flore :

- Un éléphant doit ouvrir l'oeil s'il veut ivoire quelque chose !
- Un arbre aux racines carrées pourrait-il croître de façon exponentielle ?
- Une girafe qui n'est pas dans le coup, c'est moche !
- Un pin parasol se ferme-t-il en cas de mauvais temps ou se transforme-t-il en pin parapluie ?

Quelques conseils :

- Les concerts d'ogre, ce n'est pas pour les enfants !
- Quand on n'a pas les yeux en face des trous, on devrait mettre ses lunettes sur le front !
- Attention : les pruneaux d'à jeun ne se mangent qu'au petit déjeuner !
- Pendant les soldes, achetez un chat à prix dégriffé !

Pensées philosophico-religieuses :

- Un lait pasteurisé est-il forcément protestant ?
- Après l'office du soir, la meilleure boisson est sans doute un thé de menthe religieuse !
- Il n'y a pas de fumée sans feu. Sauf pour le saumon. Et la moquette.

Et pour finir, une pensée romantique...

- L'amour flou, c'est quand on est vraiment troublé...